NOUS SOMMES LA GÉNÉRATION QUI NE VEUT PAS D’UNE RELATION

de | 8 décembre 2016

GÉNÉRATION

Image crédit : pixabay 

NOUS SOMMES LA GÉNÉRATION QUI NE VEUT PAS D’UNE RELATION

Au japon, par exemple il y a de plus en plus de jeunes qui restent célibataires, 60% des japonais hommes et femmes confondus sont célibataires. Et 42% des hommes célibataires de moins de 34 ans reconnaissent n’avoir jamais eu de relation avec une femme.

L’étude de 2015 révèle aussi que sept hommes sur dix et près de six femmes sur dix disent ne pas avoir de relation amoureuse source : japan times. Dans l’archipel c’est devenu un réel problème de société. Car le mode de vie actuel incite les jeunes à ne plus sortir de chez eux et même lorsqu’ils sortent, ils restent le plus souvent hyper connectés.

Mais cet exemple n’est pas un cas isolé,  les femmes sont de plus en plus célibataires car elles sont autonomes et imposent leurs désirs. Les hommes sont lâches et préfèrent fuir. Tels sont les rapports homme-femme en 2014 selon Sihem Souid. ( source)

Bien sûr , il y a bien plus de raisons pour lesquelles hommes et femmes ont de plus en plus de mal à former des couples, le stress, le travail, les nouvelles technologies, etc..

Mais cette tendance ne fait que s’accentuer.

Voici donc l’article de Krysti Wilkinson paru sur Huffington Post  et traduit par www.nuconsulting.fr:

NOUS SOMMES LA GÉNÉRATION QUI NE VEUT PAS D’UNE RELATION : 

Nous voulons une seconde tasse de café dans l’instagram de nos flemmardes matinées de samedi; de nouvelles chaussures pour les jolies petites photos de nos pieds. Nous voulons un statut officiel de notre relation sur Facebook que tout le monde pourra liker et commenter; nous voulons le post qui atteindra des hauteurs de vues dans les réseaux sociaux.

Nous voulons un rencard pour dimanche matin, quelqu’un auprès de qui se plaindre du cafard de chaque lundi, un partenaire pour les tacos du mardi, quelqu’un pour nous texter une « bonne journée » le mercredi. Nous voulons un binôme pour les mariages auxquels on continue de nous inviter (Comment ont-ils fait ça ? Comment ont-ils réussi à se marier et à vivre heureux pour toujours ?).

Image crédit : pixabay 

Or, nous sommes la génération qui ne veut pas d’une relation.

Nous scrutons de gauche à droite dans l’espoir de trouver la bonne personne. Nous essayons de faire des commandes spéciales comme des demandes d’amis. Nous lisons les « 5 Manières de savoir si il est accroc » ou les « 7 Manières de la faire succomber », dans l’espoir de pouvoir renouveler la relation avec une personne comme sur un projet Pinterest. Nous investissons plus de temps à nos profils Tinder qu’à nos propres personnalités. Pourtant, nous ne voulons pas d’une relation.

Nous « discutons » et nous textons, nous snapchattons et nous sextons. On bouge – on sort, on prend un café – on boit un verre – n’importe quoi pour éviter un vrai rendez-vous. Nous passons en messages privés pour se rencontrer, on échange des banalités pendant juste une heure le temps de rentrer à la maison, et tout ça par textos. Nous renonçons à toute chance de parvenir à une vraie connexion en se jouant les uns des autres sans aucun gagnant.

En se concurrençant pour être le plus « détaché(e) », “le plus apathique” ou “le plus émotionnellement inaccessible”, nous finissons par réussir à être les plus « enclins à être seul(e)”.

Nous voulons une façade de relation, mais nous ne voulons pas du travail que demande une relation.

Nous voulons tenir sans regarder, le flirt sans les conversations séreuses. Nous voulons la jolie promesse sans l’engagement réel, les anniversaires à célébrer sans les 365 jours de travail qui y mènent. Nous voulons vivre heureux pour toujours mais nous ne voulons pas y mettre l’effort ici et maintenant. Nous voulons la connexion profonde, tout en gardant les choses en surface. Nous aspirons à l’amour de haut niveau sans la volonté de monter au créneau.

Nous voulons quelqu’un pour nous tenir la main mais nous ne voulons pas placer entre les siennes le pouvoir de nous faire souffrir. Nous aimons les jolies citations sur l’amour, mais nous ne voulons pas tomber amoureux… car cela implique la possibilité de tomber. Nous voulons être emporté, tout en demeurant en même temps bien en sécurité, seul, debout sur ses pieds. Nous poursuivons l’idée de l’amour mais en réalité, nous ne voulons pas y succomber.

Nous ne voulons pas de relations – nous voulons des amis et leurs avantages, Netflix, chiller et des gens à poil sur Tinder.

Nous souhaitons tout ce qui nous donnera l’illusion d’une relation, sans y être.

Nous voulons toutes les victoires sans les risques, tous les gains sans les coûts. Nous voulons nous connecter – suffisamment mais pas trop. Nous voulons nous engager – un peu, pas beaucoup.

Nous y allons en douceur : on regarde où ça va, on ne se colle aucune étiquette sur rien, on se tient mais à distance. Nous conservons un pied dehors, l’oeil attentif, et nous gardons les gens à portée de main – jouant avec leurs émotions mais surtout avec les nôtres.

Quand les choses deviennent trop intimes pour être réelles, on fuit.

On se cache. On abandonne. Il y a tellement de poisson dans l’océan. Il y a toujours moyen de trouver l’amour. On a juste moins de chance de le conserver de nos jours…

On espère juste glisser vers le bonheur. On voudrait télécharger celui ou celle qui nous conviendra parfaitement comme une nouvelle appli – qu’on pourra mettre à jour chaque fois qu’il y aura un bug, le ranger dans un dossier ou le supprimer quand on n’en aura plus l’usage. Nous ne souhaitons pas défaire nos bagages – ou, pire, aider quelqu’un à défaire les siennes.

Nous préférons conserver notre laideur sous le camouflage, cacher nos imperfections sous un filtre insta, sélectionner un nouvel épisode sur Netflix au détriment d’une vraie conversation. On aime l’idée d’aimer quelqu’un malgré ses défauts, pourtant on prend bien soin de conserver ses squelettes dans le placard, heureux qu’ils ne voient jamais la lumière du jour.

Nous pensons mériter l’amour, comme nous pensons mériter un boulot après les études.

Notre jeunesse privilégiée nous a inculqué que si nous voulons quelque chose, alors nous le méritons. Les films de Disney, vus et revus cent fois, nous ont enseigné que l’amour véritable, l’âme soeur, et vivre heureux pour toujours est possible pour chacun de nous.
Alors nous ne faisons aucun effort, mais nous nous demandons pourquoi notre Prince Charmant n’est pas encore apparu. On reste assis, contrarié de ne pas avoir trouvé notre princesse. Où se trouve le prix de consolation ? Nous nous sommes présentés, nous sommes là. Où est la relation que nous méritons ? Où est l’amour véritable qui nous a été promis ?

Nous voulons une place réservée, pas une personne.

Nous voulons un corps chaud, pas un partenaire. Nous voulons quelqu’un assis près de nous sur le canapé, pendant qu’on fait défiler un énième fil d’actualités, qu’on ouvre une nouvelle appli pour nous distraire de nos vies.

Nous souhaitons traverser cette ligne médiane : pouvoir prétendre que nous ne ressentons rien tout en gardant nos coeurs sous la manche, rêver qu’on a besoin de nous sans avoir besoin de personne. Nous bataillons ferme pour voir si qui que ce soit bataillera suffisamment ferme – nous ne le comprenons pas pleinement nous-mêmes du reste.

On s’assoit entre amis et on parle de règles à suivre, mais nul ne sait à quel jeu on joue.

Parce que le problème avec notre génération qui ne veut pas d’une relation, c’est qu’au final, on en veut une.

Source : Huffington Post

2 réflexions au sujet de « NOUS SOMMES LA GÉNÉRATION QUI NE VEUT PAS D’UNE RELATION »

  1. Jeanine Rohmer

    vous n’etes pas un etre humain ayant une experience spirituelle,
    vous etes un etre spirituel ayant une experience humaine !
    (auteur inconnu) avant de chercher la reponse chez les autres, il faut la trouver en soi, personne ne peut vous apporter ce qui vous manque, les compromis ne sont pas la solution! !!

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  2. Riccardo Moretti

    Oui, c’est vrai. Moi je ne veux pas une relation mais en effet j’en veux une, une relation qui ne soit pas une vrai relation mais quand même une relation mais pas vraiment une relation et au final une relation aussi. Compris ? Moi, non.

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