5 façons éloquentes d’aider une personne qui souffre d’une détresse émotionnelle

de | 5 septembre 2017
5 façons éloquentes d'aider une personne qui souffre d'une détresse émotionnelle

5 façons éloquentes d’aider une personne qui souffre d’une détresse émotionnelle

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5 façons éloquentes d’aider une personne qui souffre d’une détresse émotionnelle

Faire face à notre propre souffrance physique et émotionnelle peut s’avérer difficile, mais répondre à la douleur des autres peut être écrasant. Être témoin ou entendre parler des blessures physiques retient notre attention sur notre vulnérabilité et nous rappelle que notre corps n’est pas invincible. Bien que les fractures osseuses et les plaies puissent nous affaiblir, nous savons que nous pouvons faire quelque chose pour y remédier, qu’il s’agisse des premiers soins, de trouver de l’aide ou d’appeler les urgences.

Il y a une règle à retenir lorsqu’il s’agit d’aider ceux qui souffrent d’une détresse émotionnelle fondée plus sur les valeurs et le style personnel et moins par des règles et des procédures.

Certains s’empressent d’aider, et confondent souvent « réparer » avec « aider ». D’autres s’empressent de filer comme le vent, en espérant qu’ils ne seront pas sollicités; tandis que d’autres restent là paralysés et impuissants en supposant qu’ils n’ont pas les compétences nécessaires pour aider la personne concernée.

Notre capacité à encaisser la douleur d’autrui peut varier, mais nous avons tous quelque chose à offrir malgré nos différences. Le moyen le plus efficace d’apporter de l’aide est d’être honnête sur ce que nous pouvons offrir et d’entretenir des liens en utilisant les stratégies suivantes.

5 façons éloquentes d’aider une personne qui souffre d’une détresse émotionnelle :

1. Demandez à la personne concernée de quoi elle a besoin.

Même si vous pensez qu’un bon repas s’impose, proposer une heure de baby-sitting pourrait être plus apprécié. Ou, vous pouvez supposer que la personne veut partager ses sentiments, alors qu’en réalité, elle préférerait juste parler d’autre chose. En fait, elle préférerait ne pas avoir de conversation, et voudrait juste profiter de votre présence. Il/elle préférerait peut-être juste être seul/e. Demander, et ne pas supposer, est le seul moyen de savoir.

2. Donnez des conseils uniquement lorsqu’on vous en demande.

Un conseil est toujours apprécié lorsqu’il est demandé, mais les commentaires non sollicités peuvent être notre manière de fermer la porte à l’autre afin d’éviter notre propre inconfort. Les gens qui se sentent blessés veulent savoir qu’ils ne sont pas seuls dans cette épreuve, et que quelqu’un comprend l’étendue de leur expérience. Offrir des réponses faciles peut donner l’impression à l’autre d’être seul, invisible et de ne pas être écouté.

3. Proposez des orientations et des suggestions.

Bien que cela soit logique sur le coup, suggérer des solutions rapides telles que l’adoption d’un chien, un voyage en croisière, ou l’inscription sur des sites de rencontres n’accélérera pas le processus de rétablissement de la personne. Si on vous le demande, faites des recommandations de professionnel qui peuvent directement traiter le problème.

4. Laissez la personne ressentir sa douleur.

Blâmer une personne, faire remarquer qu’il existe pire comme situation, ou juger l’ampleur de sa perte ne contribuera pas à sa guérison. Une femme qui vient de faire une fausse couche n’a pas besoin d’entendre qu’il y aura plusieurs autres occasions d’avoir un enfant dans l’avenir, et une personne qui a le coeur brisé pas n’a pas besoin d’être informée qu’elle rencontrera son âme soeur au moment où elle s’y attendra le moins.

5. Soyez attentif à votre comportement.

Nous pouvons apprendre tant de choses sur nous-même juste en étant attentif à la façon dont nous aidons les autres. Offrir des solutions rapides ou faire remarquer les aspects positifs est moins susceptible de fournir un réconfort, et est probablement plus une affirmation sur notre façon de soulager notre propre douleur. L’écoute active, plutôt que la résolution active, nous apprend à accepter les limites de notre pouvoir. Une connexion empathique pendant un moment difficile ne nécessite pas de mots ou de compétences spéciales. La présence authentique et le désir d’être présent sont plus que suffisants.

Il n’y a aucun mal à avoir des limites. Que nous soyons la personne qui souffre ou qui a besoin d’aide, nous sommes tous confrontés à la réalité qu’il n’existe pas de solutions précises pour résoudre la douleur émotionnelle. Il n’existe pas de pansement pour faire cesser les larmes, ni de méthode pour soigner une blessure psychique, ou le chagrin. Ce que nous avons est notre présence, et en écoutant les besoins de la souffrance, nous offrons une connexion puissante.

 

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