Les principales fréquences pour pratiquer la projection astrale et les dangers du voyage astral

de | 8 février 2018

dangers du voyage astral

Image crédit : Pixabay

Les principales fréquences pour pratiquer la projection astrale et les dangers du voyage astral

Le concept, la théorie et la pratique de la projection astrale remontent à l’Antiquité. Historiquement, la pratique du voyage astral et de la projection astrale était limitée à l’élite la société ou à la hiérarchie spirituelle.

Au fil des ans, en raison de la nature humaine, c’est devenu un phénomène répandu. Aujourd’hui, beaucoup de gens ont envie d’en apprendre davantage sur cet extraordinaire événement hors du corps et veulent en faire l’expérience. Une combinaison d’efforts scientifiques, technologiques et spirituels a permis de discerner des fréquences de projection astrale particulièrement favorables.

Certains sons, intensités et impulsions peuvent être utilisés pour induire l’expérience du «corps subtil». Il existe de nombreuses références publiées d’OBE réussies (expériences hors du corps) provoquées par l’induction de fréquences de projection astrale. L’utilisation de ces tonalités et intensités «d’altération de l’esprit», en conjonction avec des sons monauraux, des sons binauraux et des sons isochrones, aide à initier l’événement.

Généralement, les ondes cérébrales sont mesurées dans six fréquences différentes.

Les fréquences gamma (38 à 90 Hz) et bêta (12 à 38 Hz) sont représentées chaque fois que les individus sont complètement éveillés et dans un état de résolution de problèmes hautement fonctionnel.

Quand une personne est légèrement détendue et que les ondes cérébrales sont plus lentes, la fréquence Alpha (8 à 12 Hz) est représentée.

La fréquence thêta (4 à 8 Hz) se produit pendant la méditation ou une relaxation extrême et est le premier niveau qui peut prendre en charge les OBE.

Delta (0,5 à 4 Hz) indique une activité cérébrale faible ou un sommeil profond. Cette gamme est également ouverte pour l’occurrence astrale.

La sixième fréquence est Lambda / Epsilon (0,5 Hz ou moins / 100 Hz ou plus). C’est l’état optimal de la conscience mystique et du voyage astral multidimensionnel.

Le corps subtil quitte le corps physique lorsque le cerveau et le corps ont atteint un état de relaxation extrême. Les enregistrements audio des tonalités, intensités et sons appropriés affectent et modifient les fréquences des ondes cérébrales, permettant à la présence suprasensible du participant de se séparer du corps physique. Les sons monauraux sont deux tons avec exactement la même intensité et le son émettant un son clair et net. Le cerveau s’adapte facilement aux sons monauraux. Les sons binauraux mélangent deux fréquences, habituellement Alpha et Thêta, ce qui amène le cerveau à créer une troisième fréquence alternative. Des études ont montré que les sons binauraux étaient très efficaces; et, ils sont couramment utilisés pour encourager la projection astrale. Avec les sons isochrones, le cerveau travaille à synchroniser les sons de même intensité mais avec un rythme plus rapide. Il y a des preuves que l’écoute des sons isochrones peut aider à améliorer les notes des élèves.

Toute personne intéressée à en savoir plus sur les fréquences de projection astrale et le voyage astral peut trouver des vidéos sur youtube sur le sujet, Internet est une excellente source d’informations sur les expériences hors du corps et les sujets connexes.

Il y a beaucoup d’informations sur les incidences astrales historiques, les recherches en cours et les occurrences de voyages astraux rapportées aujourd’hui.

Les dangers du voyage astral

La pratique de la projection ébranle notre réalité la plus immédiate, notre expérience intime de la conscience. L’appréhension qu’elle suscite est souvent renforcée par des mises en garde contre les multiples dangers qui guetteraient l’imprudent. Ces préjugés subsistent depuis très longtemps, à l’image du faible nombre de pratiquants capables de les soumettre au creuset de l’expérience. Nombreux sont ceux qui se réfugient alors derrière des arguments d’autorité ; certains occultistes affirment par exemple qu’un simple contact physique tue l’expérimentateur en projection (1), des propos qui devraient inciter à la recherche systématique, plutôt qu’à une acceptation passive trop souvent constatée.

Il convient à chacun de faire le point sur ces questions par une expérience concrète et directe autant que possible, et non victime d’un imaginaire angoissé cultivé par la pensée populaire ou la superstition.

Les craintes liées à la projection de conscience sont surtout de quatre types aujourd’hui :

    • La peur de l’inconnu
    • La peur des rencontres néfastes
    • La peur de mourir ou de perdre son corps
    • La crainte de « l’illusion spirituelle »

* * *

La peur de l’inconnu

Représentant souvent l’inconnu le plus total, la projection de conscience peut susciter une inquiétude bien compréhensible. Sans surprise, une certaine témérité est donc de rigueur pour dépasser son angoisse initiale. La pratique permet de cultiver son audace et de tremper son caractère, tout en vérifiant soi-même la sécurité de l’expérience.

Les sensations étranges du processus de projection en particulier sont souvent peu rassurantes pour le débutant, mais deviennent plus banales avec la pratique. On constate en effet qu’elles sont de simples indications d’une « séquence de lancement » sans risque, dont l’intensité diminue en outre avec la pratique.

Dans certains cas, on peut être glacé par l’expérience au moment de la sortie, choqué par la perception d’exister dans un autre corps, dans un autre monde. Plus l’expérience est claire et puissante, plus le sentiment de dénuement peut être intense et pénétrant. Cette peur apparaît très rarement lorsque l’esprit est confus et la perception instable.
On peut neutraliser cette angoisse en se calmant par la rationalisation (« je peux arrêter l’expérience à tout moment », etc.). Cela est efficace, mais requiert un certain contrôle de soi. Si la peur s’amplifie, mieux vaut abréger l’expérience avant qu’elle ne devienne inutilement désagréable. Il faut réaliser l’aspect naturel et commun de cette éventualité, et non être surpris là où une expérience entièrement plaisante était peut-être attendue.

Il n’y a ainsi rien d’étonnant à la peur de l’inconnu vécue en projection, même si les conditions de l’expérience tendent à renforcer les ressentis. Si elle ne présente a priori pas de risque notable, la projection de conscience peut être éprouvante émotionnellement, et une dose d’intrépidité et de maîtrise de soi est nécessaire pour tenter l’expérience.

La peur des rencontres néfastes

On a associé sans doute très tôt la « sortie du corps », par tout l’imaginaire qu’elle véhicule, et l’idée de possibles rencontres négatives. Au XVIIIème siècle, Emanuel Swedenborg, qui avait réalisé quelques projections (2), affirmait avoir été attaqué de nombreuses fois par des démons dans des états similaires (a priori des paralysies du sommeil) et, avant lui, le mystique allemand Jacob Böhme rapportait les visions infernales qu’on pouvait expérimenter en « extase », terme qui englobait alors les états hors du corps. (3) À notre époque, ces peurs sont renforcées dans l’imaginaire populaire par le cinéma et une abondante littérature romanesque ou occulte alarmiste. Aleister Crowley, à l’influence majeure sur le mysticisme magique du XXème siècle, évoquait ainsi par exemple le détail concret des tourments physiques que subirait l’imprudent à la suite de contacts néfastes dans l’Astral. (4) On comprend donc aisément l’appréhension récurrente de se trouver en présence d’une forme de conscience néfaste, ou, pire, de l’attirer par sa pratique.

Plus particulièrement, imaginer des entités terrifiantes lorgnant sur soi au moment d’achever sa projection est souvent une source d’inquiétude notable. Or, l’observation tend à me montrer qu’on ne fait que peu rencontres dans l’environnement initial de l’expérience. Lorsqu’on y croise des formes animées, elles sont le plus souvent des créations chimériques de notre esprit que le simple fait d’ignorer dissout ou rend inerte. Les cas de contacts bien plus substantiels sont rares, et concernent surtout d’autres niveaux de l’expérience ; il ne faut donc pas s’inquiéter outre mesure. En huit ans de pratique, je n’ai jamais subi plus qu’une bonne frayeur dans ces cas-là.
Je n’ai pas noté en outre d’augmentation de rencontres de ce type avec le temps ; au contraire, elles diminuent plutôt, et n’indiquent donc vraisemblablement aucun phénomène d’attraction en jeu mais plutôt une dissolution des peurs qui en sont sans doute à l’origine.

Pour finir sur ce point, de nombreuses personnes s’inquiètent suite à quelques lectures de voir apparaître leurs cauchemars dans un environnement très malléable. Que l’on se rassure, une concentration notable est requise pour créer des éléments persistants. Une simple idée traversant son esprit ne se manifeste pas instantanément, fort heureusement !

La peur de mourir ou de perdre son corps

Quel projecteur ne s’est pas demandé un jour, soumis à un effroi imprévu, quelle folie l’avait poussé à réaliser cette expérience touchant d’un peu trop près une réalité funeste ?
En remontant aux sources anciennes sur ce point précis, on note que l’occultiste Cornelius Agrippa était dans les premiers à rapporter au XVIème siècle les conséquences étonnantes de la décorporation sur la santé (5), ouvrant la voie cinquante ans plus tard à Paracelse, le fameux alchimiste suisse, pour exposer explicitement le lien étroit entre le corps astral et la mort (6). Le monopole de l’occultisme sur la projection de conscience dans les siècles suivants a répandu nombre de croyances sur le sujet, insistant notamment sur les risques physiques encourus. Le chemin était alors tout tracé dans la seconde moitié du XIXème pour que la célèbre mystique russe Helena P. Blavatsky mît en garde contre des risques plus avancés de possession du corps. (7) Deux décennies après elle, l’occultiste Stanislas de Guaita évoquait longuement à sa suite les risques supposés de vol du corps en projection, rapportant les techniques soi-disant utilisées par les Anciens pour protéger le corps inerte des initiés contre toute intrusion. (8)

L’opinion commune derrière cela revient donc plus ou moins à affirmer que, en toute logique, c’est l’âme (9) ou une forme d’enveloppe subtile la contenant qui quitte le corps, le laissant vide telle une coquille dont on peut s’emparer. À cela s’ajoute souvent l’idée d’un cordon qui les relie, qu’une pichenette bien placée par un esprit facétieux peut briser, envoyant l’expérimentateur à jamais dans les limbes. (10)
Bien du chemin a été parcouru depuis ces premières suppositions. Ce modèle demeure toutefois le plus connu, du fait de sa simplicité et de son évidence apparente. Entrer dans le détail d’approches contemporaines (occultes ou non) semble rendre l’appréhension du sujet plus confuse pour le novice, du fait de l’absence de conclusion nette.

Il est intéressant en outre de noter ici une croyance majeure concernant le dédoublement qui a disparu aujourd’hui : la majorité des occultistes tenaient pour acquis aux XIXème et XXème siècles, dans la lignée du spiritisme, le risque mortel subi par le double projeté face à un obstacle physique pointu, tel une épée ou une pointe saillante, voire une balle. La blessure se transmettrait alors au corps physique qui pourrait décéder. (11) On voit ici à quel point des craintes considérées aujourd’hui infondées peuvent hanter les esprits.

Si, par nature, un pratiquant qui mourrait durant l’expérience ne pourrait partager son funeste rapport, aucun témoignage sérieux et documenté ne nous prouve à l’inverse la possibilité du décès en projection, ni du « vol du corps ». Ces idées semblent surtout basées sur les croyances et spéculations des premiers auteurs, qui ont naturellement utilisé leur conception du monde pour tenter d’expliquer les mécanismes de cette expérience. À moins d’adhérer à celles-ci, il ne semble donc pas y avoir de raison expérimentale particulière de s’alarmer à ce sujet.
J’ajouterai aussi que toutes les études en laboratoire de sujets pratiquant la projection de conscience (que ce soit par Charles Tart ou au Monroe Institute par exemple) n’ont également jamais noté de signes physiologiques inquiétants, d’arrêt du cœur, de la respiration, de raideur morbide ou autres éléments si souvent évoqués dans la littérature occulte (12) ou certains témoignages. (13) Le corps ne semble pas entrer dans un état réellement différent du sommeil normal en général, même si les expériences peuvent se dérouler en dehors des phases EEG habituellement associées aux rêves.

Concernant les problèmes de réintégration du corps, en plus d’être très rares (une fois sur cent environ pour moi), ils ne sont jamais que passagers et semblent a priori souvent liés à l’endormissement profond du corps durant l’expérience. À noter également qu’il semble impossible de « se perdre » et de ne plus pouvoir revenir, puisqu’une simple pensée vers son corps nous fait reprendre conscience en son sein instantanément, quelle que soit la « distance » parcourue durant la projection.

La crainte de « l’illusion spirituelle »Se fondant sur l’image qu’ils se font de la projection de conscience, certains cherchent à mettre en garde contre l’errance spirituelle qu’elle représenterait.

L’argument principal est souvent de cet ordre : la projection de conscience serait l’aboutissement de l’illusion, du fait des caractéristiques de l’Astral, détournant alors les pratiquants des « vrais » exercices spirituels.
Outre les possibles objections théoriques contre cette conception du monde, le problème central est dans la majorité des cas l’absence d’expérience directe de la projection qu’ont ces moralisateurs spirituels. Ils fondent leurs affirmations sur une image d’Épinal ésotérique ou New Age dont il a déjà été question plus haut. Ils psalmodient alors avec zèle l’idée que ce monde égare, sans avancer d’arguments concrets et vérifiés. Ne plus vouloir revenir dans son corps ? C’est plutôt difficile à soutenir. Perdre contact avec la réalité ? À moins de difficultés psychologiques antérieures ou d’un sérieux manque d’ancrage qui feraient déconseiller cette pratique et bien d’autres, cela est peu envisageable : on parle en effet d’expériences irrégulières qui ne durent en général que quelques dizaines de minutes au mieux. Etc.
On attend toujours des arguments solides sur ce point, et non des croyances sur ce qui est ou non « spirituel » et digne d’être exploré ou utile, ou n’ayant rien de propre à la projection, mais liés à la santé psychologique d’individus particuliers. On retrouve ce genre de point de vue chez certains occultistes du XIXème siècle, comme Papus qui désapprouvait cette pratique. (14)

Hélas, ces propos trouvent parfois une oreille attentive chez ceux qui s’intéressent au phénomène craintivement, et qui trouvent là une raison de ne pas s’engager plus loin. À ceux-là, je répondrais : attention au dogmatisme de tous bords. La projection est avant tout ce que chacun en fait. Ce que la tradition a nommé « l’Astral » n’est pas plus un monde de mirages bienheureux que la vie courante ou les rêves. Il est en général intrinsèquement insignifiant : j’entends par là que c’est souvent l’interprétation ultérieure qui fige son sens.
La projection peut être source de fermeture dogmatique ou d’ouverture intérieure avant tout suivant la façon dont on l’aborde, comme toute expérience. Conservez un esprit critique, une ouverture aux possibilités du monde, une sincérité et une simplicité dans votre démarche vis-à-vis de cette pratique et de ce que vous y cherchez, et il n’y a pas de raison qu’elle constitue autre chose qu’une porte vers un enseignement intérieur et une découverte de soi, au même titre que bien d’autres disciplines par ailleurs. À chacun, dès lors, de s’observer avec lucidité pour savoir s’il cherche un moyen de fuir, ou bien de se découvrir, non seulement au travers de la projection, mais aussi de toute entreprise personnelle.

Ainsi, il convient de nous fier autant que possible à la pratique pour fonder notre vision des choses en matière de projection. Ne prenons pas pour vérité établie dans ce domaine, comme dans d’autres, ce que nous n’avons pas éprouvé personnellement, ou qui n’est pas déductible directement de notre expérience. La peur, si elle est compréhensible, ne doit pas être un frein à nos ambitions, surtout lorsqu’elle s’avère souvent fondée sur des bases bancales. Qu’on cultive plutôt l’audace, la détermination et une légèreté d’esprit qui aidera le pratiquant à vaincre les principaux obstacles rencontrés : ceux qu’il aura emportés avec lui. Pour terminer cet article, je citerai Stace (Énéide IX, 461) : Macte animo, generose puer, sic itur ad astra. « Courage, enfant vertueux, c’est ainsi que l’on va jusqu’aux étoiles. »

Références bibliographiques

1. « […] jako kdybyste se dotkli mága, jenž svým astrálním tělem dlí mimo své fyzické tělo, čímž byste ho okamžitě usmrtili, protože se dotekem přetrhne spojovací páska mezi astrálním a fyzickým tělem. » František BARDON, Brána k Opravdovému Zasvěcení (1956), Stupeň VII – Magický výcvik těla ; soit en français : « […] comme si on touchait un magicien dont le corps astral est hors de son corps physique et qu’on le tuait de ce fait instantanément, car le contact déchirerait le lien entre le corps astral et le corps physique. » Franz BARDON, Le Chemin de la Véritable Initiation Magique (1956), Degré VII – Formation magique du corps. J’ai moi-même subi un contact physique lors d’une projection de conscience, démontrant l’erreur commune évoquée par Bardon et bien d’autres.
2. « Quod primum attinet, nempe ‘abduci a corpore’, ita se habet : homo reducitur in statum quendam qui medius est inter somnum et vigiliam in quo statu cum est, non aliter scire potest quam quod prorsus vigil sit, omnes sensus tam vigiles sunt sicut in summa corporis vigilia, tam visus quam auditus, et quod mirabile, tactus, qui tunc exquisitior est quam usquam dari queat in vigilia corporis. […] In hunc statum modo ter aut quater immissus sum […]. » Emanuel SWEDENBORG, Arcana Cœlestia (1749), §1883 ; soit en français : « Concernant la première [expérience], à savoir être sorti du corps, cela se déroule ainsi : l’homme est amené dans un certain état intermédiaire entre la veille et le sommeil. Dans cet état, il ne peut avoir conscience d’autre chose que d’être entièrement éveillé ; tous les sens sont aussi alertes qu’au plus haut point de vigilance du corps, tant la vue que l’ouïe, et, ce qui est incroyable, le toucher, qui est alors plus excellent que durant l’éveil du corps. […] J’ai été admis dans cet état seulement trois ou quatre fois […]. » Emanuel SWEDENBORG, Les Arcanes célestes (1749), §1883.
3. « Es sind etliche Menschen zu mancher Stunde dem siderischen Geiste nach in [Entrückung ?] entritten worden, wie man es nennet, und haben alsbald auch des Himmels und der Höllen Porten erkannt […] » Jakob BÖHME, Aurora oder Morgenröte im Aufgang (1612), XX, §89 ; soit en français : « Il y a un certain nombre de personnes qui, en différents temps, sont entrées, quant à l’esprit sidéral [NdT : « le corps astral »], en extase, comme on nomme cela, et qui aussitôt ont connu les portes du ciel et de l’enfer […] » Jacob BÖHME, Aurora, ou l’aurore naissante (1612), XX, §89. J’ai noté l’existence de deux versions différentes de ce texte, assez obscures parfois quant à la signification exacte de certains termes dans le contexte. Il semble manquer un mot dans la version que j’ai utilisée (Entrückung, « extase, ravissement »), qui demeure cependant la plus claire.
4. « […] Your Body of Light may wander away uncontrolled, and be attacked and obsessed. You will become aware of this through the occurrence of headache, bad dreams, or even more serious signs such as hysteria, fainting fits, possibly madness or paralysis. Even the worst of these attacks will probably wear off, but it may leave you permanently damaged to a greater or less extent. » Aleister CROWLEY, Liber IV – Magick in Theory and Practice (1911), Chapter XVIII, I ; soit en français : « Votre Corps de Lumière peut s’éloigner, incontrôlé, et être attaqué et obsédé. Vous en prendrez conscience par le fait d’un mal de tête, de cauchemars, ou de signes plus sérieux comme l’hystérie, des crises d’évanouissement, et peut-être la folie ou la paralysie. Même la pire de ces attaques s’estompera probablement, mais pourrait vous laisser plus ou moins blessé de façon permanente. » Aleister CROWLEY, Liber IV – La Magie en Théorie et en Pratique(1911), Chapitre XVIII, I.
5. Heinrich Cornelius AGRIPPA, De Occulta Philosophia Libri Tres (1510), Cap. L.
6. Pseudo-Theophrast VON HOHENHEIM (dit PARACELSE), Philosophia ad Athenienses (1564), in Sämtliche Werke, Karl Sudhoff (1931), Das ander Buch, XXI-XXIII, pp. 415-417
7. « The vacant carcass may be entered and inhabited by the astral form of an adept sorcerer, or an elementary (an earth-bound disembodied human soul), or, very rarely, an elemental. » Helena P. BLAVATSKY, Isis Unveiled (1877), volume 2, chapter XII, p. 589 ; soit en français : « La carcasse vacante peut être pénétrée et habitée par la forme astrale d’un sorcier adepte, un élémentaire (une âme humaine désincarnée bloquée sur terre), ou, très rarement, un élémental. » Helena P. BLAVATSKY, Isis dévoilée (1877), volume 2, chapitre XII, p. 589. Mais, paradoxalement, une bonne part de l’enseignement initial de la Société Théosophique qu’elle avait co-fondée se basait sur la pratique de la projection astrale (cf. John P. DEVENEY, Astral Projection or Liberation of the Double and the Work of the Early Theosophical Society, Theosophical History Occasional Papers nº6 (1997)).
8. « Puis sept mages expérimentés faisaient la chaîne sympathique autour du corps de l’absent [NdA : l’expérimentateur néophyte] ; à tout moment, pour peu qu’un danger s’annonçât, ils pouvaient d’un effort rappeler cette âme à l’existence. […] D’ailleurs, enveloppé d’un vaste manteau de laine qu’on repliait trois fois sur lui, le corps cataleptisé reposait dans un état de salutaire isolement : en aucun cas, il ne risquait d’être envahi ou possédé. » Stanislas DE GUAITA, Essai de Sciences Maudites II, Le serpent de la Genèse, Seconde Septaine : La Clef de la Magie Noire (1897), Chapitre II : Mystères de la Solitude, pp. 192-193.
9. Terme si galvaudé qu’il en devient un bon moyen de répandre une idée vague comme un article de foi personnalisé.
10. De Guaita témoigne ainsi des croyances de son temps : « […] Si loin qu’il se soit envolé de sa prison de chair, le Périsprit [NdA : le corps subtil] reste toutefois lié à celle-ci par une chaîne sympathique d’une exquise ténuité ; ce cordon ombilical est le seul lien qui rattache encore à sa matrice objective l’âme humaine […] Si la chaîne vient à se rompre, la mort arrive instantanée, foudroyante, comme à la suite d’une rupture d’anévrisme. » Op. cit., p. 185. Déjà, autour de 1880, H. P. Blavatsky confiait les mêmes craintes dans une lettre à sa sœur : « […] But this, needless to say, only in case the thread between the two were not broken. […] Then Amen to my existence: I should die instantly. » Helena P. BLAVATSKY, Letters of H. P. Blavatsky, The Path 9, nº10 (January 1895) ; soit en français : « […] Mais, il est inutile de préciser, [la réintégration du corps] ne peut s’opérer que dans le cas où le fil entre les deux n’est pas brisé. […] Sinon, Amen à mon existence : je mourrai instantanément. » Helena P. BLAVATSKY, Lettres de H. P. Blavatsky, The Path 9, nº10 (Janvier 1895).
11. Voir par exemple Charles LANCELIN, Méthode de dédoublement personnel (1913), 4ème éd. pp. 323-343, ou encore Henry S. OLCOTT, Old Diary Leaves, First Series (1874-78) (1895), chapitre XXIV.
12. « Dans certains cas, [le corps] offre même à l’examen les symptômes d’une mort récente : la chaleur baisse très sensiblement ; la respiration cesse et le cœur ne bat plus, ou c’est d’un si faible essor que ces deux fonctions deviennent imperceptibles à l’oreille la mieux exercée. » DE GAITA, op. cit. Il s’en sort d’ailleurs par une pirouette douteuse lorsqu’il s’agit d’entrer dans l’aspect pratique du sujet : « […] Nous n’allons pas livrer la formule du Sézame, ouvre-toi, qui donne l’accès du monde astral. Nous estimons en avoir dit assez. » Id. (p. 194). Il est très probable qu’il n’ait pas expérimenté lui-même la chose, ce que semble confirmer sa description fantaisiste de l’expérience.
13. Par exemple, voir les récits autobiographiques de l’indien Lakota Heháka Sápa (« Wapiti Noir »), Wičháša Wakȟáŋ (homme-médecine) de sa tribu. John NEIHARDT, Black Elk Speaks (1932), chapitres 20-22.
14. « Pour ce plan mental, l’idéal du développement des facultés humaines se résume dans la Sortie consciente du « Double Astral ». L’Acrobate physiologiste qui réussit cette expérience élémentaire est décorée du nom de Maître en une langue barbare quelconque et l’on passe des années de régime et d’entraînement ardus pour aboutir à cette impuissance réelle, la sortie astrale solitaire et personnelle ! Il suffit de voir une seule minute dans le plan astral pour s’amuser follement à l’ahurissement du prétendu « Adepte » qui a voulu se promener sans autre guide que son orgueil et « son superbe Isolement » dans un pays où tout est collectif et hiérarchisé ! » Papus, Traité Élémentaire de Sciences Occultes (1889), p. 534. ( source )

3 réflexions au sujet de « Les principales fréquences pour pratiquer la projection astrale et les dangers du voyage astral »

  1. Luisien29

    En effet c’est hyper dangereux. Les mauvaises rencontres tu les fais automatiquement et l’encrage, tu ne sais même plus ce que c’est. Tu perds pieds avec la réalité parce que c’est addictif. Tu deviens médium. Mais on en sort. Un beau jour, tu perds tes sois disants « pouvoirs » et la vie redevient normale. Et tu es heureux et soulagé. Mais il faut le vouloir et désirer redevenir un humain normal et banal. Dans ce cas, ça marche très bien et c’est la bonne nouvelle nouvelle…

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