
On me pose souvent une question : est-ce que les gens peuvent vraiment changer ? La réponse courte est oui, mais pas de façon spectaculaire et instantanée comme le laisse parfois entendre la culture populaire. Le véritable changement de personnalité est plus discret, plus lent et plus structuré. Il ne se manifeste pas par une transformation radicale, mais par des modifications subtiles de notre façon de réagir et d’interagir avec les autres au fil du temps.
Il est intéressant de constater que ce type de changement est souvent décrit intuitivement avec des mots du langage courant, comme « énergie », « ambiance » ou « présence ». On parle de la façon dont quelqu’un « remplit une pièce », « nous épuise » ou « nous apaise ». Bien que ces expressions puissent parfois paraître vagues, elles renvoient à des processus psychologiques bien étudiés, tels que la régulation émotionnelle, l’excitation, la signalisation sociale et les boucles de rétroaction interpersonnelles.
C’est le principe du nouveau quiz que j’ai conçu pour mesurer votre aura en 2026.

N’hésitez pas à le faire pour découvrir le type d’énergie que vous dégagerez cette année. Bien que le quiz soit rapide et ludique, il repose sur des recherches concernant les systèmes de personnalité, l’activation du système nerveux et la manière dont nous projetons et absorbons l’énergie émotionnelle. La personnalité est plus dynamique qu’on ne le pense.
Pendant une grande partie de la psychologie moderne, la personnalité a été considérée comme une entité relativement fixe.
On pensait que nous étions ce que nous étions et que nous ne pouvions pas faire grand-chose pour la changer. Les premières recherches mettaient l’accent sur la stabilité : des traits comme l’extraversion ou la conscience professionnelle étaient supposés rester globalement les mêmes à l’âge adulte.
Au cours des dernières décennies, cette vision s’est toutefois considérablement nuancée.

Des études longitudinales montrent désormais que la personnalité évolue tout au long de la vie. Les individus tendent à gagner en stabilité émotionnelle avec l’âge. L’amabilité et la conscience professionnelle augmentent souvent, tandis que l’impulsivité et la volatilité diminuent.
Il est important de noter que ces changements ne sont pas aléatoires. Ils suivent généralement des schémas prévisibles, influencés par l’environnement, le stress, les relations et les efforts volontaires.
Dans cette perspective, la notion d’« aura » devient une métaphore pertinente. Plutôt que de se demander « Qui suis-je fondamentalement ? », elle interroge plutôt « Comment est-ce que je me comporte actuellement dans le monde ? ».
Êtes-vous dynamique ou apathique en ce moment ? Réactif ou calme ? Tourné vers les autres ou introverti ? Ce sont là des expressions, proches de l’état, de traits de caractère plus profonds – et les états sont bien plus malléables que les traits.
La science derrière l’« énergie »

Lorsqu’on décrit une personne comme ayant une « énergie débordante » ou une « présence apaisante », on se réfère souvent à son niveau d’excitation physiologique. Les personnes très excitées ont tendance à parler plus vite et à changer rapidement de sujet. Celles qui le sont moins se déplacent et parlent plus lentement, ce qui crée une impression de stabilité.
Aucune de ces options n’est meilleure ou pire que l’autre. En réalité, les recherches sur la régulation du système nerveux montrent que différents contextes favorisent différents profils énergétiques. Les états d’éveil élevés sont liés à la créativité, à la prise de risques et à la résolution rapide de problèmes. Les états d’éveil faibles favorisent la concentration et la planification à long terme.
Ce qui compte avant tout, c’est l’adéquation : l’harmonie entre votre énergie, votre environnement et vos objectifs. Un décalage (par exemple, un système nerveux hyperactif dans un contexte de stress chronique) peut mener à l’épuisement professionnel, à l’anxiété ou à des conflits relationnels. À l’inverse, apprendre à moduler son énergie peut constituer une forme puissante de développement personnel.
Projection versus absorption : comment nous nous influençons les uns les autres

Une autre dimension de la notion d’« énergie » ou d’« aura » personnelle réside dans la manière dont les individus interagissent avec leur environnement social. Certaines personnes projettent naturellement de l’énergie vers l’extérieur, influençant ainsi l’atmosphère d’une pièce. D’autres, plus réceptives, perçoivent et réagissent aux courants émotionnels ambiants.
Cette distinction se retrouve dans des recherches menées dans de nombreux domaines, comme la dominance sociale et l’empathie. Les personnes très projectives obtiennent souvent des scores plus élevés en matière d’autonomie et d’affirmation de soi. Les personnes absorbantes ont tendance à faire preuve d’une plus grande sensibilité et d’une meilleure compréhension des autres.
Là encore, aucun style n’est intrinsèquement supérieur aux autres. Les styles projectifs peuvent inspirer, guider et dynamiser les groupes. Les styles absorbants excellent dans la compréhension des nuances, apportent du réconfort et préservent l’harmonie.
Les problèmes surviennent généralement lorsque les personnes ignorent leur mode naturel et tentent de s’imposer un style qui ne leur convient pas.
Quand le changement de personnalité donne l’impression de « devenir soi-même »

L’un des paradoxes du développement personnel est que le changement donne souvent moins l’impression de devenir quelqu’un d’autre que celle de devenir davantage soi-même.
Psychologiquement, cela se produit lorsque le comportement s’aligne sur les valeurs et les capacités intrinsèques.
Les recherches sur les objectifs en accord avec soi-même montrent que les individus ressentent un plus grand bien-être lorsque leurs actions reflètent leurs motivations profondes plutôt que des pressions extérieures. Autrement dit, la croissance personnelle ne consiste pas à adopter l’énergie d’autrui, mais plutôt à mieux gérer la sienne.
C’est pourquoi les outils de réflexion, comme les tests de personnalité, peuvent être utiles lorsqu’ils sont bien conçus. Ils ne définissent pas qui vous êtes ; ils vous offrent un vocabulaire pour décrire des schémas de pensée que vous reproduisez déjà, souvent inconsciemment.
Pour cette nouvelle elle année, la question la plus importante n’est peut-être pas qui vous êtes, mais comment vous vous présentez, et si cette façon de vous présenter vous est toujours bénéfique.
Envie de connaître l’« aura » que vous emportez avec vous pour la nouvelle année ? Faites le test d’aura 2026 , inspiré par la science, pour une réponse instantanée.

