RAYON DE SOLEIL ÉTERNEL: ON PEUT EFFACER LES SOUVENIRS PÉNIBLES ET L’ANXIÉTÉ D’ÉVÉNEMENTS

de | 7 janvier 2017
EFFACER LES SOUVENIRS

RAYON DE SOLEIL ÉTERNEL : ON PEUT EFFACER LES SOUVENIRS PÉNIBLES ET L’ANXIÉTÉ D’ÉVÉNEMENTS

Image crédit :Fotolia

RAYON DE SOLEIL ÉTERNEL : ON PEUT EFFACER LES SOUVENIRS PÉNIBLES ET L’ANXIÉTÉ D’ÉVÉNEMENTS

TRAUMATISANTS Article paru dans Health, reproduit par Sarah Knapton, The Daily Telegraph

Bob Bodenhamer a écrit : «Je crois fermement que cet article révèle ce qui se produit neurologiquement lorsque nous amenons un client à recadrer de pénibles émotions par des émotions positives/agréables. C’est ce qui se produit au moment du changement. » Bob ajoute : « … ce bref article révèle que, grâce à des travaux sur des souris, des neuroscientifiques ont découvert comment transformer des émotions négatives provenant de souvenirs pénibles en leur substituant des émotions positives. Cela ressemble à du Métaétat, n’est-ce pas ? »

La percée scientifique décrite dans cet article remet les pendules à l’heure. R.P.

ON PEUT EFFACER LES SOUVENIRS PÉNIBLES ET L’ANXIÉTÉ D’ÉVÉNEMENTS :

Les souvenirs pénibles issus de traumatismes n’ont pas à marquer à vie les individus qui en furent victimes, selon des neuroscientifiques qui avancent qu’il est possible d’effacer des sentiments de peur et d’anxiété provoqués par des événements traumatisants.

Cette découverte capitale pour le traitement de la dépression ou du stress post-traumatique est la conclusion des travaux de chercheurs du Centre des Circuits Neuronaux Génétiques du Ritken-MIT.1 Ceux-ci ont localisé les circuits cérébraux qui lient des émotions à nos souvenirs et, ce qui est crucial, ont appris à renverser ce lien.

Ils ont réussi à « éteindre » des sentiments de peur inculqués à une souris qu’on avait conditionnée à être anxieuse. Il est fort possible qu’on puisse utiliser cette technique chez les humains.

« Dans notre vie quotidienne, nous rencontrons toute une variété d’événements et d’épisodes qui influencent, positivement ou négativement, nos émotions, » affirme Susuma Tonegawa, professeur de biologie et neuroscientifique au centre. « Si on vous attaque, tard le soir, dans une rue sombre, vous serez terrifié et vous garderez un souvenir indélébile de peur. Vous ne retournerez jamais à cet endroit. Par contre, si vous passez de merveilleuses vacances, disons dans une ile des Caraïbes, vous vous en souviendrez toute votre vie et pourrez souvent rappeler ce souvenir afin de jouir à nouveau de cette délicieuse expérience. »

« Les émotions sont donc intimement liées aux souvenirs d’événements passés. Or l’élément émotif de ce souvenir est malléable. Rappeler un souvenir n’a rien à voir avec l’écoute d’un enregistrement. Il s’agit plutôt d’un processus créatif. »

« Lorsqu’on parle de la formation des souvenirs et des émotions rattachées à ceux-ci, les circuits chez les souris et les humains semblent très similaires. Une technologie similaire devrait donc être disponible pour les humains. »

Les souvenirs se composent de plusieurs éléments entreposés à divers endroits de notre cerveau. Le contexte d’un souvenir, par exemple la localisation et le moment où un événement se produisit, sera sauvegardé dans des cellules situées à un endroit différent du cerveau de celui qui sauvegarde notre réaction émotive. Notre équipe a étudié les cellules qui s’activaient lorsque la souris ressentait une expérience plaisante – une souris mâle passant du temps avec une souris femelle – ou une expérience négative – une légère décharge électrique.

Puis ils démontrèrent qu’en stimulant les neurones associés à l’émotion contraire, on pouvait renverser la réaction mémorisée. Les souris devinrent plus détendues dans des situations où, auparavant, elles étaient anxieuses, et plus craintives alors qu’auparavant elles étaient contentes.

Tonegawa ajoute : « Nous avons constaté que nous pouvions dicter l’émotion dans son ensemble et la direction du souvenir. » « On peut remplacer un souvenir positif de la souris par un négatif et vice-versa. »

Les cellules cérébrales sont activées par une technique désignée optogénétique2 qui utilise des impulsions de lumière bleue pour activer les neurones.

Tonegawa précise que le fait que la stimulation se produise à la surface du cerveau rend cette méthode moins intrusive que les méthodes précédentes.

De précédentes études démontrèrent que les souvenirs se modifient avec le temps, les réminiscences devenant plus vagues, même que des souvenirs totalement faux peuvent apparaitre.

Des thérapeutes behavioristes amènent souvent leurs patients à revisiter un traumatisme du passé pour tenter de « recircuiter » leurs cerveaux. Mais c’est la toute première fois que des scientifiques démontrent quels circuits cérébraux sont responsables des émotions et réussirent à les inverser.

Richard Morris, du Centre des Systèmes Cognitifs et Neuronaux de l’Université d’Edinburgh, affirme : « Le génie moléculaire est en train d’améliorer notre compréhension des réseaux physiologiques sous-jacents de notre mémoire. »

L’étude fut publiée dans Nature.

SOURCE  EFFACER LES SOUVENIRS : Traduction de Eternal sunshine : Erasing bad memories, anxiety of traumatic events may be possible, neuroscientists say. Sarah Knapton, The Daily Telegraph, National Post Wire Services, 28 aout 2014.

Traduction de Richard Parent, Mont St-Hilaire, Québec. Aout 2014 (hors résumé)

1 Centre for Neural Circuit Genetics.

2 Méthode combinant l’optique (plus exactement la lumière) et la génétique.

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