La science dit que le silence joue un rôle beaucoup plus important pour notre cerveau que l’on pense.

de | 9 octobre 2018

silence

La science dit que le silence joue un rôle beaucoup plus important pour notre cerveau que l’on pense.

En 2011, l’Office du tourisme Finnois a mené une recherche sur le « silence ». D’une certaine manière, ils incitent les gens à visiter la Finlande et à découvrir la beauté de cette terre paisible. Ils ont réalisé une superbe série de photos de personnes seules dans la nature, et lui ont attribué le slogan « Silence, s’il-vous-plaît ». Un titre d’appel a ensuite été ajouté par Simon Anholt, un consultant en marketing international: « pas de paroles, des actions ».
Eva Kiviranta, directeur des médias sociaux pour la société VisitFinland.com a déclaré :

« Nous avons décidé, au lieu de dire qu’il n’y a vraiment rien et que c’est vraiment calme et que personne ne parle de rien ici, que nous allons aimer cela et en faire une bonne chose ».

Il se peut que la Finlande se soit trouvé un véritable trésor. Il se peut que vous assistiez aux tout débuts de l’usage du silence comme argument de vente, car le silence devient de plus en plus charmant. Alors que le monde extérieur devient de plus en plus bruyant et agité, il se peut que vous cherchiez le réconfort que les endroits silencieux et le silence ont à offrir. Cela peut être une recherche pleine de sagesse, car les études montrent que le silence est beaucoup plus important pour votre cerveau que vous pourriez le penser.

Des cellules du cerveau régénérées seraient issus du ‘silence’.

Une étude en 2013 sur les souris publiée dans la revue Brain, Structure and Function, s’est servit de différents types de bruits et de silence et a suivi l’effet que les sons et le silence avaient sur le cerveau des souris. Le silence était censé être la référence dans l’étude mais ce qu’ils ont trouvé était impressionant. Les scientifiques ont découvert que lorsque les souris étaient exposées à deux heures de silence par jour, elles développaient de toutes nouvelles cellules dans l’hippocampe. L’hippocampe est une région du cerveau qui est associée à l’émotion, la mémoire et l’apprentissage.

La croissance de nouvelles cellules dans le cerveau ne se traduit pas nécessairement par des effets bénéfiques tangibles dans le cerveau. Toutefois, dans cet exemple, le chercheur Imke Kirste dit que les cellules en question étaient des neurones actifs.

« Nous avons vu que le silence pouvait réellement aider les nouvelles cellules générées à se différencier en neurones et à s’intégrer dans le système. »

En un sens, le silence peut littéralement développer votre cerveau.

Le cerveau absorbe activement l’information et le discerne lorsqu’il y a le silence.

Une étude en 2001 a défini un « mode par défaut » du fonctionnement du cerveau qui montrait que même pendant que le cerveau se « reposait », il était constamment affairé à enregistrer et évaluer l’information.

La recherche de suivi a constaté que le mode par défaut est également utilisé pendant le processus d’auto-réflexion. En 2013, dans la revue Frontiers in Human Neuroscience, Joseph Moran et al, ont écrit que le mode par défaut du cerveau « s’observe le plus souvent pendant l’activité de réflexion sur sa propre personnalité et ses caractéristiques (auto-réflexion), plutôt que durant la reconnaissance de soi, la pensée sur le concept de soi, ou l’estime de soi par exemple. »

Lorsque le cerveau se repose, il est en mesure d’absorber des informations internes et externes dans « un espace de travail bien conscient », ont déclaré Moran et ses collègues.

Quand votre attention n’est pas sur le bruit ou les tâches avec un but précis, il semble y avoir un moment de calme qui permet à votre espace de travail conscient d’obtenir un travail efficace. Pendant ces périodes de silence, votre cerveau a la liberté dont il a besoin pour découvrir sa place dans votre monde extérieur et intérieur. Le mode par défaut vous aide à penser à des choses plus profondes et d’une manière imaginative.

Comme Herman Melville l’a si bien écrit : « Toutes les émotions et notions profondes sont précédées et suivies par le silence. »

Le silence soulage la tension et le stress.

« Le silence apaise l’âme. »

Il a été constaté que le bruit peut avoir un effet physique observable sur notre cerveau et entraînant des niveaux élevés d’hormones de stress. Les ondes sonores atteignent le cerveau sous forme de signaux électriques en passant par l’oreille. Le corps réagit à ces signaux, même lorsqu’il est endormi. On pense que l’amygdale (située dans le lobe temporal du cerveau) qui est associée à la formation de la mémoire et de l’émotion est activée, ce qui mène à une libération d’hormones de stress. Si vous vivez dans un environnement qui est bruyant pour la plupart du temps, vous êtes susceptible d’éprouver des niveaux élevés d’hormones de stress chroniques.

Une étude qui a été publiée en fin 2002 dans la revue Psychological Science (Vol. 13, N° 9) a examiné les effets de la relocalisation de l’aéroport de Munich sur l’intelligence et la santé des enfants. Gary W. Evans, professeur d’écologie humaine à l’Université Cornell a constaté que les enfants exposés au bruit développent plus facilement une réaction de stress qui les pousse à ignorer le bruit. Ce qui est intéressant, c’est que no seulement ces enfants ignorent les stimuli néfastes mais ils ignorent notamment les stimuli auxquels ils devraient prêter attention, comme la parole.

« Cette étude est l’une des plus convaincantes et apporte probablement la preuve la plus incontestable que le bruit – même à des niveaux qui ne provoquent pas de tort à l’audition – entraîne le stress et est nocif pour les humains », dit Evans.

Le silence semble avoir l’effet inverse sur le cerveau. Alors que le bruit peut provoquer le stress et la tension, le silence libère les tensions dans le corps et le cerveau. Une étude publiée dans la revue Heart a découvert que deux minutes de silence peut se révéler être encore plus relaxant que d’écouter de la musique relaxante. Ils ont fondé ces conclusions sur des modifications qu’ils ont remarquées lors de la pression artérielle et la circulation sanguine dans le cerveau.

Le silence reconstitue les ressources cognitives.

« Le silence n’est pas vide, il est rempli de réponses. »

L’effet que la pollution sonore a sur la performance cognitive a été abondamment étudié. Il a été constaté que le bruit nuit beaucoup à l’exécution des tâches au travail et à l’école. Il peut aussi être la cause d’une augmentation des erreurs de décision et de la diminution de la motivation. Les fonctions cognitives les plus largement affectées par le bruit sont l’attention lors de la lecture, la mémoire et la résolution de problèmes.

Des études ont aussi conclu que les enfants exposés à des maisons ou des classes près de trains, d’autoroutes, ou près des passages d’avions ont des scores de lecture moins élevés et sont plus lents à développer des compétences cognitives et linguistiques.

Mais il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. Car le cerveau peut restaurer ses ressources cognitives.  Selon la théorie de la restauration de l’attention, lorsque vous êtes dans un environnement où les agressions sonores sont moindres, le cerveau peut récupérer une partie de ses capacités cognitives. Dans le silence, le cerveau a la capacité de baisser la garde contre les agressions sensorielles et de restaurer une partie des capacités perdues du à l’excès de bruit.

Pour conclure

Un voyage en Finlande par example est probablement à mettre sur la liste des choses qu’il faut faire pour retrouver le silence dont vous avez besoin afin apaiser votre cerveau. Ou, si la Finlande n’est pas envisageable pour l’instant, vous pouvez juste faire une promenade tranquille dans un endroit paisible de votre quartier, dans les bis par example. Cela pourrait vous faire beaucoup de bien, et à votre cerveau. / Sources en bleu dans l’article

Une réflexion au sujet de « La science dit que le silence joue un rôle beaucoup plus important pour notre cerveau que l’on pense. »

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