Avez-vous tendance à trop réfléchir? Les bouddhistes ont un message pour vous

de | 6 octobre 2017
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Avez-vous tendance à trop réfléchir? Les bouddhistes ont un message pour vous

Image crédit : Shutterstock

Avez-vous tendance à trop réfléchir? Les bouddhistes ont un message pour vous

Nous avons tous des problèmes. Plus ou moins gros.

Mais peu importe ce que la vie vous lance, une chose reste vraie :

Nous y pensons. Nous pensons aux solutions et aux soucis, que ce soit productif ou non.

Néanmoins, parfois, ces pensées peuvent devenir tellement obsédantes qu’il est impossible de s’arrêter.

Mais si nous voulons agir dans notre vie et vivre dans le moment, nous devons apprendre à les arrêter.

Mais il y a un problème que nous connaissons tous, plus nous essayons d’arrêter de penser, plus notre pensée devient intense.

Alors, que pouvons-nous faire ?

Selon le bouddhisme, il s’agit d’apprendre l’art de l’acceptation et le lâcher prise.

Voici d’excellents conseils du maître bouddhiste Osho sur la façon de cultiver un esprit calme.

Comment arrêter de réfléchir

Avez-vous tendance à trop réfléchir? Les bouddhistes ont un message pour vous:

Selon Osho, la première chose à réaliser est qu’on ne peut pas interrompre la réflexion. Elle ne s’arrête que lorsqu’on laisse l’esprit tranquille :

« La pensée ne peut être arrêtée, non pas qu’elle ne puisse pas s’arrêter, mais elle ne peut pas être arrêtée. Elle s’arrête d’elle-même. Il faut comprendre la distinction, autrement vous perdrez la tête. L’état de non-pensée ne peut pas être atteint en arrêtant de penser, mais quand il n’y a plus la pensée, il y a la non-pensée. Chaque effort que vous ferez pour arrêter créera plus d’anxiété, un conflit et vous serez en dilemme constant avec vous-même. Cela n’aidera pas. »

Cependant, Osho admet que si vous vous forcez à arrêter de penser, vous réussirez. Cependant il prévient que vous ne rencontrerez pas la vraie tranquillité :

« Et même si vous réussissez à l’arrêter de force pendant quelques instants, ce ne sera pas une réussite, car ces instants seront presque morts, ils ne seront pas en vie. Vous pourrez ressentir une sorte de tranquillité, mais pas le silence, car une tranquillité forcée n’est pas un silence. Sous celui-ci, au fond de l’inconscient, l’esprit réprimé continue à fonctionner. Donc, il n’y a aucun moyen d’arrêter l’esprit, mais l’esprit s’arrête, c’est certain. Il s’arrête de lui-même. »

Au lieu de cela, Osho dit qu’il est beaucoup plus fructueux d’apprendre l’art de l’acceptation et de simplement observer l’esprit fonctionner :

« Observez, n’essayez pas d’arrêter. Il n’est pas nécessaire d’agir contre le mental. Et d’ailleurs qui le ferait ? Le mental se battra contre le mental lui-même. Vous diviserez votre esprit en deux : celui qui essaie de le défendre, le meilleur, qui essaie de tuer l’autre partie, ce qui est absurde. C’est un jeu stupide. Cela peut vous rendre fou. N’essayez pas d’arrêter l’esprit ou la pensée, il suffit d’observer. Laissez-le totalement libre. Laissez-le aller aussi vite qu’il veut. N’essayez même pas de le contrôler. Soyez simplement un témoin. C’est beau ! »

Osho dit que vous commencerez à créer un espace entre l’observateur et l’esprit, ce qu’il appelle poétiquement « le goût du Zen ».

« Plus votre perception est profonde, plus votre conscience devient profonde, et il commence à y avoir des espaces, des intervalles. Une pensée vient et une autre n’est pas venue. Un nuage est passé, un autre vient, il y a un espace. Vous aurez le goût de la Non- Pensée. Vous pouvez appeler ce goût Satori, Zen, Yoga ou peu importe le nom que vous vouliez lui donner. Dans ces petits espaces, soudain, le ciel est clair et le soleil brille. Soudain le monde est plein de mystères car toutes les barrières sont tombées. L’écran sur vos yeux n’est plus là. ».

Osho dit que finalement, le non-attachement vous donnera plus de contrôle sur l’esprit.

« Le non-attachement est la façon de l’arrêter sans aucun effort pour l’arrêter. Et lorsque vous commencez à profiter de ces moments heureux, votre capacité à les retenir pour de plus longues périodes se développe. Enfin, un jour, vous finissez par devenir maître. Ensuite, quand vous voulez penser, vous pensez. Si la pensée est nécessaire, vous l’utilisez. Si la pensée n’est pas nécessaire, vous la laissez se reposer. Ce n’est pas que le mental n’est plus là, mais vous pouvez l’utiliser ou ne pas l’utiliser. Maintenant la décision vous appartient. Tout comme vos jambes, si vous voulez courir, vous les utilisez, et si vous ne voulez pas courir, vous les laissez simplement se reposer, les jambes sont là. »

Alors, quelles techniques peut-on utiliser pour tranquilliser l’esprit ? Premièrement, Osho met en garde contre les drogues :

« L’esprit moderne est très pressé. Il veut des méthodes instantanées pour arrêter l’esprit. Par conséquent les drogues attirent. Vous pouvez forcer l’esprit à s’arrêter en utilisant des produits chimiques, des drogues, mais cette façon de faire est violente. Ce n’est pas bon. C’est destructeur. De cette façon, vous ne deviendrez pas un maître. Vous êtes peut-être capable d’arrêter l’esprit grâce aux drogues, mais vous ne deviendrez pas le maître. Vous avez simplement changé le patron et vous avez changé pour le pire. »

Au lieu de cela, Osho dit qu’utiliser une technique comme la méditation est une bonne façon de contrôler l’esprit, car c’est la façon de comprendre le mental sans aller contre lui.

« La méditation n’est pas un effort contre l’esprit. C’est une manière de comprendre l’esprit. C’est une manière très aimante d’assister l’esprit, mais, bien sûr, il faut être très patient. Cet esprit que vous portez dans votre tête a surgi au cours des derniers siècles, millénaires. Votre petit esprit transporte tout l’expérience de l’humanité, et pas seulement de l’humanité : des animaux, des oiseaux, des plantes, des rochers. Vous avez traversé toutes ces expériences.

Tout ce qui s’est produit jusqu’ici s’est également produit en vous. Dans une très petite coquille, vous avez toute l’expérience de l’existence. C’est ce que vous pensez. En fait, dire que c’est à vous n’est pas vrai : c’est collectif, cela nous appartient tous. »

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