DES ÉTUDES MONTRENT COMMENT VOUS POUVEZ RÉELLEMENT MOURIR D’UN CŒUR BRISÉ

de | 4 août 2016

CŒUR BRISÉ

DES ÉTUDES MONTRENT COMMENT VOUS POUVEZ RÉELLEMENT MOURIR D’UN CŒUR BRISÉ

Quand vous pensez à un cœur brisé, vous pouvez imaginer des larmes, de la tristesse, la perte et tous les sentiments qui vont avec. Cependant ce que nous avons tendance à négliger, ce sont les conséquences cardiaques sur nos cœurs physiques.

La perte d’un être cher par la mort ou rompre avec quelqu’un peut être si émotionnellement dévastateur, que cela peut conduire au syndrome du cœur brisé.

En 2011, des chercheurs à l’université d’Harvard et de Yamanashi ont compilé les résultats de quinze études différentes, portant sur 2,2 millions de personnes en tout. Conclusion: +41% de risque de mourir si vous venez de perdre votre époux(se). Et le syndrome du cœur brisé ne se préoccupe de votre âge – cette estimation vaut pour les moins de 65 ans comme pour les plus âgés.

Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine , cette condition du rythme cardiaque démontre maintenant que vous pouvez réellement mourir d’un cœur brisé, connu sous le nom de « cardiomyopathie de stress ».

La première étude d’envergure à l’échelle internationale issue de renseignements pertinents, après sa description initiale:  » Takotsubo cardiomyopathie  » ( du nom d’un piège à poulpes qui ressemble à la forme modifiée du cœur après un événement stressant) a été faites par des chercheurs au Japon en 1990.

L’étude a montré que 27.7% des 1750 personnes testées avaient été suscitées par des circonstances émotionnelles, et que 36% avaient développés ce problème en raison des symptômes physiques.

« Cette condition était considérée comme une maladie bénigne, mais c’est en fait une maladie mortelle », a déclaré l’auteur de l’étude Dr Jelena Ghadri de l’hôpital universitaire à Zurich (en Suisse).

« C’est un syndrome d’insuffisance cardiaque aiguë associé à une morbidité et une mortalité importante. »


Parmi les 1750 patients qui avaient été testés (dont 90% étaient des femmes), les conditions avaient tué un plus large pourcentage d’hommes(13%) que de femmes.

L’étude a également confirmé que les patients qui avaient souffert d’un stress cardiomyopathie, étaient plus susceptibles d’avoir des antécédents de problèmes neurologiques ou psychologiques ainsi que d’autres irrégularités cardiaques par rapport à ceux qui affichaient des symptômes similaires mais n’avaient pas eu le « syndrome du cœur brisé. »

Si ce sont  les femmes qui s’occupent de la vie sociale de leur foyer, alors lorsqu’elles meurent, les hommes auront tendance à devenir taciturnes, et à se replier sur eux-mêmes, explique Tracy Schroepfer, professeure en travail social à l’université du Wisconsin à Madison,  qui s’intéresse notamment aux patients en phase terminale et à leurs familles. Elle rappelle que « Pour les hommes qui ne savaient ni faire les courses ni les repas, cela avait un impact sur leur santé ».

Les femmes sont quant à elles, sont plus gravement touchées par la mort d’un enfant: +113% de risques de décès dans les deux ans qui suivent la mort de leur progéniture, selon une étude américaine de 2013 portant sur 69.000 femmes.

Ce Syndrome est très souvent diagnostiqué à tort comme une crise cardiaque parce que de nombreux symptômes et résultats des tests sont similaires. En fait, selon les tests d’American Heart Association, il montre des changements dramatiques dans le rythme cardiaque et des substances dans le sang qui sont typiques d’une crise cardiaque. Mais contrairement à une crise cardiaque, il n’y a aucune trace d’artères cardiaques bloquées dans le syndrome du cœur brisé.

Sandra Véringa

2 réflexions au sujet de « DES ÉTUDES MONTRENT COMMENT VOUS POUVEZ RÉELLEMENT MOURIR D’UN CŒUR BRISÉ »

  1. Nightwings

    J’ai de plus en plus de mal à concevoir qu’il faut une étude pour constater que l’on peut se laisser mourir de chagrin.

    Il faut juste ouvrir les yeux cette tendance à dire que s’il n’y a pas d’étude ça n’existe pas devient excessive autant une étude sur un trou noir je veux bien mais là je trouve que ça devient symptomatique de notre société. Dépenser des sommes pour ce genre d’étude devient absurde et pourrait à servir à une recherche plus vitale.

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  2. valerie

    Pour l avoir vécut.. la mort de son conjoint est comme un drogué qui doit se sevrer. . ici c pas l alcool ou la drogue c le sevrage de l autre.. de son sourire, son odeur, son regard, sa presence, etc… ca fait tellement mal qu’ on souffre le martyre.. autant psychologiquement que physiquement. Perso j avais mal dans mes articulations, ma tête explosait, je ne pensais pas survivre… ca a mit près d un an et demi avant de régresser .Perdre la personne qu’ on aime peut effectivement vous tuer.. j en suis passé très près… et le matin au réveil la plus part du temps on attend que ca pour que toute cette douleur disparaisse!!! ca fait quatre ans et il reste des séquelles.

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