6 leçons de vie que tout le monde peut apprendre de Mère Teresa

de | 17 avril 2018

Mère-Teresa

6 leçons de vie que tout le monde peut apprendre de Mère Teresa

En 1928, à l’âge de dix-huit ans, elle entre à l’Institut des Sœurs de Lorette, en Irlande. En 1929 elle est envoyée à Calcutta. En 1931, après deux années de noviciat, elle fait sa première profession de foi et prend le nom de Teresa. Elle enseigne la géographie à l’école Sainte-Marie à Calcutta où elle est nommée directrice en 1944. Elle reçoit l’appel de consacrer sa vie aux pauvres des bidonvilles. En 1946 avec le soutien de l’archevêque de Calcutta, elle obtient du pape Pie XII la permission de quitter l’ordre des Sœurs de Lorette.

Pendant 50 ans la vie de Mère Teresa a été marquée par la grande épreuve spirituelle de la nuit de la foi. Elle était assaillie par le doute concernant l’existence de Dieu. Ces années de nuit intérieure constituent un trait important de sa figure spirituelle. C’était un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière un visage paisible qu’elle avait en public. Personne ne savait qu’elle était aussi tourmentée. Cette épreuve de la nuit de la foi apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication en 2007 d’un ouvrage compilant 40 lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu’elle voulait voir détruites pour certaines.

Le pape François a approuvé un second miracle attribué à Mère Teresa. ouvrant la voie à la canonisation de la religieuse en septembre prochain. Célèbre pour son engagement auprès des malades dans la grande cité de l’est de l’Inde, elle devrait être canonisée le 4 septembre 2016 à Rome.

L’archevêque de Calcutta, Thomas D’Souza, a annoncé que le Vatican avait reconnu, par son intercession, qu’elle avait guéri un Brésilien souffrant de multiples tumeurs au cerveau en 2008. « J’ai été informé par Rome que le pape François avait reconnu un second miracle attribué à Mère Teresa », a-t-il à Calcutta.

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Voici 6 leçons de vie que tout le monde peut apprendre 

1. Soyez humble

« Nous pouvons pratiquer l’humilité par ces quelques moyens : parler de soi aussi peu que possible. S’occuper de ses affaires. Éviter d’être curieux. Accepter les contradictions et la correction joyeusement. Faire abstraction des erreurs des autres. Accepter les insultes et les blessures. Accepter d’être méprisé, oublié ou détesté. Être gentil et doux même dans la provocation. Ne pas voler la dignité de quelqu’un. Toujours choisir le plus difficile. »

« Si vous êtes humble, rien ne peut vous toucher, pas plus les louanges que les critiques, parce que vous savez bien ce que vous êtes. »

2. Faites ce que vous pouvez à votre niveau

« Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. »
« Nous avons le sentiment que ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais cet océan ne serait pas ce qu’il est sans cette goutte d’eau. »
« Je fais des choses que vous ne pouvez pas faire, vous pouvez faire des choses que je ne peux pas faire, ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. »

3. Ne prenez pas tout au sérieux.

« Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et égocentriques. Aimez-les tout de même ! »

4. Ne soulignez pas les erreurs des autres.

« L’amour intense ne se mesure pas. Il se donne. »
« J’ai découvert un paradoxe. Si vous aimez jusqu’à la douleur, il n’y a plus de douleur, seulement plus d’amour. »
« Quelquefois, nous croyons que la pauvreté n’est pas d’avoir faim, d’être dévêtu ou sans abri. La pauvreté la plus grande est celle d’être rejeté, pas aimé et sans soin. Nous devons commencer à remédier à ce type de pauvreté dans nos propres maisons. »

5. Ayez toujours de bonnes manières quoiqu’il arrive.

« Rencontrons-nous toujours les uns les autres avec le sourire, le sourire est le début de l’amour. »

« Propagez l’amour partout où vous allez: premièrement dans votre propre maison. Donnez de l’amour à vos enfants, votre femme ou mari, à un voisin… Ne laissez jamais personne venir à vous sans repartir mieux et plus heureux. »

« L’amour commence chez soi, et ce n’est pas la quantité de ce que nous faisons… mais combien d’amour nous avons mis dans cette action. »

« Si vous jugez les gens, vous n’avez pas le temps de les aimer. »

« Une vie non vécue pour les autres n’est pas une vie. »

6. Empruntez le chemin le plus difficile.

“Ne soyons pas satisfaits de simplement donner de l’argent. L’argent n’est pas assez, l’argent est un bien que l’on peut se procurer, mais l’amour doit être reçu en cadeau. Répandez donc l’amour partout où vous allez.”

« N’attendez pas les dirigeants, faites-le seul, de personne à personne. »

« Soyez fidèle dans les petites choses, car c’est en elles que réside votre force. »

« Touchons les mourants, les pauvres, les personnes seules et les indésirables selon les grâces que nous avons reçues et ne soyons pas confus ou lents pour faire l’humble travail. »

4 réflexions au sujet de « 6 leçons de vie que tout le monde peut apprendre de Mère Teresa »

  1. sylvain

    Elle montrait par l’exemple que c’est l’intensité de l’amour que nous mettons dans nos gestes qui les rendent beaux aux yeux de Dieu. Cette joie du don ouvre les cœurs blessés à la tendresse et répond à la soif de Jésus qui veut être tout pour tous.
    En septembre 1946, Mère Teresa est envoyée au couvent de Lorette à Darjeeling pour sa retraite annuelle. Le 10 septembre, pendant son voyage en train, elle ressent un fort attrait intérieur à se donner complètement au service des plus pauvres. Jésus lui fait sentir sa soif immense d’amour; il veut être consolé dans ses pauvres. Le message est sans ambiguïté; elle doit quitter le couvent et se consacrer entièrement aux pauvres en allant vers les trous obscurs des bidonvilles. Elle considèrera ce jour, célébré plus tard sous le nom de « jour de l’inspiration », ou de « l’appel dans l’appel », comme la date de naissance des Missionnaires de la Charité.

    Le 8 août 1948, à l’âge de trente-huit ans, elle reçoit enfin de Rome la permission de mener une vie consacrée hors clôture. Elle dépose l’habit des sœurs de Lorette et prend le sari blanc avec bordure bleue et croix sur l’épaule, symbole de sa volonté d’imiter Marie et de servir le Christ dans ses pauvres. En 1952, elle fonde un hospice pour les mourants, symbole de sa mission de compassion et de joie envers les plus démunis. Les médias commencent à s’intéresser à elle, le monde la découvre, de nouvelles fondations de sa communauté naissent un peu partout. La religieuse répond à tous en voulant étancher la soif Jésus.

    «I thirst» : «J’ai soif». Ce cri de Jésus en croix est écrit sur les murs des chapelles des Missionnaires de la Charité. C’est le pivot de la spiritualité de Mère Teresa et la raison d’être de la Congrégation. Elle l’écrit clairement, le 25 mars 1993, aux membres de sa congrégation :

    «Pour moi, il est très clair que tout chez les Missionnaires de la Charité (M.C.) vise uniquement à étancher la Soif de Jésus […] La Soif de Jésus est le foyer, le point de convergence, le but de tout ce que sont et font les Missionnaires de la Charité. L’Église l’a confirmé plusieurs fois : «notre charisme est d’étancher la Soif de Jésus, Soif d’amour pour les âmes, en travaillant au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres» […] Tant que vous ne saurez pas, et de façon très intime, que Jésus a soif de vous, il vous sera impossible de savoir celui qu’il veut être pour vous ; ni celui qu’il veut que vous soyez pour lui.»

    Si le but est clair, le moyen pour y arriver l’est autant : se donner aux autres, spécialement ceux et celles qui sont affamés, malades, nus, prisonniers, étrangers. C’est à eux que le Christ s’identifie. «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40). Mère Teresa ne séparera jamais le but et le moyen : «Tant que vous n’écouterez pas Jésus dans le silence de votre cœur, vous ne pourrez pas l’entendre dire «J’ai soif» dans le cœur des pauvres… Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous».

    La nuit de la foi

    La religieuse de la rue veut aimer jusqu’au bout malgré de grandes ténèbres intérieures qui dureront une cinquantaine d’années. Elle est configurée au Christ, participant à sa Passion dans son âme. En juillet 1959, elle parle de ses ténèbres au père Picachy, sous forme de prière. Dans ses écrits, elle utilise souvent le tiret, comme pour exprimer sa hâte d’aller à l’essentiel.

    « Seigneur, mon Dieu, qui suis-je pour que Vous me rejetiez ? […] J’appelle, je m’accroche, je veux – et il n’y a personne pour me répondre. […] Les ténèbres sont si sombres – et je suis seule. – Indésirable, abandonnée […] Où est ma foi ? – Même au plus profond, tout au fond, il n’y a rien d’autre que le vide et l’obscurité. – Mon Dieu – qu’elle est douloureuse, cette souffrance inconnue. Cela fait mal sans cesse. – Je n’ai pas la foi. (Viens sois ma lumière, p. 218)

    Son sourire cache une multitude de douleurs. Tout est obscurité en elle. Elle partage l’agonie avec Jésus, jusqu’à son cri ultime sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné »? (Mt 27, 47). Elle traverse ainsi le XXe siècle en se sentant solidaire des pauvres et des rejetés qui cherchent dans la nuit une lumière, une espérance, un sens. Le 6 mars 1962, elle écrit au père Neuner ces paroles prophétiques : « Si jamais je deviens sainte – je serai certainement une sainte des « ténèbres ». Je serai continuellement absente du Ciel – pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre ».

    Le père Neuner l’éclaire en lui montrant que ses ténèbres ne sont pas une purification de ses imperfections, mais une participation à la souffrance rédemptrice du Christ et une identification avec les pauvres qu’elle sert, éprouvant dans son âme le rejet qu’ils vivent et leur manque de foi en Dieu. C’est pour elle une libération, car elle se sent encore plus proche de Jésus souffrant. « Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d’un autre à partager. » Elle puise dans la prière la force d’aimer et de s’unier au Christ : «Mon secret est infiniment simple. Je prie. Par la prière, je deviens une dans l’amour avec le Christ. Je saisis que Le prier, c’est L’aimer».

    La foi chrétienne n’est pas d’abord une doctrine ou une morale, c’est un toucher et une rencontre. Ce que nous faisons à l’un d’entre nous, comme donner un verre d’eau, c’est au Christ que nous le faisons. Toucher l’être humain, c’est toucher le corps du Christ; aimer l’un, c’est aimer l’autre. Tel a été l’exemple de la sainte de Calcutta qui n’a cessé de dire au monde que le manque d’amour est la plus grande pauvreté et la plus terrible solitude. Elle recevra le prix Nobel de la paix en 1979.

    Mère Teresa meurt à Calcutta le 5 septembre 1997 à l’âge de 87 ans. Elle laissait derrière elle 4,000 sœurs et 550 frères, répartis dans 517 missions de 120 pays. Elle est béatifiée six ans plus tard par Jean-Paul II. Le pape François la canonisera à Rome le 4 septembre 2016. Sa fête liturgique au calendrier romain est fixée le 5 septembre.

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  2. Michel

    Ci dessous un extrait de sa biogarphie, ou on parle Mere du Cenacle des Lorette (une mauricienne, Eugénie Langlois) ) de Calcutta. qui l’a bien connue.

     » One interesting fact is that the famous Mother Teresa of the Missionaries of Charity started her work in St. MaryÆs when Mother du Cenacle was in charge of the School. So, as a young nun, Mother Teresa would have been guided and inspired by Mother du Cenacle. « 

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  3. Michel

    Mére Terésa .. du plus haut des cieux regardez à Laneuveville aux bois en Meuthe et moselle Véronique et Michel atteint tous les deux de cancer et si vous pouvez leur venir en aide … merci à vous et reposez en paix grande Dame ..
    Notre coeur se tourne vers vous ..

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