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Cette parabole bouddhiste nous enseigne le pouvoir de la patience

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 parabole bouddhiste

La parabole ci-dessous raconte l’histoire de Matajuro Yagyu.

Le fils déshérité d’un grand maître de sabre en route pour suivre la tradition de son père. C’est une histoire inspirante qui nous ouvre les yeux sur l’importance de la patience. 

Matajuro Yagyu était le fils d’un grand maître de sabre. Cependant, il fut renié par son père, car il ne croyait pas que son fils avait les compétences nécessaires pour devenir également maître.

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Matajuro, se sentant embarrassé et déstabilisé, partit en mission sur le mont Futara, pour y rencontrer le célèbre maître Banzo. Une fois sur place, Banzo confirma le jugement de son père sur ses capacités.

– Tu veux que je t’apprenne l’art du sabre? Vous ne remplissez pas les conditions requises.

Cependant, Matajuro était déterminé et n’a jamais renoncé à son objectif:

– Si je travaille dur et que je travaille bien, combien d’années me faudra-t-il pour devenir un maître?

«Le reste de ta vie», dit Banzo.

– Je ne peux pas attendre si longtemps, mais je suis prêt à affronter toutes les difficultés, si vous acceptez de m’apprendre. Si je deviens votre serviteur dévoué, combien de temps me faudra-t-il pour apprendre l’art du sabre?

– Dans ce cas, peut-être 10 ans, dit Maître Banzo.

– Mon père vieillit et je vais bientôt devoir m’occuper de lui. Si je travaille encore plus dur, combien de temps durera la formation? 

Matajuro continua.

– Peut-être 30 ans, dit Banzo en souriant .

– Comment est-ce possible? Demanda Matajuro. «D’abord, vous dites 10 et maintenant 30 ans. J’endurerai les épreuves les plus difficiles pour devenir maître dans les plus brefs délais! »

– Eh bien, dit Banzo, «Dans ce cas, tu devras rester avec moi pendant 70 ans. Lorsqu’un homme est pressé comme toi, il faut du temps pour obtenir de bons résultats. »

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– Très bien, j’accepte, dit le jeune homme, quand il comprit que Maître Banzo lui reprochait son impatience.

Le maître ordonna à Matajuro de ne plus parler d’escrime et de ne plus toucher à un sabre. Il cuisina pour le maître, lava la vaisselle et s’occupa de la maison et du jardin, tout cela sans un mot au sujet de l’art du sabre. Il n’était même pas autorisé à regarder les autres élèves s’entraîner.

 parabole bouddhiste
Images crédits : Pixabay

Trois ans s’écoulèrent, et Matajuro travaillait toujours, mais quand il s’arrêta pour penser à son avenir, il réalisa qu’en 3 ans il n’avait encore rien appris sur l’art du sabre, ce qui l’inquiétait.

Un jour, Banzo se faufila derrière lui et lui donna un coup de sabre en bois. Le lendemain, alors que Matajuro préparait du riz, Banzo lui donna une épée.  À compter de ce jour, Matajuro dut se défendre jour et nuit contre les attaques inattendues de Banzo.

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Il apprit avec une rapidité extraordinaire, jusqu’au jour où, avant le dixième anniversaire de son arrivée, le maître lui dit qu’il n’avait plus rien à lui apprendre.

Cette parabole a été écrite par le moine japonais Muju Dokyo en 1283, et est présente dans la collection Shasekishū du même auteur.

Elle nous apprend l’importance de la patience. Le jeune Matajuro voulait apprendre rapidement l’art du sabre, mais personne n’apprend rien d’une telle valeur du jour au lendemain. Lorsqu’il accepta l’offre du Maître Banzo de passer des années à vivre avec lui, il fut formé jour après jour à travers ses tâches ménagères à être patient puis à maîtriser les mouvements requis par l’art du sabre, ce qui lui a permis au fil du temps de pratiquer l’art avec de la maîtrise.

Selon la philosophie bouddhiste, nos vies sont faites de cycles et nous devons être patients pour attendre le bon moment. C’est une leçon puissante que nous pouvons tous apprendre.

Voir aussi : 20 règles de vie à suivre d’un samouraï japonais écrites il y a près de 400 ans

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Publié par Karine M

À propos de l'auteure : Je suis originaire du centre de la France et depuis mon plus jeune âge, je suis passionnée par la psychologie, le ressenti et les relations Homme-femme, homme-homme ou femme femme. L’être humain est fascinant tant par sa beauté que par sa noirceur , tant par sa créativité que son oisiveté. Chaque sentiment, ressentiment, relation ou échange peut nous en apprendre beaucoup sur nous-mêmes et sur les autres. Mais le diable est dans les détails et c’est en étudiant et en essayant de comprendre les toutes petites choses que nous pouvons parfois arriver à de grandes choses. Les relations sont ainsi faites, c’est comme construire un mur et chaque jour on y ajoute une nouvelle pierre. Et j’aimerais aider les gens a mettre une meilleure pierre chaque jour c’est pour cela que j’écris pour ce merveilleux site qu’est ESM, je vous remercie tous du fond du coeur de me lire et à bientôt sur le net.

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