Neuf puissantes leçons de vie tirées des enseignements d’un Moine

de | 15 février 2016

enseignements-d-un-Moine

Neuf puissantes leçons de vie tirées des enseignements d’un Moine

J’ai longtemps souffert de problèmes d’estomac et d’anxiété.

Un jour j’ai eu la chance de rencontrer un médecin spécialiste compatissant et bouddhiste pratiquant qui m’a envoyé voir un moine ermite taoïste spécialisé dans la méditation et les arts martiaux. Je me suis retrouvé à poursuivre un processus de guérison via la méditation jusqu’à ce qu’il fasse partie intégrante de ma vie, et je suis parti à la découverte de moi-même.

Voici les 9 leçons que j’ai tirées des enseignements d’un Moine:

1. Essayez jusqu’à ce que ça marche.

La leçon de vie la plus importante que j’ai apprise c’est d’essayer quelque chose à trois reprises (parfois même à quatre) avant de baisser les bras et passer à autres choses. En outre, même après plusieurs tentatives, vous devez apprendre à aborder une situation difficile sous plusieurs angles différents.

Si vous continuez d’essayer, vous finirez par arriver là où vous le souhaitez.

2. La réponse à votre question est à l’intérieur de vous.

Dans le cadre de la formation du programme original au monastère, un moine ne répond pas directement aux questions d’un étudiant à moins qu’elles ne soient bien pensées.

Comme le dit un proverbe chinois: « Les professeurs ouvrent les portes mais vous devez entrer vous-même. »

Certaines formes de bouddhisme zen offrent un programme de formation très semblable. Il y a un vieux dicton (provenant des moines taoïstes) qui dit: « Dans la fabrication d’une table à quatre coins, l’enseignant montre à l’élève comment former un angle. C’est ensuite à l’étudiant de comprendre comment faire les trois autres. »

Ils font cela pour pouvoir préparer un élève à faire face à des problèmes pour lesquels il n’a pas été préparé dans le monde réel.

Je me suis rendu une fois en Corée du Sud, et j’ai trouvé tellement intéressant de constater à quel point il est essentiel de compter sur son intuition lorsque vous ne parlez pas la langue d’un pays.

Il peut être compliqué par exemple, de communiquer votre destination au chauffeur de taxi où l’emplacement de votre hôtel, si celui-ci ne sait même pas parler anglais. Il m’a fallu sortir du taxi à plusieurs reprises pour demander à des inconnus d’expliquer en coréen au chauffeur comment me rendre à mon hôtel.

À chaque fois que nous essayons de nouvelles choses dans la vie, il est essentiel d’aller dans de nouveaux endroits avec juste une petite quantité d’informations. Le monde réel ne nous donne pas toutes les réponses. Le plus grand professeur est à l’intérieur de nous.

3. La vraie sagesse dans la vie vient du fait de faire quelque chose et d’échouer.

Avant que je commence la méditation, j’avais pour habitude de me fâcher quand j’essayais et ratais quelque chose.

Je travaille dans la vente depuis mon plus jeune age. Je me rappelle m’être souvent fâché contre moi-même lorsque aucune vente n’était conclue.

A chaque fois que je me faisais rejeter, je me fâchais contre moi-même, et voulais laisser tomber mon emploi. Mais je continuais à échouer encore et encore, jusqu’à me sentir à l’aise dans ce domaine.

Je me souviens que lorsque j’ai commencé à faire de la méditation j’ai été confronté à plusieurs problèmes. Au début par exemple, il m’était difficile de rester calme. Cependant, lorsque je m’y tenais, ça devenait généralement plus facile.

J’essayais pendant plusieurs minutes, puis tous les jours, et avec le temps, je consacrais progressivement plus de temps à la méditation.

Lorsque nous luttons, nous apprenons davantage sur nous-mêmes et sur ce que nous devons renforcer pour devenir plus fort.

Neuf puissantes leçons de vie tirées des enseignements d’un Moine

Leçons de vie tirées des enseignements d’un Moine

4. Lorsque vous commencez à faire de la méditation vous reconnaissez la forme d’égotisme de l’esprit.

Tout ce qui se trouve dans le monde de l’ego est le résultat de la comparaison. J’avais souvent tendance à me comparer aux autres vendeurs et je m’apitoyais sur mon sort parce que je ne faisais pas autant d’argent qu’eux.

Quand j’ai commencé à faire de la méditation, j’ai construit le mur de la séparation avec cette mentalité égoïste qui poussait constamment mon esprit à faire ces comparaisons.

Beaucoup d’entre nous tentent des choses et se font rejeter, donc nous renonçons. Pire encore, nous nous blâmons longuement et déprimons par la suite. Lorsque j’ai commencé à faire de la méditation, j’ai su identifier mon ego et être en mesure de construire son mur de séparation.

Voilà ce qui arrive lorsqu’on médite: Nous nous séparons de la partie de nous-mêmes qui fait des comparaisons; et commençons à apprendre à vivre une vie qui ne gît pas dans l’alter ego.

5. Nous devons être à la fois compatissant et résilient.

Le moine ne rendait notre rencontre possible que si je l’appelais à trois reprises au minimum. Je détestais cette partie du rite. J’avais pour habitude de l’appeler encore et encore, sans qu’il ne fournisse jamais de réponses. Mais c’est ainsi que va la vie. Combien de fois dans la vie réelle vous êtes amené à appeler ou envoyer un email à quelqu’un pour que les choses se fassent? Cela impose généralement plusieurs interventions.

La plupart d’entre nous s’en prennent à eux-mêmes lorsqu’ils essayent de faire quelque chose et qu’ils échouent. À l’époque, je détestais cette partie de la formation, mais aujourd’hui je pense que c’était l’une des leçons de vie les plus importantes.

Il y a un proverbe taoïste qui dit: « Doux comme le coton à l’extérieur, dur comme l’acier à l’intérieur. »

Il nous rappelle de faire preuve de compassion, et non de faiblesse.

6. La patience est une vertu.

Le moine me faisait toujours attendre – c’était effroyable.

Par exemple, le jour où je suis arrivé chez lui pour la formation, il m’a fait attendre pendant environ une demi-heure, ça durait parfois plus longtemps. Nous sortions parfois dîner le vendredi soir, et il venait au restaurant une heure plus tard.

Il me disait de le rejoindre dans un restaurant particulier à 7:00. Et quand je m’y rendais, il n’était pas présent. Donc, j’attendais patiemment assis à une table, à consulter mon téléphone, faisant semblent d’envoyer des sms à quelqu’un, sans prêter attention à ce qui se passait autour de moi.

Notez ceci; je ne pouvais même pas l’appeler. Je ne pense pas que ce moine ait allumé son téléphone une fois dans sa vie. Et puis, il arrivait vers 8h15, agissant comme si de rien n’était.

Sa première question était toujours: « Comment vont ta mère et ton père? » (Bien évidemment, dans ma tête, je pensais « Que voulez-vous dire par: ‘Comment vont mon père et la mère?’. Ça fait une heure et quinze minutes que j’attends ici à me tourner les pouces) ».

Mais au bout de quelques années cela ne me dérangeait plus, de plus, cette preuve de patience a eu des répercussions dans tous les domaines de ma vie.

Grace à cette formation, je peux dire honnêtement que je me mets très rarement en colère.

Je suis rarement agité quand je dois attendre en file, ou lorsque quelqu’un me coupe la route sur l’autoroute.

La patience est le don du calme intérieur.

7. Le détachement de l’ego. 

Dans un premier temps, il est difficile de s’asseoir seul dans un restaurant. Vous éprouvez constamment de la crainte, et vous avez l’impression que les gens pensent probablement que vous êtes un perdant parce que vous êtes assis là  tout seul. Mais la réalité est, que vous ne serez jamais heureux si vous vous souciez de ce que les gens pensent de vous!

Avant que je commence la méditation, je m’énervais sur à peu près tout. Maintenant, plus rien ne me dérange vraiment. Récemment, j’étais à l’aéroport et il y avait un retard de plusieurs heures sur mon vol. J’ai utilisé ce temps pour méditer. Il y a dix ans, ça m’aurait extrêmement bouleversé. Un retard d’avion aurait ruiné toute ma journée.

Lorsque vous lâchez-prise des besoins de l’ego, il est plus facile d’accepter et de profiter au mieux tout ce qui vient à vous.

8. Dans le taoïsme, il est dit: « Une personne bienveillante n’a aucun ennemi » 

C’est l’ennemi de l’intérieur qui cause toutes nos peurs, nos soucis et nos insécurités. Si vous en venez à terme avec cet ennemi intérieur, cela aura un impact sur l’ensemble de votre vie. C’est l’identification avec le « soi / ego » qui engendre toutes sortes de problèmes dans la vie.

Combien de fois nous nous empêchons de saisir notre chance à cause de la peur? Pensez à toutes les craintes qui vous viennent trop souvent à l’esprit et qui vous empêchent d’être réellement heureux. Si vous pouvez vaincre l’ennemi en vous-même, vous n’aurez pas d’ennemi en dehors du soi.

9. Le bonheur vient de l’intérieur, et aussi de l’extérieur.

J’ai appris cela en observant le médecin bouddhiste que j’avais rencontré. Il avait l’habitude de méditer dans son bureau avant d’interagir avec ses patients. Il était l’une des personnes les plus heureuses et compatissantes que j’ai connues.

En créant le bonheur intérieur, il était en mesure d’augmenter cet état émotionnel en la transmettant à d’autres personnes.

Nous devons cultiver le bonheur à partir de l’intérieur, et le répandre autour des personnes avec qui nous interagissons. Le moine disait souvent: « Tout le monde a un but ou une mission dans la vie. »

Nous devons trouver le bonheur à l’intérieur de nous-mêmes, et trouver aussi notre but à l’extérieur de nous-mêmes.

Nous devons apprendre à nous élever de cette matière.

Source : Neuf puissantes leçons de vie tirées des enseignements d’un Moine   tinybuddha.com

Sandra Véringa


Photo by h.koppdelaney

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *