John Coltrane dessine une image illustrant les mathématiques de la musique

de | 20 mars 2018

John Coltrane dessine une image illustrant les mathématiques de la musique

Le physicien et saxophoniste Stephon Alexander a livré le fruit argumenté de ses réflexions et de ses connaissances dans de nombreuses conférences publiques et dans son livre « The Jazz of Physics » sur les caractères communs entre Albert Einstein et John Coltrane.

Voir le livre :The Jazz of Physics: The Secret Link Between Music and the Structure of the Universe

Stephon Alexander attire particulièrement notre attention sur le soi-disant « cercle Coltrane », qui ressemble à ce que tout musicien reconnaîtra comme étant « le cercle de la gamme par tons », mais integrant les propres innovations de Coltrane.

Il s’agit d’une étoile à cinq branches – le pentagramme. Coltrane a donné ce dessin au saxophoniste et professeur Yusef Lateef en 1967, qui a fait de cellui-ci son son texte fondateur, « Repository of Scales and Melodic Patterns ». Dans son autobiographie (The Gentle Giant: The Autobiography of Yusef Lateef ), Lateef décrit la musique de Coltrane comme un « voyage spirituel » qui « embrasse les préoccupations d’une riche tradition de la musique autophysiopsychique », Alexander voit là «le même principe géométrique qui a motivé la théorie quantique d’Einstein ».

John Coltrane dessine une image illustrant les mathématiques de la musique

L’ image illustrant les mathématiques de la musique

« Au coeur de ce cercle atteste une fois de plus sa conception mystique de la musique et sa connaissance de l’ésotérisme le plus vrai et le plus profond… » 

Aucune description ne semble hors de propos. Le musicien et blogueur Roel Hollander a dit un jour: Comme le disait Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain célèbre pour son style d’improvisation,

« tous les musiciens sont inconsciemment des mathématiciens. Des musiciens comme John Coltrane ont été parfaitement conscients des mathématiques de la musique et l’ont consciemment appliqué à leurs œuvres. »

Coltrane était également très conscient du travail d’Einstein et aimait souvent en parler. Le musicien David Amram se souvient du génie de « Giant Steps », disant qu’il « essayait de faire quelque chose comme ça dans la musique ».

Hollander a soigneusement disséqué les mathématiques de Coltrane dans deux essais théoriques, un sur « Music & Geometry» et l’autre sur « Tone Circle ». Coltrane lui-même avait peu de choses à dire publiquement sur le travail théorique intensif qu’il y avait derrière ses compositions les plus célèbres, parce qu’il estimait qu’elles parlaient d’elles-mêmes. Il préférait plutôt s’exprimer philosophiquement et mystiquement, en s’appuyant sur sa fascination pour la science et les traditions spirituelles de tout genre.

La poésie musicale de Coltrane a permis à de nombreux interprètes musicaux de regarder son Cercle sous plusieurs différentes perpectives, comme l’a pu constater le musicien de jazz Corey Mwamba lorsqu’il a officieusement sondé plusieurs autres musiciens sur les réseaux sociaux. Le clarinettiste Arun Ghosh, par exemple, voyait dans les « principes mathématiques » de Coltrane un « système musical lié au Divin ».

Lateef a avoué, qu’il se peut qu’il y en ait peu de gens qui comprennent aussi bien la méthode de Coltrane que lui. Il a étudié avec Coltrane pendant des années, et on se souvient aujourd’hui de lui comme un pair et même un mentor, en particulier pour sa musique du monde dont la perspective œcuménique est évidente.

Lateef a même fait valoir que le chef-d’œuvre de Coltrane « A Love Supreme », aurait pu être intitulé « Allah suprême » sans la peur du « contrecoup politique ». Certains peuvent trouver cette revendication tendancieuse, mais ce que nous pouvons observer dans la théorie musicale de Coltrane, si bien imagée dans le dessin ci-dessus, est que sa connaissance des « structures de la musique » était autant pour lui une découverte scientifique qu’une expérience spirituelle. Ces deux étaient pour lui des processus intuitifs qui ont « vu le jour » dans l’esprit du musicien à travers l’inattention de l’esprit, écrit Lateef.

Coltrane était pentalogiquement un type 32/5, logiquement attiré par les connaissances approfondies dans les domaines occultes…

Regardez la bande-annonce de Chasing Trane ci-dessous:

Sources : www.openculture.com/et /www.openculture.com/

2 réflexions au sujet de « John Coltrane dessine une image illustrant les mathématiques de la musique »

  1. Stef

    À écouter sans modération Say it and Say it over et sentimental mood avec Ellington pour ressentir toute la dimension physique de Coltrane je viens de comprendre pourquoi sa musique me bouleverse autant…

    Répondre

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