Un grand poème de Rumi empreint de spiritualité que nous devrions lire

de | 20 avril 2018

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Un grand poème de Rumi empreint de spiritualité que nous devrions lire

Rumi, connu sous le nom de Djalal ad-Din Muḥammad Rumi ou Roumi est un grand poète et philosophe persan qui a eu une grande influence sur le soufisme au 13ème siècle. Ce poète reçut très tôt le surnom de Mawlānā, qui signifie « notre maître ».

Beaucoup le considèrent comme un très grand professeur.

Il est d’une grande aide pour que nous puissions trouver une réponse aux questions qui nous perturbent. Il met des mots sur les expériences et nous aide à mieux comprendre les questions du cœur, de l’esprit et de l’âme.

Avant d’étudier profondément ses poèmes, je croyais qu’il parlait seulement d’amour , à cause son histoire d’amour avec Shams Al-Tabrizi . Mais il parlait aussi magnifiquement de la spiritualité tout en parlant d’amour. Il a su parler d’amour et de séparation, d’une manière très spirituelle.

Rumi est un grand poète, mais pas seulement, il s’agit aussi d’un excellent professeur spirituel.

J’ai beaucoup de mal à choisir un seul poème de Rumi, mais il y a un poème qui résonne particulièrement en moi et ma croissance spirituelle.

Il s’agit d’un verset extrait de The Essential Rumi :

« Au delà des idées des actes répréhensibles ou de bienséance,
il y a un champ. Je t’y rencontrerai.
Quand l’âme se couche dans cette herbe,
le monde est trop plein pour que l’on puisse en parler.
Les idées, le langage et même la phrase « l’un l’autre »
n’ont plus aucun sens.
La brise à l’aube a des secrets à vous raconter.
Ne retournez pas dormir.
Vous devez demander ce que vous désirez vraiment.
Ne retournez pas dormir.
Les gens vont et viennent par le seuil
où les deux mondes se touchent.
La porte est ronde et ouverte.
Ne retournez pas dormir.»

Ce verset souligne trois idées essentielles: la réalisation du domaine spirituel et l’exploration du non-jugement et de l’unité.

Il y a des personnes qui sous-estiment la spiritualité ou qui y voient une simple tendance, mais comme le dit Pierre Teilhard de Chardin: «Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.»

Rumi a exploré cette vérité dans ses poèmes. Nous ne vivons pas uniquement dans le domaine spirituel, nous sommes également dans le domaine spirituel. Notre but depuis le début des temps est de voir au-delà de notre corps physique et de réaliser notre véritable essence. Rumi a écrit sur ce sujet huit siècles avant la diffusion de la spiritualité.

De plus, Rumi décrit une grande réalité: le noir et le blanc ont été inventés par les humains. Nous connaissons le beau et le laid, le bon et le mauvais, le vrai et le faux. Mais sous la surface du noir et blanc, il y a une zone grise que nous ne voyons pas, un espace vide de conflits.

Nous avons tendance à juger les situations qui ont lieu dans notre vie. Nous qualifions les choses que nous n’aimons pas de «mauvaises» et appelons celles que nous aimons «bonnes». Notre esprit dualiste sépare les émotions, les pensées et les événements, et nous le suivons de façon systématique C’est souvent cette division mentale qui est responsable de nos conflits intérieurs et extérieurs.

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Rumi écrit qu’au-delà de ces étiquettes, ces distinctions sont un lieu serein, c’est là que nous devons tous nous rencontrer.

Dans ce domaine, qui n’a aucun jugement ni étiquette, il y a une connectivité absolue. Comme il le dit, même la phrase «l’un l’autre» n’aura plus aucun sens si nous prenons conscience de notre unicité avec tout le reste. Dans notre esprit, nous ne pensons pas que nous ne faisons qu’un avec les autres, les animaux, la nature. Mais en vérité, nous venons tous d’une source d’énergie.

Mais nous ne pouvons pas vraiment réaliser cette unité si nous n’abandonnons pas les jugements. Voir chaque être vivant comme faisant partie de nous est un pas vers une réalisation supérieure qui ne connaît pas l’opposition.

Nous devons d’abord nous défaire des jugements avant de pouvoir entrer dans le domaine spirituel et réaliser que nous ne faisons qu’un avec tout le reste.

Grâce à Rumi, dès que je sens que je vais juger ou étiqueter, je prends un moment pour trouver un espace dans mes pensées et je veille à m’orienter vers ce domaine. C’est là que je ne fais plus qu’un avec tout et tout le monde.

Car lorsque je vois le monde comme quelque chose de séparé, je ne fais que limiter mon propre potentiel.

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