Mère et fille : un lien qui guérit, un lien qui blesse

de | 31 octobre 2015

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Mère et fille : un lien qui guérit, un lien qui blesse

Nos cellules se sont divisées et développées au rythme des battements de son cœur. Notre peau, nos cheveux, notre cœur, nos poumons et nos os ont été alimentés par son sang, qui était rempli des substances neurochimiques formées en réponse à ses pensées, croyances et émotions.
Si elle ressentait de la peur, de l’anxiété, de la nervosité ou qu’elle vivait mal sa grossesse, notre corps le savait. Si elle se sentait sûre d’elle, heureuse et satisfaite, nous le sentions aussi.

Christiane Northrup

Mère et fille:

Chaque fille porte sa mère en elle. C’est un lien éternel duquel on ne peut se séparer, car nous garderons toujours quelque chose de notre mère.

Pour être heureuse et en bonne santé, chacune de nous doit savoir quelle influence notre mère a eu sur notre histoire et comment elle continue de le faire.

C’est elle qui, avant notre naissance, nous donne notre première expérience d’affection et de subsistance. C’est à travers elle que l’on comprend ce que c’est que d’être une femme.

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L’héritage de notre mère

Le plus bel héritage d’une mère à sa fille, c’est de s’être guérie en tant que femme.

Christiane Northrup

Toute femme, qu’elle soit mère ou pas, porte avec elle les conséquences de sa relation avec sa mère. Si celle-ci lui a transmis des messages positifs concernant le corps d’une femme et la manière dont il faut l’utiliser et s’en occuper, ses enseignements feront toujours partie d’un guide pour sa santé physique et émotionnelle.

Cependant, l’influence d’une mère peut également être problématique lorsque le rôle qu’elle joue s’avère toxique à cause d’une attitude négligente, jalouse ou autoritaire.

Quand on comprend enfin les effets de l’éducation sur nous, nous sommes alors prêtes à nous comprendre, à nous guérir, à être capables d’assimiler ce que nous pensons de notre corps ou à explorer ce que l’on pense pouvoir faire dans la vie.

L’attention maternelle, un nutriment essentiel pour toute une vie

Quand une caméra de télévision fait un zoom sur une personne du public lors d’un événement sportif ou autre, que crie cette personne en général ? «Salut maman !»

Nous avons presque tous besoin d’être vus par notre mère, car nous cherchons son approbation. A l’origine, cette dépendance obéit à des questions biologiques, car nous avons besoin d’elle pour subsister pendant de nombreuses années.

Cependant, le besoin d’affection et d’approbation se créé dès la première minute, depuis le moment où nous la regardons pour voir si l’on fait quelque chose de bien ou si l’on mérite un câlin.

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Mère et fille

Comme l’explique Northrup, le lien mère-fille est stratégiquement conçu pour être l’une des relations les plus positives, compréhensives et intimes de notre vie.Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas…

Au fil des années, ce besoin d’approbation peut devenir une vraie pathologie, générant des obligations émotionnelles qui encourageront le pouvoir de notre mère sur notre bien-être pendant toute une partie de notre vie.

Le fait que notre mère nous reconnaisse et nous accepte est une soif qu’il nous faut assouvir, même s’il faut souffrir pour ça. Cela suppose une perte d’indépendance et de liberté qui nous éteint et nous transforme.

Comment commencer à grandir en tant que femme et en tant que fille de notre mère ?

On ne peut échapper à ce lien ; qu’il soit sain ou pas, il contrôlera toujours notre avenir à sa guise.

La décision de grandir implique de faire table rase des blessures émotionnelles ou de toute question restée sans réponse dans la première moitié de notre vie

. Cette transition n’est pas facile, car il faut d’abord détecter les parties de la relation mère-enfant qui demandent une résolution et une guérison.

La maternité ainsi que l’amour d’une femme restent des synonymes culturels de sacrifice dans l’opinion commune. Cela suppose que nos besoins passent toujours après ceux des autres. En conséquence, on ne se dédie pas à cultiver notre mental de femme, mais à le modeler pour servir la société dans laquelle nous vivons, car ce que le monde attend de nous peut être très cruel.

Ce sont les raisons qui rendent tellement nécessaires la rupture avec la chaîne de la douleur et la guérison intégrale de nos liens (ou des souvenirs qu’on en a).

Il nous faut réaliser qu’ils sont devenus spirituels depuis longtemps et, par conséquent, c’est à nous de faire la paix avec les bizarreries que nous avons vécues, qu’elles soient mauvaises ou pas.

Un grand merci au site nospensées.com pour l’autorisation de republier cet article. source  Mère et fille:http://nospensees.com

3 réflexions au sujet de « Mère et fille : un lien qui guérit, un lien qui blesse »

  1. jeanpatrick

    je crois que nous pourrions transformer la parole « fille » en la parole « fils » et je crois que nous trouverons des similitudes. La mère est aussi importante pour la fille que pour le fils comme le père est aussi important pour le fils que pour la fille.

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  2. Diane Deschênes-Letellier

    Ma fille ne me voit pas comme je suis réellement. Elle ne perçoit que mes défauts. Toutes mes qualités semblent s’effacer. Elle ne fait que me reprocher tout ce que je fais. Pourtant moi, je faisais confiance à ma mère. Je ne voulais pas l’éloigner de mes enfants alors que je sens presque ça de la part de ma fille. Assez que je pense m’en éloigner, ça me fait trop souffrir.
    Pourtant elle est psycho éducatrice et comprend beaucoup de choses du comportement humain mais elle ne comprend pas SA mère. Elle préfère sa belle-mère qui ne l’a pas élevé. Moi j’ai presque tout donné à mes enfants par amour, j’ai sacrifié ma vie pour eux et maintenant que je commence à plus penser à moi, elle m’écarte peu à peu de sa vie et de celles de mes petits-enfants, ce que je trouve le plus souffrant. Elle comprendra un jour mais sera-t-il trop tard? Merci pour l’article. Il est arrivé au bon moment. Mais je n’ai jamais été une mère étouffante, mère-poule. Je tenais à être là pour eux, je voulais réconforter, rassurer, encourager, les aider à foncer. Mais l’image du père, pour elle, semble celle qu’elle admire alors que comparé à ce que j’ai fait pour mes enfants, normal quand le papa travaille en numéro un, j’ai partagé mon temps entre le travail et les enfants. Je crois qu’un jour elle pourra comprendre mais pendant qu’elle me reproche mille et une choses, elle perd du bon temps à se blottir dans mes bras. Même une petite maman a besoin de câlins pour continuer. Je lui dis que je suis fière d’elle, de la maman qu’elle est, de ce qu’elle fait pour ses enfants. Mais elle ne voit pas ce que mon coeur dit, ressent.

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  3. Flo

    Bonjour, je ne sais pas si c’est le meilleur endroit pour vous confier mais peu importe…
    Je ne suis pas sûr d’etre qualifié pour vous répondre mais je voulais réagir à une phrase que vous avez écrite au dessus.
    « J’ai sacrifié ma vie pour eux »
    C’est très judéo-chrétien cette vision de sacrifice… Peut-être que votre fille n’a jamais voulu que vous vous sacrifiez pour elle, peut être qu’elle aurait simplement voulu que vous viviez votre vie. De plus entendre ou ressentir qu’une personne se sacrifie pour vous peut amener à se sentir responsable. Bref, je parle en ce qui me concerne, je ne connais absolument pas votre fille.

    A part ça, j’ai longtemps été en conflit avec ma mère (après une enfance très fusionelle) et je peux vous confier une pensée qui m’aide beaucoup quand je me met encore en colère contre elle. Ma mère a fait beaucoup d’erreur mais elle a toujours fait de son mieux, et ça, c’est le plus important. Il a fallu que j’atteigne l’âge de considérer sérieusement en avoir pour réaliser cela.

    A part ça et de façon plus général, lorsqu’on est bloqué dans un conflit ou une incompréhension avec autrui, on ne peut absolument rien faire pour changer l’autre, la solution est à chercher de son côté. Il n’est pas forcément nécessaire de changer soi-même mais dans tous les cas il faut se concentrer sur ce que l’on peut faire pour arranger les choses de son côté. La majorité du temps il suffit de communiquer clairement sur ses ressentis intérieur avec sincérité avec calme. La colère est un obstacle net et définitif à toute compréhension mutuelle. Elle met physiologiquement jusqu’à 40mn à disparaitre apres être apparue. Encore une fois soyez vigilante avec vous-même la dessus et si vous constatez que votre fille perd son calme, temporisez la discussion et réessayez une autre fois… La patience est votre alliée.

    Bref les conflits de familles sont les plus lourds car généralement les plus investis émotionnellement. Pourtant, la meilleure solution reste selon moi de dire ce que vous ressentez avec sincérité, Amour et bienveillance.

    Bonne chance à vous 🙂

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