L’estime de soi est un processus essentiel

de | 23 décembre 2017

processus essentiel

Image crédit : Pixabay

L’estime de soi est un processus essentiel

Par Elvis Lester

Ce texte, suggéré par Anna Margolina, fut rédigé par Elvis Lester, un des meilleurs formateurs américains en PNL (Programmation neurolinguistique). RP

« Nous savons que “l’estime de soi” est un processus (une stratégie) essentiel. Avoir de l’estime pour soi peut signifier plusieurs états (acceptation, appréciation, amour, permission, gratitude pour ces dons/talents/forces qui nous sont propres), pensant plusieurs choses positives sur soi ou s’estimer de manières factuelle et impartiale, états qui vous propulsent vers l’avant pour que vous perfectionniez vos compétences dans les domaines où vous performez (si, bien sûr, vous considérez qu’il vaut la peine de les poursuivre).

Plusieurs autres applications – y compris relationnelles, spécialement votre attitude face à quelqu’un qui vous juge, qui est condescendant ou outrageusement avilissant – s’efforçant de marginaliser ou de diminuer la valeur de vos talents ou, encore, vos perspectives d’avenir (cas extrêmes). Cela peut prendre la forme d’un comportement discriminatoire, préjudiciable, de supériorité/infériorité envers l’autre (moi supérieur/toi inférieur ou, encore plus probable, de leur propre “complexe d’infériorité ou de supériorité” ce qui, en passant, dénote chez une telle personne, une piètre estime de soi).

Si “l’estime que vous avez de vous-même” est solide et acquise – signifiant que vous vous tenez en haute estime, que vous sachiez qui vous êtes et ce en quoi vous êtes doué ou excellez, sachant ce que vous devez apprendre pour devenir encore meilleur5 et que, de toute évidence, vous savez déjà quoi faire pour donner le meilleur de vous-même (vous donnant à 100 % dans vos exécutions et les responsabilités que vous acceptez d’emblée d’assumer), il sera alors fort peu probable que vous accordiez une quelconque crédibilité (ou perdiez votre temps à lui accorder ce pouvoir) à ce que fait ou dit cette personne (lancer des dards ou des remarques acerbes à votre sujet ou vous placer, à ses yeux, dans une position inférieure).

Vous savez déjà, en votre for intérieur, que vous êtes fidèle à vous-même et que tout autre commentaire ou enjeu ne représente que ce qu’il est – une tentative dérisoire pour vous déstabiliser, vous réduire ou vous rabaisser. Heureusement, vous les considérez pour ce qu’ils sont — un comportement individuel qui ne met en cause que cet individu et non vous (car vous gardez à l’esprit ce qui est le mieux pour vous, dans votre intérêt supérieur)

Votre pouvoir de clarification, votre jugement sûr et votre évaluation impartiale entreront en jeu et vous feront réaliser que, parfois, moins veut dire plus – moins de contact avec cet individu ou cette organisation vous permettra de vous concentrer sur ce qui importe à vos yeux afin de poursuivre votre chemin.

Ne perdez pas votre temps avec ceux qui vous intimident ou vous discréditent. Et s’il arrive qu’une telle personne soit quelqu’un que vous aimez – faites attention à vous tout en étant tolérant – car si vous ne lui dites pas ce que vous pensez, qui le fera ? Faites preuve d’INTELLIGENCE – tenez-vous debout et protégez ce que vous êtes vraiment… Vous avez le pouvoir de dire Oui ou Non (oui à ce que vous tenez comme véridique vous concernant & non – ici, il vous appartient de le déterminer), de réaliser qu’assez, c’est assez & d’entreprendre les actions appropriées afin que vous progressiez dans la vie pour vivre pleinement vos valeurs et savourer chaque merveilleuse journée de votre vie… »

Dans son livre, Bégaiement, bégaiements, Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel dit ceci :

« L’estime de soi est l’acte de porter sur soi-même, ses attributs, ses capacités ou ses performances, un jugement positif ou négatif.» (Dictionnaire de psychothérapie cognitive et comportementale, Daniel Nollet et Jacques Thomas)

« Cette estime se bâtit sur la connaissance de soi, le sentiment de confiance en soi, l’impression de compétence, le sentiment d’être accepté et d’appartenir à un groupe. Selon André et Lelord, elle serait issue de l’amour de soi (acceptation et respect inconditionnels pour sa propre personne – Gayraud-Andel et Poulat), de la vision de soi et de la confiance en soi (se sentir capable d’agir et de réagir de façon adéquate dans les aléas de sa propre existence) ».

PRÉCISIONS DE BOB BODENHAMER

Mes années de thérapie m’ont amené à la conclusion qu’un « faible ego » représente un frein important dans la capacité d’un client de changer. J’ai en effet travaillé avec des clients qui ne pouvaient simplement pas entreprendre ces recadrages mentaux que je leur proposais. Ils ne s’estimaient pas suffisamment pour croire qu’ils pouvaient implanter de tels changements. De plus, ils ne croyaient pas posséder cette nécessaire confiance en soi pour accomplir ce qu’ils attendaient de la vie.

Leur devise était : « Je ne peux faire cela. C’est pour les autres, ceux qui peuvent y parvenir. Je ne peux simplement pas y arriver. »

Parlant en tant que thérapeute, il s’avère très difficile d’aider de tels individus. Ils sont souvent sous forte médication, ce qui peut fort bien produire une personne à ce point droguée qu’elle ne puisse entreprendre de changements cognitifs. Mais la plupart de ceux que j’ai rencontrés avaient de sérieux problèmes d’ego : faible estime de soi ; peu de confiance en eux, démontrant l’état d’esprit d’une « victime », d’une personne déprimée ; une manière passive de composer avec le stress ; centrés sur soi et leurs problèmes ; et un impossible Modus Operandi par lequel ils criaient à tout vent leur croyance de ne pouvoir régler leurs problèmes, ni maintenant ni plus tard. Il y a d’autres caractéristiques de personnes trainant un ego diminué. Mais il suffit d’avoir quelques- unes de celles que je viens de mentionner pour me retrouver face à une personne qui ne peut progresser et qui, et c’est regrettable, ne peut recadrer de telles croyances en les remplaçant par des croyances plus positives. C’est vraiment triste de rencontrer ce genre d’individus.

Je n’aime pas aider quelqu’un qui a désespérément besoin d’aide ; il faut dire que ce type de personnalité ayant un faible ego représentait un genre de personne que je ne pouvais aider. Bien que Michael et moi ayons travaillé sur un schéma afin de venir à la rescousse de telles personnes, je dois admettre que, à ce jour, je n’ai, hélas, pu trouver une stratégie qui soit efficace pour travailler avec des personnes ayant un ego si faible qu’elles ne peuvent même pas imaginer s’en sortir. Nous avons bien des schémas qui nous permettent d’aider les gens à reconstruire une basse Estime de Soi et un sentiment de moindre valeur. Mais je n’ai jamais réussi à obtenir que ce genre de personne se mette au travail. Heureusement, on peut aider les individus dotés d’un ego suffisamment fort pour qu’ils acceptent de travailler sur les schémas que nous leur proposons.

Traduction de Richard Parent

Source : Courriel de Bob Bodenhamer. Objet : Self-Esteem /Self- Confidence.

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