Les scientifiques associent les selfies au narcissisme, à la toxicomanie et à la maladie mentale

de | 3 novembre 2016

 

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Les scientifiques associent les selfies au narcissisme, à la toxicomanie et à la maladie mentale

La tendance croissante des selfies est liée aux problèmes de santé mentale qui se concentrent sur l’obsession de l’apparence d’une personne.

Selon le psychiatre Dr David Veale: « Deux patients sur trois qui viennent me voir avec le trouble de la dysmorphie corporelle depuis l’avènement des téléphones-appareils photo prennent compulsivement de manière répétée des selfies sur les réseaux sociaux. »

« La thérapie comportementale cognitive est utilisée pour aider un patient à reconnaître les raisons de son comportement compulsif, et à apprendre à le modérer,» a t-il dit au Sunday Mirror.

La prise de selfies pourrait-elle provoquer la maladie mentale, la toxicomanie, le narcissisme et le suicide? De nombreux psychologues disent que oui, et avertissent les parents de faire attention à ce que font les enfants en ligne pour éviter tous les cas futurs, comme ce qui est arrivé à Bowman.

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Un adolescent britannique a essayé de se suicider après avoir raté le selfie parfait. Danny Bowman est devenu tellement obsédé par la capture de l’image parfaite qu’il a passé 10 heures par jour à prendre jusqu’à 200 selfies. Le jeune de 20 ans a perdu près de 15 kg, il a abandonné l’école et il n’a pas quitté la maison pendant six mois dans sa quête d’obtenir la bonne image.

Il prenait 10 photos immédiatement après le réveil. Frustré de ne pas avoir réussi à capturer l’image qu’il voulait, Bowman a finalement essayé de mettre fin à sa propre vie par overdose, mais heureusement il a été sauvé par sa mère.

Le syndrome du selfie

«J’étais constamment à la recherche du selfie parfait et quand j’ai compris que je ne pouvais pas, j’ai voulu mourir. J’ai perdu mes amis, mon école, ma santé et presque ma vie « , a t-il déclaré à The Mirror.

On pense que l’adolescent est le premier toxicomane de selfies et il a eu une thérapie pour traiter sa dépendance à la technologie, ainsi que son TOC et son trouble de dysmorphie corporelle.

Une partie de son traitement à l’hôpital Maudsley à Londres consistait à retirer son téléphone pendant des intervalles de 10 minutes, puis pendant 30 minutes, et enfin une heure.

« C’était atroce au début, mais je savais que je devais le faire si je voulais continuer à vivre», a t-il déclaré au Sunday Mirror.

« Les selfies déclenchent souvent le nombrilisme ou la recherche de dépendance sociale et d’attention entraînant le narcissisme ou une très faible estime de soi», a déclaré Pamela Rutledge dans Psychology Today.

Le gros problème avec l’augmentation du narcissisme numérique, c’est qu’il met une énorme pression sur les gens pour atteindre des objectifs irréalisables. Vouloir être Beyoncé, Jay Z ou un modèle est déjà assez dur, mais quand vous n’êtes pas prêt à travailler dur pour y parvenir, il vaut mieux simplement revoir vos ambitions à la baisse.

En fin de compte, les manifestations en ligne de narcissisme peuvent-être un peu plus qu’une stratégie de mise en scène de soi pour compenser une estime de soi très faible et fragile. Pourtant, lorsque ces efforts sont renforcés et récompensés par d’autres, ils perpétuent la distorsion de la réalité et consolident les illusions narcissiques.

La dépendance aux selfies a également alarmé les professionnels de la santé en Thaïlande. « Porter une attention particulière aux photos publiées, contrôler qui voit ou qui aime ou les commentaires, dans l’espoir d’atteindre le plus grand nombre de gens est un symptôme provoqué par «les selfies» », a déclaré « Panpimol Wipulakorn », de « the Thai Mental Health Department ».

Ce médecin pense que les comportements pourraient générer des problèmes cérébraux à l’avenir, en particulier ceux qui sont liés à un manque de confiance.

Le mot selfie est défini comme « un autoportrait photographique pris dans un contexte social ou touristique avec un smartphone, soit tenu à bout de bras, soit fixé au bout d’une perche à selfie et téléchargé sur un réseau social. »

 Source: Disclose TV

16 réflexions au sujet de « Les scientifiques associent les selfies au narcissisme, à la toxicomanie et à la maladie mentale »

  1. jeanpatrick

    merci les scientifiques pour cette nouvelle! Si nous pouvions reprendre en main nos organes de perception nous pourrions observer ce phénomène des selfie. Je suis réalisateur video depuis 40 ans, je m’occupe du langage des perceptions soit sur les enfants que les adultes, et bien sans être un scientifique j’arrive aux mêmes conclusions, alors que faire? Il ne suffit pas des conseils lus dans cet article, nous devons partir en amont du problème. A notre naissance, les parents devraient aider leurs enfants à développer l’observation et l’attention sur soi-même et le monde. Aristote disait: « arriver à la vérité à l’aide de l’observation et l’expérimentation et non en se basant sur le raisonnement abstrait. » 

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  2. Marina

    Je pense plutôt que c’est la maladie mentale qui fait qu’on peut abuser du selfie comme de n’importe quoi d’autre. On n’a pas attendu le numérique pour laisser s’exprimer toutes sortes de vanités absurdes. On a aussi le droit de s’amuser avec nos jouets, mais comme à tous les jeux, rester vigilant à toute forme de dépendance ou d’esclavage…

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    1. jeanpatrick

      chère Marina, expliquez-moi d’où vient, alors, « la maladie mentale » dont vous parlez?

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      1. Mery

        JeanPatrick : La maladie mentale peut venir de bien des façons. Par un problème chimique dans le cerveau que nous ne contrôlons pas, d’une malformation du foetus par les abus de la mère lors de la grossesse (alcool, cigarettes, aliments néfastes) ou par hasard car la nature est étrange, par une mauvaise construction du Moi pendant l’enfance et une mauvaise perception de l’extérieur, des traumatismes qui ont affaiblis l’enfant et le psychisme et qui n’ont pas été entendus ni expliqués pour que l’enfant puisse guérir…

        Je suis du même avis que Marina. La dépendance saisit la première faille qui vient, notre plus grand faiblesse et augmente ce qui n’allait pas déjà à la base.

        Ces jeunes et moins jeunes qui sont accro aux selfies, c’est avant tout un problème d’amour envers soi-même, de non reconnaissance, qui passe à l’extrême. Il faut se montrer pour être aimé des autres. Aimer être pris en photo est sain. Mais que cela devienne une obsession et qu’il met en danger la vie d’une personne, c’est bien qu’il y a un désordre mental.

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  3. Conti

    Pour la première fois dans nos pays industrialisé l’éspérance de vie est en baisse. la pointe de la technologie permet d’allonger l’espérance de vie, mais la pratique divertissante de c’elle ci la fait baisser. la preuve avec ses nouveau procéder de divertissement technologique. il y à des conventions pour tout, pourquoi pas pour tout les commerces de divertissements aussi (pub, réseaux sociaux, jeu…)
    http://www.michael-conti.fr

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  4. Sara

    No it´s true, this is just high point of problem dysmorfology depresion, becouse this is problem still this problem is about makeup, and lees selfconfident

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  5. Nicolas

    Je pense surtout que l’avènement des selfies ne fait que renforcer le caractère narcissique de ceux qui le sont déjà, voir le développer chez ceux qui n’osaient pas le laisser s’exprimer…..

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  6. Joane

    Nicolas je pense comme toi, c’est l’avènement des selfies qui exacerbe le narcissisme, et puis, trop d’image tue l’image, cette addiction est très dangereuse et je la vois sur les réseaux à tout âge pas seulement chez les ados

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  7. Judy

    Les scientifiques devraient plutôt se poser la question en l’importance de notre volonté à se faire aimer des autres. COMMENT la société juge une personne par son physique. Comment on attache de l’importance à ce que les autres nous perçoit et comment justement on juge une personne par sont apparence. On accorde tellement d’importance aux opinions des autres , on veut se faire aimer, et on a la société qui nous dit d’être beau pour se faire aimer, on nous dit pas comment être différent, on dit qu’on doit être comme les autres pour et

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  8. brigitte

    quels scientifiques ? ???? je veux des noms, trop facile de dire les scientifiques !!! je peux ecrire ce que je veux aux noms des scientifiques si je ne nome personne !!!

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  9. margaret sénosier

    Trop de compétition et vouloir toujours etre le meilleur aux yeux des autres.Trop de trouble TPL et de TOC.

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  10. valery

    D’habitude j’aime vos articles et les publies et suis d’accord pas celui ci,,, mais pas du tout,,,,,c nimporte quoi presque tout le monde ce prend en selfie et il faut apprendre a s’aimer un minimum ,,,se faire un peu confiance soi même (pas d’accord) je prend pas de drogue et jai passé des test dintelligence y a rien d’anormal (tout est dans la perception)

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    1. Claire C. Auteur de l’article

      Bonjour, je vous l’accord il fois voir les deux côtés, le plaisir d’immortaliser un instant et les selfies maladifs

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  11. Nathalie

    L’apparence, La performance, La perfection, toujours s’en demander autant Comme autant… vouloir etre parfait, justement Comme tlm… Vivre et Non sur-vivre, l’apparence compte en 2000 par peur du jugement des autres, qui deviennent de plus en plus individualiste… il y a De quoi vouloir abandonné… La pression sociale est lourde actuellement. Accepterions-nous quelqu’un qui ne nous « satisfait pas » ? La confiance, La négligence, La facilité, nous rend tous malade un jour ou l’autre, l’accepter c’est accepté de se faire juger. Voilà d’où vient l’apparence du bien-paraître.

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