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L’étude de Harvard commencée en 1938 : près de 90 ans de recherche sur une vie réussie, ni la richesse ni la réussite, mais quelque chose de plus tranquille

recherche sur une vie réussie

Ce qui suit est une réflexion sur une recherche sur une vie réussie menée sur le long terme, et non des conseils. Nous sommes des auteurs et des éditeurs analysant la littérature scientifique, et non des cliniciens, des psychologues ou des thérapeutes. L’étude présentée ici est observationnelle, et les tendances observées au sein d’une cohorte ne sauraient être adaptées à la vie de chaque lecteur.

Les débuts de la recherche sur une vie réussie

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En 1938, ce qui allait devenir l’Étude de Harvard sur le développement adulte a débuté avec l’étude Grant, qui a suivi 268 étudiants de deuxième année à Harvard. Elle a ensuite été combinée avec l’étude Glueck, qui a suivi 456 garçons de Boston. L’étude inclut désormais la descendance de ces hommes.

Néanmoins, la tendance était suffisamment cohérente pour que Waldinger résume la conclusion de façon simple : selon lui, de bonnes relations nous rendent plus heureux et en meilleure santé. Il s’agit d’une affirmation péremptoire, tirée d’un échantillon majoritairement masculin et blanc, qu’il convient d’interpréter comme l’interprétation d’une corrélation par un chercheur plutôt que comme une vérité absolue applicable à tous.

Waldinger a qualifié ce résultat de « découverte surprenante », suggérant que nos relations et le bonheur que nous y trouvons semblent avoir « une influence considérable sur notre santé ». Influence, et non causalité. L’étude ne peut prouver que la relation est univoque, et elle ne prétend d’ailleurs pas l’affirmer.

L’objectif était modeste et un peu vague : observer le déroulement de vies ordinaires et comprendre ce qui contribue à maintenir les gens en bonne santé. Près de neuf décennies plus tard, le projet se poursuit, avec un nombre de participants désormais plus important.

Résultats et interprétation de la recherche sur une vie réussie

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Lorsque les chercheurs ont analysé les données recueillies et cherché des facteurs prédictifs d’une vieillesse réussie, les candidats les plus évidents se sont révélés moins performants. Le directeur de l’étude, Robert Waldinger, l’a formulé ainsi :

« En rassemblant toutes les informations dont nous disposions sur ces participants à l’âge de 50 ans, ce n’était pas leur taux de cholestérol à cet âge qui prédisait leur vieillissement, mais plutôt leur satisfaction relationnelle. » Il s’agit d’une conclusion tirée d’une seule cohorte, et non d’une loi universelle en médecine, mais au sein de ce groupe, la qualité des relations s’est avérée un facteur prédictif plus important que les indicateurs auxquels on accorde généralement de l’importance.

Ce schéma s’est également confirmé dans d’autres parties des données. D’après les synthèses de l’étude, les participants qui déclaraient entretenir de bonnes relations étaient moins sujets aux maladies cardiaques, au diabète et à l’arthrite.

Néanmoins, la tendance était suffisamment cohérente pour que Waldinger résume la conclusion de façon simple : selon lui, de bonnes relations nous rendent plus heureux et en meilleure santé. Il s’agit d’une affirmation péremptoire, tirée d’un échantillon majoritairement masculin et blanc, qu’il convient d’interpréter comme l’interprétation d’une corrélation par un chercheur plutôt que comme une vérité absolue applicable à tous.

Waldinger a qualifié ce résultat de « découverte surprenante », suggérant que nos relations et le bonheur que nous y trouvons semblent avoir « une influence considérable sur notre santé ». Influence, et non causalité. L’étude ne peut prouver que la relation est univoque, et elle ne prétend d’ailleurs pas l’affirmer.

Portée et limites de la recherche sur une vie réussie

Le plus surprenant, peut-être, c’est la difficulté à diffuser ce résultat. La conférence TED de Waldinger en 2015, consacrée à cette étude, a été visionnée plus de 29 millions de fois rien que sur YouTube, et le message est pourtant simple : entretenez vos relations proches.

Quiconque a négligé une relation par manque de temps, accaparé par le travail, a vécu l’expérience à petite échelle que l’étude reproduit à grande échelle. Ce conseil est facile à accepter, mais difficile à mettre en pratique, notamment parce qu’il est concurrencé par tout ce qui est plus important : les salaires, les titres, la prochaine réussite.

Il convient d’énoncer clairement les limites de cette étude, même en la prenant au sérieux. Les cohortes initiales étaient composées d’hommes, majoritairement blancs, et les deux groupes représentaient des segments exceptionnellement restreints de l’hommes du milieu du XXe siècle.

Le résultat principal est une corrélation établie à partir de cet échantillon, désormais élargi aux conjoints et aux enfants, qui sont aujourd’hui bien plus d’un millier, mais qui reste ancré dans un même fil conducteur de vies. Ce qu’elle offre, c’est une piste d’une pertinence remarquable, et non une formule toute faite.

Conclusion et accompagnement

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Si la question de vos proches et de l’évolution de ces relations vous amène à aborder un sujet délicat, un conseiller ou un thérapeute qualifié est une bonne personne avec qui en parler.

Ce qui demeure, c’est la conséquence discrète de la durée même de l’étude.

Il a fallu près d’un siècle, quatre directeurs et des décennies de financements quasi précaires pour parvenir à une réponse que beaucoup auraient pu deviner dès le départ. La difficulté n’a jamais résidé dans la recherche elle-même. La difficulté réside dans le fait de croire que quelque chose d’aussi ordinaire puisse être ce qui compte le plus.

Publié par Jean-Charles Réno

À propos de l’auteur: j'aime la nature et l'écologie mais je m'intéresse aussi à la psychologie et la spiritualité, je pense que tout est lié. Je suis arrivé dans l’équipe d’ESM en 2016 après avoir étudié en Angleterre et passé plusieurs années en Australie . Depuis toujours, je suis soucieux de la nature et de mon impact sur l’environnement. Ainsi, par le biais d’informations, j’essaie de contribuer à l’amélioration de l’environnement et de jouer un rôle dans l’éveil des consciences afin de rendre le monde un peu meilleur chaque jour.

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