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La force que je porte maintenant, façonné par la maladie

La vie m’a appris que pour être heureux, il faut trouver la force de fermer certaines portes et le courage d’en ouvrir d’autres. Tant que nous n’avons pas la force de repousser ce qui nous rend malade, nous ne pouvons pas espérer la paix intérieure.

« Quoi que le moment présent contienne, acceptez-le comme si vous l’aviez choisi. Travaillez toujours avec, pas contre. » – Eckhart Tolle

Pendant longtemps, j’ai cru que la force consistait à tenir bon, à ne jamais fléchir, à avancer coûte que coûte. Même après le diagnostic d’une maladie chronique, j’ai continué à porter cette croyance comme une armure. Je refusais de laisser la maladie me définir. Mais elle l’a fait. Non pas parce que j’étais faible, mais parce que j’étais humaine.

Le choc du diagnostic

À quarante ans, on m’a diagnostiqué la maladie de Crohn. Une maladie inflammatoire chronique, douloureuse, imprévisible, et très épuisante. Sans remède. À cette époque, j’étais parent de trois jeunes enfants, débordée, et toujours en mouvement. Le diagnostic n’a pas été une crise, juste un contretemps. Je n’avais pas de place pour ça dans ma vie.

J’ai commencé un traitement, mais les effets secondaires étaient rudes. Je me suis alors lancée dans une quête obsessionnelle du « bon » régime, de la « bonne » routine, et de la « bonne » solution naturelle. Le contrôle était devenu mon refuge.

L’illusion de l’hyper-indépendance

Je ne voulais pas être « malade ». Je voulais être celle qui gérait tout, sans aide, sans médicaments. J’ai même arrêté le traitement, pensant pouvoir tout maîtriser. Mais les poussées revenaient. Le cycle s’est installé – rechutes et culpabilité.

Puis, nous avons déménagé. Et de là, ’ai laissé derrière moi ma carrière et mes repères. J’ai appris à vivre avec des symptômes de fond comme la douleur, la fatigue. Je n’en parlais pas. Je ne voulais pas qu’on me voie comme quelqu’un de fragile. En voulant être « bien », je me faisais du mal.

Le tournant: la pleine conscience et la vérité

Un jour, j’ai craqué. Fatiguée physiquement, et émotionnellement. J’ai compris que je ne pouvais pas vaincre la faiblesse de mon corps par la volonté. J’ai découvert la pleine conscience. Pas comme une solution, mais comme une rencontre. Une manière de m’écouter enfin.

Au début, je voulais la maîtriser. Mais elle a fini par me transformer. Elle a démantelé la guerre ui avait à l’intérieure de moi. J’ai compris que mon corps ne me trahissait pas, il me parlait simplement. Et j’ai réalisé que depuis tout ce temps, je ne l’avais jamais écouté.

La pleine conscience m’a appris à répondre avec compassion, pas avec contrôle. À accueillir, pas à combattre. Les symptômes étaient toujours là, mais je ne les vivais plus comme des échecs. J’apprenais à être davantage présente.

L’appel qui a tout changé

Cinq ans après ma dernière coloscopie, mon médecin m’a recommandé d’en faire une. Je me sentais bien. Forte. Je m’entraînais pour un marathon. Mais le soir suivant, le médecin m’a appelé personnellement. Il était inquiet. Mon état pouvait s’aggraver et affecter d’autres organes, même ma vue.

Ce n’était plus une question de volonté. Mon corps demandait à être entendu. J’ai alors repris mes médicaments. Mais cette fois, avec engagement. Non pas par défaite, mais par soin.

Depuis, mon corps a commencé à guérir lentement. Les examens montrant une amélioration. Ce n’était pas parfait, ni linéaire. Mais il y avait visiblement une amélioration.

La force douce de la présence

Je ne suis plus en guerre avec mon corps. J’ai appris à répondre avec compassion. J’ai réalisé que la vraie force ne consiste pas à pousser à tout prix. Elle consiste à écouter. À permettre à la vie d’agir. À rester soi-même, même quand c’est difficile.

La pleine conscience n’a pas tout réparé. Mais elle est devenue un allié. Elle m’a appris que je ne peux pas tout contrôler, mais que je peux m’ancrer. Et dans cet ancrage, j’ai trouvé un pouvoir inattendu. Pas celui de la force brute, mais celui de la présence, et de la paix.

Ce n’est pas votre maladie qui vous définit. C’est votre force et votre courage.

Images Pixabay et Pexels

Et si la maladie n’était pas un hasard? Et si elle était une réponse du corps à nos blessures émotionnelles? Le Dr Thomas Lamotte, neurologue, pense que beaucoup de maladies naissent d’émotions inavouées. Comprendre ce mécanisme, c’est déjà commencer à guérir.

 » Je suis forte parce que j’ai été faible… je suis sur mes gardes parce que j’ai été trahie… je ris, parce que j’ai connu la tristesse… je suis très à l’écoute parce que j’ai vécu le chagrin… je chérie chaque instant les personnes que j’aime parce que j’ai vécu la perte… et aujourd’hui, je vis au jour le jour, car demain rien n’est promis… » – A.I

C’est la force que je porte maintenant en moi. Pas malgré la maladie, mais façonnée par elle.

Publié par Carole Mazeau

À propos de l’auteure: J’ai commencé à écrire pour ESM en 2017. Étant une grande passionnée de développement spirituel, j’aime mettre à contribution mes connaissances et mon savoir pour en faire profiter les autres.J’espère ainsi encourager les gens à approfondir leurs connaissances sur la spiritualité et à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

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