cornaline

Connue sous le nom de pierre du chanteur, la cornaline est une pierre chaude et vibrante.

Et elle renforce la confiance et le pouvoir de la véritable expression. Créée à partir du quartz microcristallin le plus répandu, cette version lumineuse et gaie de la calcédoine tire ses taches, bandes et rayures marron et rouge orange des impuretés de fer, lui donnant un aspect parfait après polissage.

Étymologie du mot « Cornaline »

L’explication traditionnelle est que la cornaline tiendrait son nom du fruit rougeâtre du cornouiller, le cornel. Cet arbuste, de la famille des plantes des cornacées, pousse à l’état naturel à la lisière des forêts et dans les haies des pays de la Méditerranée orientale. L’origine latine du cornouiller est corneolus («apparence de la corne») en référence à la dureté de son noyau.

Une interprétation moins fréquente, mais probablement plus précise, indique que la cornaline provient de carneolus (aspect de la chair) en se référant à sa teinte rouge pâle.

Le mot cornaline vient probablement du moyen âge. À cette époque, la langue utilisée par les érudits était le latin médiéval, une forme dérivée du latin classique. La forme cornéolus se trouve le plus souvent dans les anciens lapidaires, et les formes francisées deviennent cornéol, puis corneline.

Provenances de la cornaline

Les plus célèbres cornalines viennent d’Inde, principalement de la région de Pune. D’autres sites d’extraction se trouvent au Brésil, au Pérou, en Uruguay, aux États-Unis (dans l’État de Washington), au Mali, en Écosse, en Islande et en Roumanie.

Caractéristiques minéralogiques de la cornaline

La cornaline appartient à la famille des calcédoines comme les agates, le jaspe, l’onyx, la sardoine, l’héliotrope ou la chrysoprase. Ce quartz, souvent de couleur vive, est se compose principalement de silice et d’oxyde d’aluminium.

La cornaline se forme généralement à basse température dans les cavités volcaniques. Principalement composée de microcristaux agglomérés en masses arrondies, on peut également l’observer sous forme de veines traversant d’autres cristaux. L’intensité de la teinte peut varier du rouge sang, au roux orange.

cornaline

Confusions possibles

La confusion avec la sardoine est très fréquente car elle lui ressemble beaucoup. Cependant, la sardoine présente un aspect moins translucide et une coloration plus brune. La pulpe de cornaline est également plus fine que celle des agates et n’a généralement pas de zonage prononcé. Cet aspect unifié la différencie également du jaspe.

La cornaline à travers l’histoire

La cornaline dans l’Antiquité

Les premiers témoignages concrets viennent de Mésopotamie. Ils remontent à environ 2700 avant JC. Les restes de la reine Pu-abi ont été trouvés dans les tombeaux de l’ancienne ville d’Ur. Elle porte d’innombrables colliers et une coiffe en lapis-lazuli et en cornaline en or .

Des fouilles dans une tombe voisine ont révélé une sorte de petit coffre. Décoré de frises d’aventures guerrières, on voit des personnages et des chevaux en ivoire et nacre rehaussés de cornaline rouge indienne. On peut le voir au British Museum de Londres.

Le Cabinet des Médailles à Paris a une minuscule cornaline de l’ancienne civilisation crétoise minoenne. Datant du deuxième millénaire avant notre ère, il représente un aigle enlevant un héron.

Voir aussi :

L’oeil de tigre est la pierre idéale pour définir ses intentions

En Egypte, la cornaline protège le pharaon et les dieux solaires.

Nous trouvons fréquemment cette pierre sacrée dans des ornements royaux.

Le Musée départemental Arles Antique possède un joyau représentant cette tendance, sous la forme d’un faucon à tête de bélier recouvert d’un cloisonné de pierres précieuses multicolores. Les plumes rouges sont en cornaline. Cet oiseau fabuleux date de 1550 av. JC. Auguste Mariette l’a découvert au 19ème siècle lors de fouilles dans les tombeaux des taureaux sacrés de Saqqarah.

La lithothérapie égyptienne utilise également la cornaline à des fins curatives, ce qui ne semble pas être le cas des Grecs et des Romains. Il s’agit cependant de l’une des pierres les plus appréciées.

Pline l’Ancien rapporte que les cornalines les plus pures ont «une figure de cœur». Ce sont des pierres mâles des carrières de l’ancienne Babylone, déjà en ruines au Ier siècle de notre ère. Elle vient également d’Inde, de Ceylan, d’Arabie et de Paros et Assos en Grèce. Celles-ci, décrites comme des femelles, ont souvent des « tons de miel ou de terre cuite » beaucoup moins estimés.

Les Romains placent sous la cornaline un peu terne, une mince feuille d’or ou d’argent pour rehausser leur couleur comme on le pratique encore aujourd’hui. Outre la fabrication de bijoux et de petits objets variés, la matière fine de la cornaline permet de belles réalisations de camées colorés.

La cornaline au Moyen Âge

En Orient, ses propriétés toniques et astringentes sont couramment utilisées. Les Chinois exploitent une autre qualité de la cornaline: sa résistance à la chaleur du four. Ils mélangent de la poudre de cornaline appelée «ma-nao» avec de l’oxyde de cuivre afin d’obtenir un rouge puissant pour émailler la porcelaine fine.

Découvrez : La turquoise, une pierre précieuse qui possède des propriétés curatives et protectrices

La cornaline à la Renaissance

Deux types de cornaline sont décrits: la cornaline rouge vif, appelée «vieux rocher», qui vient d’Orient. L’autre, plus ordinaire, la «rouge cinabre», se trouve couramment en Allemagne, près du Rhin ou en Italie. Un érudit, Anselme Boethius Boot distingue un troisième type, très pâle, jaune orangé.

Les artistes de la Renaissance gravent la cornaline avec une grande habileté. Le Cabinet des Médailles conserve le fameux «sceau de Michel-Ange» qui aurait appartenu à l’artiste avant de rejoindre la collection des rois de France.

C’est une cornaline de 3,5 x 2,5 cm reproduisant une scène de récolte finement détaillée, avec quinze personnages et animaux divers. On a longtemps pensé, comme l’égyptologue Auguste Mariette, que ce travail parfaitement exécuté remontait à l’Antiquité. En fait, ce serait un ami de Michelangelo qui aurait réalisé ce travail: Le célèbre graveur Pier-Maria de Pescia.

La cathédrale de Reims renferme un trésor très différent, mais son parcours et son histoire sont également intéressants. Il s’agit de la nef de Sainte-Ursule, navire d’or et d’argent, avec de la cornaline du Japon.

Son histoire commence en 1500, lorsque la ville de Tours l’offre à Anne de Bretagne. Plus tard, la reine en fait un objet de dévotion en ajoutant douze petites statuettes: une statuette en or représentant Sainte Ursule et onze statuettes de la sainte vierge en argent émaillé.

La nef appartenait alors à la reine Claude de France, puis à Henri II, qui l’avait fait réparer. En 1574, Henri III l’offre à la cathédrale de Reims lors de son couronnement. La nef de Sainte-Ursule est aujourd’hui visible au Palais du Tau situé près de la cathédrale.

La cornaline dans les temps modernes

Avec l’expansion du commerce, la cornaline perd une partie de sa rareté dans les pays occidentaux. À partir du XVIIe siècle, les fameuses pierres viennent principalement du Japon où elles subissent généralement un traitement pour améliorer leur couleur. Multicolores et souvent herborisées, les Chinois les apprécient particulièrement.

La cornaline devient une pierre semi-précieuse, très appréciée dans l’art des orfèvres et pour la création de petits objets décoratifs ou utiles tels que des tabatières.

Certains spécialistes s’intéressent aux cornalines imparfaites: irrégularités colorées, laiteuses ou croisées. Jean-Christian Kundmann, médecin naturaliste et antiquaire, donne le nom de «pierre de Saint-Etienne» à une cornaline blanchâtre tachée de sang rouge.

Dans la galerie des carrosses du château de Versailles, on peut admirer une somptueuse berline à quatre fenêtres et à l’intérieur capitonné de satin d’ivoire. Nommée «Cornaline», elle est utilisée pour le mariage de Napoléon Ier avec Marie-Louise. Elle accompagne d’autres voitures de cérémonie portant des noms précieux: Améthyste, Turquoise et Topaze.

Napoléon a aussi de vraies cornalines. Le musée de l’armée aux Invalides expose une lorgnette de gousset en cornaline, suspendue à une chaîne en or. L’empereur utilise ce télescope miniature dans toutes ses campagnes militaires.

Lire aussi : Quatre cristaux pour les âmes sensibles

Les vertus de la cornaline en lithothérapie

La cornaline symbolise le sang et la vitalité.

Elle a toujours eu des effets positifs et protecteurs, en particulier pour les femmes, les enfants et les personnes âgées.

Les avantages de la cornaline sur le psychisme et le relationnel

  • Restaure la vitalité et l’énergie
  • Transmet l’amour de la vie
  • Élimine la peur de la mort
  • Lutte contre les états apathiques et dépressifs
  • Favorise la résolution, le succès
  • Facilite l’adaptation à de nouvelles situations
  • Stimule la concentration et la méditation
  • Renforce la mémoire
  • Donne confiance aux timides
  • Encourage et stimule la parole
  • Augmente la résistance à l’adversité, les abus
  • Apaise la colère, le ressentiment et la jalousie
  • Maintient et stimule la créativité
  • Protège la maison
  • Les avantages de la cornaline contre les douleurs physiques
  • Arrête les saignements (de toutes origines)
  • Active la cicatrisation des plaies
  • Soulage les rhumatismes, l’arthrose
  • Calme la névralgie, les douleurs au bas du dos
  • Renforce le système circulatoire, le coeur
  • Purifie le sang, protège les reins
  • Soulage les maux d’estomac: coliques, colites, menstruations douloureuses
  • Facilite la digestion et le transit intestinal
  • Favorise l’épanouissement (lutte contre l’impuissance, frigidité)
  • Améliore la fertilité
  • Renforce les os et les ligaments

Découvrez également : Les cristaux et pierres les plus employés pour la protection et l’harmonisation de la maison

Romain Calisse toute reproduction interdite sans notre autorisation / Image crédit ( elle n’est pas libre de droit ) : depositphotos.com 

Lithothérapie : signification de la cornaline et ses propriétés curatives
5 (100%) 1 vote[s]