je veux me préserver
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Je ne suis plus affecté par ton mal être car désormais je veux me préserver

Il est bien plus gratifiant de démontrer de l’amour et de l’intégrité que de montrer un double visage et d’user de faux-fuyants.

Enfin j’ouvre les yeux. Je vois maintenant qu’il y avait des blessures cachées et non cicatrisées, identifiant ta situation actuelle. Essayant d’être une personne que tu n’es pas, tu es à la recherche constante d’un antidote dans l’essence vitale des autres.

Ta simplicité était barricadée par des mensonges et des fausses réflexions que tu essayais de faire croire à toi-même et aux autres en tant que vérité absolue. 

Un vieux proverbe dit « que la vérité vous libérera ».

Enfin je me suis libéré de certaines apparences. Et, je pense que nous devons avoir le courage d’exposer en silence notre soi authentique pour nous libérer encore plus.

J’ai pris sur moi la responsabilité de ton mal être, en le diagnostiquant et en le soignant comme si c’était le mien.

Ce qui m’étonne, c’est que tout ce temps j’étais simplement un reflet vivant de toi. J’ai toujours vu le meilleur en toi, d’une manière que tu ne parvenais pas à faire. Je te voyais comme une personne vivant dans l’authenticité, ressentant véritablement les choses et qui arrivait à gérer la souffrance et la douleur.

Tu n’as pas aimé ce reflet de toi que tu as vu en moi, car il faisait écho à ta propre douleur.

Ce que tu souhaitais faire, je l’ai fait en silence.

Tout comme une abeille le ferait à une fleur, tu as pris le pollen et inversé le cours, me donnant l’impression que j’étais pollinisée. Et tout ça juste pour satisfaire un désir profond, ta nature.

Je croyais à tes mots, en négligeant les sous-entendus. Attiré par ton esprit mais fuyant ton âme.

Et quand tu t’es retrouvé à court de pollen, c’est là que mon âme a manifesté des symptômes de flétrissement. J’ai donné bien plus que toi. Et sans m’en rendre compte, j’ai été entraîné dans un jeu de force que je n’avais pas choisi.

Une mission impossible ne devient possible que lorsqu’elle est exposée à la réalité. Et la seule personne qui puisse te guérir, c’est toi-même! Mais pas de cette façon. Ni en gardant tout à l’intérieur, espérant que le changement fournira une mesure de progrès de ton développement et de ta croissance. Non, cela conduit à plus de douleur. 

Un coeur reste le même.

Changer l’extérieur ne construit pas les bases d’une croissance équilibrée. Tu peux changer tes cheveux, tes vêtements, mais ton amour reste la partie la plus significative de ton existence. 

Je me suis peut-être prêté à ce jeu pour des raisons insoupçonnées. Mais au final, on reste qui on est.

C’est vrai que tu me manques, que je t’aime encore. Mais seulement la personne qui s’est murée derrière des portes et le silence, pas celle qui prononçait de longs discours.

Les mots venaient si facilement quand tu n’avais pas peur de la vérité.

La personne que j’aime encore est faite de compréhension et de bravoure. La réalité ne doit pas être remise en question, elle doit être embrassée et intégrée. Mon amour reste avec cette partie de toi, que je n’arrive plus à atteindre. 

La profondeur te fait si peur maintenant, tu es si vulnérable et peu préparé. Il vaut mieux tout recommencer que d’adopter une vérité souillée. 

Tu sais là que nous nous ressemblons à cet égard, mais moi j’ai passé ce niveau.

L’amour est patient et courtois, mais toi, tu as peur d’être aimé pour qui tu es. Je vois ce malaise en toi. Je vois la lutte entre la personne que tu montres dans l’intimité et celle que tu montres à la lumière du jour.

Tu as choisi de t’enfuir et j’ai choisi de rester.

Ce qui est fait est fait. Je t’aime, mais je ne veux plus de toi. 

Les jeux sont faits. Malgré une tendance un peu autodestructrice, nous sommes tous deux en quête de paix, de simplicité.

Il est temps de lâcher-prise, ces vieilles habitudes sont devenues la touche de fonction de la liberté et de la paix que nous recherchons. 

Peut-être que si j’acceptais ces mensonges, l’image idéalisée de l’amour resterait. Mais heureusement je commence à reprendre mes idées et le courage de faire face à la réalité. 

Le souvenir que j’ai de toi est quelqu’un de silencieux, inconnu, agissant sans que personne regarde. L’espoir qui pourrait ressortir de tout cela est que la guérison est en route…

Ce mal-être a déformé le lien que j’avais avec moi-même, car ma boussole interne était devenue toi. J’ai fait confiance à ta version de la réalité, pendant que la mienne ne faisait qu’attiser le conflit et la colère en toi. Il est intéressant de voir que les deux fronts se sont inversés sur ce sujet. 

La responsabilité, la force et le savoir que je connaissais autrefois, mais que je ne saisissais pas totalement, sont devenus ta possession. Une possession est simplement un objet, et celui qui le tient n’est pas nécessairement son créateur.

Ce qui est en toi restera à toi et ce qui est en moi restera à moi.