Je ne sais pas comment vous l’expliquer, mais vous devriez vous soucier des autres

de | 30 août 2017
soucier des autres

Je ne sais pas comment vous l’ expliquer, mais vous devriez vous soucier des autres

Image crédit : shutterstock

Je ne sais pas comment vous l’ expliquer, mais vous devriez vous soucier des autres 

Comme bon nombre d’entre nous, j’ai une fatigue politique. Ou, plus précisément, je suis fatigué de discuter continuellement politique.

Ce n’est pas parce que je n’ai plus d’éléments essentiels ou de preuves d’ingérences politiques à faire valoir, mais c’est juste qu’il y a un obstacle en particulier auquel je suis confronté lorsque j’essaie de faire preuve de cohérence lors de ces « conversations difficiles » qui exigent une réflexion percutante:

Je ne sais pas comment vous l’expliquer, mais il est important de se préoccuper des autres.

Personnellement, je suis heureux de payer une taxe supplémentaire si cela permet à une autre famille de se nourrir. Si vous n’êtes pas prêt à mettre quelques centimes supplémentaires pour une contribution ou un service au restaurant par exemple, alors vous êtes fondamentalement différent de la personne que je suis.

À vrai dire, je suis content de payer des impôts qui financeront des écoles publiques, même si je n’ai pas encore d’enfants, car tous les enfants méritent une éducation gratuite et de bonne qualité. Si cela vous paraît injuste ou insensé, alors nous ne pourrons jamais avoir la même opinion sur ce point.

Si je dois payer un peu plus chaque mois de mon salaire pour que mes compatriotes puissent avoir accès aux soins de santé, alors je suis partant. La pauvreté ne devrait pas être comparable à une peine d’emprisonnement à perpétuité à notre époque. Si le fait que des millions de personnes meurent sans raison de maladies traitables ne vous pose pas de problème, alors les plus riches d’entre nous continueront à accumuler de plus en plus de richesses, et le fossé entre riches et pauvres ne pourra  jamais être comblé.

Je ne sais pas comment convaincre quelqu’un que l’expérience de base de l’être humain est l’empathie. Je ne supporte plus d’avoir des conversations avec quelqu’un à qui ça ne pose aucun problème de voir des millions de personnes souffrir inutilement en échange d’une réduction d’impôts, que statistiquement, ils ne verront jamais.

Je n’arrive pas à avoir de débats politiques avec ces personnes. Notre désaccord n’est pas seulement politique, mais il y a un fossé fondamental au sujet de ce que signifie « vivre en société », comment être une bonne personne et pourquoi tout cela importe.

Il y a toutes sortes de raisons pratiques pour hausser le salaire minimum (les travailleurs qui ont une rémunération équitable font généralement mieux leur travail), financer les écoles publiques (la société est plus sécurisée lorsque le grand public sait lire et faire appel à la pensée critique) et s’assurer que tout le monde ait accès aux soins de santé (les épidémies de maladies évitables sont généralement indésirables).

Mais si s’assurer que nos concitoyens aient à manger, obtiennent une éducation, et bénéficient de soins n’est pas une raison suffisante pour faire des compromis, alors il n’y a rien à ajouter.

Je ne peux pas me lancer dans un débat pour tenter de persuader quelqu’un de se préoccuper de ce qui arrive à d’autres êtres humains. Le fait qu’une cruauté si désintéressée soit normalisée dans certains discours politiques dépeint à la fois une image exaspérante et terrifiante de la société dans laquelle nous vivons.

Cette tendance affecte systématiquement les plus vulnérables d’entre nous.

Peut-être que cela a toujours été ainsi. Je suis encore jeune, donc je n’ai peut-être jamais vraiment prêté attention à cette insensibilité. Peut-être que c’est l’émergence des médias sociaux qui rend cette tendance odieuse plus visible; c’est un spectacle stupéfiant à voir!

Je ne sais pas ce qui a changé, et à mon avis, il n’existe pas de réponses simples. Mais une chose est sûre, je ne veux plus essayer de convaincre ces hordes de personnes égoïstes et cruelles à voir plus loin que le bout de leur nez.

La futilité n’est pas saine pour ma tension artérielle, et de la façon dont les choses se déroulent, il se peut cela porte préjudice à beaucoup d’entre nous.

Source de l’article original vous soucier des autres : .huffingtonpost.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *