L’Univers pourrait être plein de mondes habitables qui n’ont pas de soleil

de | 4 janvier 2018

plein de mondes habitables

Image crédit : Pixabay

L’Univers pourrait avoir de très nombreux mondes habitables qui n’ont pas de soleil

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers !

C’est le constat des observations effectuées depuis ces 15 dernières années. L’astronomie a fait une découverte majeure : il y a 9 milliards de planètes habitables dans notre galaxie (Sciences et Vie février 2015). D’après les observations et la méthode de comptage par échantillonnage, les statistiques sont formelles : le nombre de planètes habitables est colossal. Et ça, ça change tout !

Il a également été théorisé qu’un monde pourrait être habitable même s’il ne tourne pas autour d’une étoile. Après l’expulsion des lunes des systèmes solaires, les lunes et les planètes pourraient être assez proches pour créer un réchauffement de la marée, rendant potentiellement une lune habitable.

Une recherche rapporte qu’il pourrait y avoir entre 2 et 200 milliards d’exolunes errantes dans la galaxie, victimes de l’attraction gravitationnelle de planètes gazeuses géantes. Privées de leur étoile, certaines pourraient même encore être habitables.

Lorsque nous pensons à des exoplanètes qui pourraient être habitables, une image vient à l’esprit : une planète rocheuse orbitant autour d’une étoile à une distance lui permettant de maintenir de l’eau liquide à la surface proche de notre planète.

Cependant, des études suggèrent que des lunes éjectées de leur système, loin de toute étoile, pourraient aussi remplir les conditions nécessaires au développement de la vie.

Il pourrait en effet y avoir dans l’Univers des milliards d’anciennes lunes qui faisaient autrefois partie de systèmes planétaires, mais qui maintenant errent seules et estropiées, victimes de l’attraction gravitationnelle de planètes massives – environ cinq fois plus que la Terre – en orbite autour de leur étoile.

Beaucoup d’exoplanètes géantes présentent en effet de violentes instabilités gravitationnelles. Ces planètes, dans un premier temps formées sur des orbites quasi circulaires, accumulent de petites perturbations gravitationnelles qui vont au final venir perturber les orbites. Certaines géantes se rapprochent alors les unes des autres, et l’une d’elles se retrouve parfois éjectée du système planétaire.

Des scientifiques dirigé par Yu-Cian Hong de l’Université Cornell de New York et Sean Raymond du Centre national français de recherche scientifique à Paris, s’est appuyé sur des simulations pour tester la relation entre des planètes nouvellement formées et leurs lunes. Il s’est avéré que le chaos étant, les ex-lunes sont la plupart du temps éjectées de leur système tandis que les planètes ne sont qu’aux premiers stades de leur formation. Plus précisément, les chercheurs ont découvert que dans des environnements chaotiques, 80 à 90 % des lunes primordiales sont généralement projetées dans l’espace interstellaire. Pour chaque étoile de la Voie lactée, il pourrait y avoir entre 1 et 100 de ces lunes « vagabondes ». Considérant le nombre d’étoiles présentes dans la Galaxie, environ 200 milliards, cela fait donc un nombre d’exolunes vagabondes compris entre 2 et 200 milliards.

Les chercheurs notent par ailleurs que les lunes les plus proches de leurs planètes peuvent, une fois éjectées, se maintenir près de ces dernières. Nous savons déjà que les planètes errantes pourraient potentiellement abriter la vie par une activité volcanique. Ces travaux suggèrent que le fait d’avoir une lune en orbite serrée peut également aider. Lunes et planètes peuvent en effet se rapprocher suffisamment pour devenir non seulement plus stables, mais aussi pour augmenter le réchauffement par la gravité. Ce « chauffage » peut ainsi rendre les lunes errantes étonnamment habitables, même si elles ne sont pas en orbite autour d’une étoile.

Bien qu’il nous soit surement impossible – pour l’instant – de les détecter, il semblerait que des milliards de mondes inexplorés pourraient potentiellement abriter la vie.

Cependant seule l’eau liquide permet à la vie d’exister sous la forme que nous lui connaissons.

Ces conditions physico-chimiques sont un préalable indispensable à l’émergence de la vie. Toutefois, ce n’est pas parce qu’une planète répond à ces critères qu’elle abrite pour autant une vie extraterrestre.

« L’Univers n’est pas forcément rempli d’alien avec une intelligence semblable à la nôtre, capable de construire des radiotélescopes ou des vaisseaux spatiaux analyse Charley Lineweaver, l’un des auteurs de la publication citée dans Sciences et Vie février 2015 . Si tel était le cas, nous aurions sans doute eu vent de leur existence. Il est possible qu’il y ait d’autres goulets d’étranglement à l’émergence de la vie, à moins que ces civilisations intelligentes n’aient évolué puis disparu » commente-t-il dans un article d’analyse.

Source :  futurism.com via: sciencepost.fr

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