Parlez avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau

de | 28 juin 2016

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Parlez avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau

Les mots que vous choisissez d’utiliser peuvent littéralement changer votre cerveau.

Dr Andrew Newberg, un neuro-scientifique à l’Université Thomas Jefferson, et Mark Robert Waldman, un expert en communication, ont collaboré sur le livre « Les mots peuvent changer votre cerveau. »

En tant que psychologues, nous sommes toujours intéressés par les livres qui aident les gens à mieux communiquer (le livre appelle cela une « communication compatissante ») et le bonus ici, c’est l’aspect neuropsychologique.

Dans le livre, ils écrivent, « En effet, un simple mot a la capacité d’influencer l’ex- pression des gènes qui régulent le stress physique et émotionnel. »

« Les bons mots employés de la mauvaise manière – peuvent amener des pays à se déclarer la guerre »

Lorsque nous utilisons des mots remplis de positivité, comme « amour » et « paix », nous pouvons modifier le fonctionnement de notre cerveau en augmentant le raisonnement cognitif et l’activité située dans les lobes frontaux. En utilisant des mots positifs plus souvent que des mots négatifs, cela peut stimuler les centres de motivation dans le cerveau, traduisant nos intentions en actes.

À l’inverse, lorsque nous utilisons des mots négatifs, nous empêchons certaines substances neurochimiques de se produire, ce qui contribue aux tensions. Nous sommes tous d’une certaine manière conditionnés à craindre; c’est une manière pour notre cerveau reptilien de nous protéger des situations dangereuses en cas de survie.

Donc, lorsque nous permettons aux mots négatifs et aux conceptions de se propager dans nos pensées, nous augmentons l’activité dans le ‘centre de la peur’ de notre organisme (l’amygdale), et laissant ainsi la production des hormones du stress inonder notre système. Ces hormones et neurotransmetteurs interrompent la logique et les modes de raisonnement dans le cerveau et l’empêchent de fonctionner normalement.

Newberg et Waldman écrivent:

« Les mots de colère envoient des messages d’alarme au cerveau, et empêchent le bon fonctionnement des centres logiques et de raisonnement situés dans les lobes frontaux. »

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Parler avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau

Un extrait de leur livre nous raconte comment utiliser les bons mots * * peut littéralement changer notre réalité:

« En pensant à un ‘mot’ positif et optimiste dans votre esprit, vous animez le lobe frontal. Cette zone comprend « le centre du langage », qui est dans la partie postérieure du lobe frontal et qui se connecte directement au cortex responsable de régir notamment l’action/réaction des muscles. Et comme notre recherche l’a démontré, plus vous vous concentrez sur des mots positifs, plus vous commencez à toucher d’autres zones du cerveau.

Les fonctionnalités dans l’avant du lobe pariétal commencent à changer, en changeant votre perception de vous-même et des gens qui interagissent avec vous. Une vision positive de vous-même va vous influencer à voir le bon chez les autres, alors qu’une image négative de soi vous renferme dans la suspicion et le doute. Au fil du temps, la structure de votre thalamus va aussi changer en réaction à vos paroles, pensées et sentiments conscients. Et nous avons aussi des raisons de croire que les changements thalamiques affectent la façon dont vous percevez la réalité. »

Une étude qui a été ensuite réalisée par la Positive Psychology s’est penchée sur les conséquences de l’utilisation des mots positifs en donnant des séances d’écriture nocturnes à un groupe d’adultes âgés de 35-54 ans. Ces séances consistaient à écrire sur un papier trois choses qui s’étaient bien passées pour les participants ce jour-là, y compris une explication sur le ‘pourquoi’. Il s’est révélé que durant les mois qui ont suivi l’examen, le degré de bonheur des participants s’était amplifié, et leurs sentiments dépressifs s’étaient atténués.

En mettant l’accent sur les idées et les émotions positives, nous pouvons améliorer notre bien-être et accroître le bon fonctionnement du cerveau et des cellules de notre corps.

Alors, sur quels mots choisissez-vous de concentrer votre énergie?

Si vous avez l’impression que tout n’est pas si « rose » dans votre vie, alors je vous conseille de tenir un journal pour garder une trace du nombre de fois où vous utilisez des mots négatifs. Vous seriez surpris de voir à quel point il est simple de trouver une solution pour une vie meilleure. Changer vos mots peut littéralement changer votre vie.

Source Parler avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau:

www.everydayhealth.com/columns/therese-borchard-sanity-break/420/

sharpbrains.com/blog/2012/07/09/how-do-words-such-as-yes-and-no-change-our-brains-and-lives/

www.andrewnewberg.com/

markrobertwaldman.com/

Sandra Véringa

Après Parler avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau voir aussi :

13 réflexions au sujet de « Parlez avec gentillesse : Comment vos mots restructurent littéralement votre cerveau »

  1. Michel G

    Afin d’accélérer la restructuration neuronale, il conviendrait d’ajouter trois autres supports aux nouveaux mots de gentillesse que l’on apprend à introduire dans son vocabulaire.

    Le premier serait le sentiment d’amour afin de joindre une tension émotionnelle à la pensée gentille que l’on exprime, cela déclenchera un signal correspondant dans l’amygdale qui prendra ensuite tout son sens lorsqu’il traversera l’hippocampe avant d’aller s’enregistrer dans le cortex cérébral.

    Les second et le troisième supports seraient la vision et le son. Visualiser le geste de gentillesse qui correspond à la pensée gentille exprimée verbalement et au sentiment qui l’accompagne, va créer un signal correspondant dans la région des tubercules quadrijumaux (culliculus supérieur et inférieur) du mésencéphale du tronc cérébral médian, ce signal sera immédiatement transmis à la glande pinéale qui va l’amplifier et ainsi modifier la structure de la mélatonine et de la sérotonine en laissant s’échapper dans le circuit neuronal quelques molécules de DMT. Celles-ci vont induire les caractères réalistes de l’intention en les imprimants dans les connexions des neurones spécialisés du cortex auditif et visuel.

    Voyons par un exemple : j’ai envie de transmettre une intention positive à une personne en particulier. Je trouve d’abord les bon mots qui reflètent mon intention. Par exemple : « Ta douce présence me donne le goût de devenir meilleur », c’est une formulation qui possède une charge très forte. Ensuite, je m’isole un peu pour entrer en état de méditation, je fais le vide autour et laisse s’installer le calme à l’intérieur. Alors je visualise la scène suivante : Je rencontre la personne, je vais spontanément vers elle, je la regarde avec amour, je la touche de mes mains et en la regardant droit dans les yeux, je lui dit tendrement dans mes propres mots mon intention gentille, empreinte des vibrations de mes sentiments, puis je l’enlace gentiment jusqu’à bien sentir au plus profond de moi-même que mon intention à touché son but en étant accueillie par la personne à qui je l’ai transmise. Prendre ensuite le temps de laisser se dégager et se développer les bienfaits, en soi et autour de soi, comme un rayonnement vibratoire de l’intérieur vers partout autour.

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    1. Marie- Odile

      Magnifique proposition… Mais accessible à une personne qui a déjà fait un joli travail sur elle-même.

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  2. Villani

    je serai très intéressé pour connaitre la sortie de ce livre merci de me tenir au courant
    cordialement Rudy Villani

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    1. ROHR

      Voulez-vous parler du livre Andrew NEWBERG Mark ROBERT WALDMAN Words can change your brain ? Le titre exact est bien Les mots peuvent changer votre cerveau. Il semble que l’édition en français n’existe pas encore. Cordialement,

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  3. marie france

    bonjour
    je trouve cela interessant mais on peut se procurer ou le livre du docteur en francais car rien trouver et amazone c est rare ….merci de info

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  4. Sylvie Loof

    Bonjou, j’ai eu un accident d’auto. Ma tête a fait un va et vient. Depuis, j’ai des problèmes au niveau du coup. J’ai des accouphènes, philtrage de bruits difficile, je peux écouter une personne à la fois. Quand il y a plusieurs personnes qui parlent en même temps je dois me retirer. Il arrive qu’il y a élancement du coup jusqu’au nez et cela me fait pleurer. J’ai toujours une barre dans le front. Au niveau du cortex sensibilité. Cela arrive que j’ai l’impression qu’il y a étirement des mes yeux vers le haut. Difficultéde concentration. Difficulté à envoyer ma tête vers l’arrière et de la penché vers l’avant. Cela arrive qu’il y a comme des courrant électrique dans la tête.

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  5. ROHR

    Oui et on peut aussi enseigner à vivre dans le coeur comme le font les Indiens Kogis et d’autres peuples dits premiers ou primitifs (de façon erronée car ils ont beaucoup à nous apprendre). Parler davantage du coeur que du cerveau. Le coeur est un cerveau plus important c’est le réel patron dans le corps. Développer la Fraternité la compassion la présence à soi. Devenir plus humain. Au lieu de se laisser détruire par la fascination technologique destructrice à long terme.

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