Saviez-vous que lorsque vous critiquez une personne vous absorbez une partie de son mauvais karma? 

de | 18 avril 2018

Image crédit : Pixanbay

Saviez-vous que lorsque vous critiquez une personne vous absorbez une partie de son mauvais karma? 

Pointer du doigt le coupable: c’est ainsi que vous prenez sur vous le karma des autres personnes..

La question est donc de savoir qui, en réalité, aimerait porter le fardeau de quelqu’un d’autre, alors que nous avons tous déjà nos propres problèmes à régler?

Srila Bhakti Siddhanta Saraswati Thakur évoque l’erreur à avoir une mentalité axée sur le fait de pointer les autres du doigt et les nombreuses tentatives que nous faisons en nous voyant comme des réformateurs d’autrui.

Les analyses sur ce sujet sont nombreuses, visant à nous aider à nous libérer de cette tendance quelque peu pernicieuse et contre nature. La notion de chercher à pointer du doigt le coupable est un boulet à notre cheville, et on la retrouve largement dans les Écritures. Même des personnes célèbres ont évalué les dangers de rejeter la faute sur autrui .

Selon Aldos Huxley: « Nul ne peut concentrer son attention sur le mal, ou même sur l’idée du mal, sans en être affecté. Il est extrêmement dangereux d’être plus « contre le diable » que « pour Dieu ». Quiconque part en croisade a tendance à tomber dans la folie. Il est obsédé par la méchanceté qu’il attribue à ses ennemis ; elle devient en quelque sorte une partie de lui-même. »

Donc, la prochaine fois que vous critiquez une personne, souvenez-vous de ces quelques citations védiques qui expliquent la nature de pointer du doigt le coupable, et comment cela affecte notre karma.

≈akrosaparivadabhyam vihimsanty abudha budhan vakta papam upadatte ksamamano vimucyate≈

« L’ignorant cherche à blesser le sage par la méchanceté et la médisance; ce faisant, le critique prend sur lui des péchés du sage, dont lui, le sage, s’en libère en pardonnant à l’ignorant. » (Vidura à Dhritarastra: Mahabharata, Udyoga-parva 34.74)

≈akrusyamano nakrosen manyur eva titikSitah akrostaram nirdahati sukrtam casya vindati≈

« Une personne critiquée ne devrait pas critiquer en riposte, car la douleur ressentie à ces critiques, et si celle-ci est endurée, consumera elle-même le critique et apportera en échange les résultats de ses bonnes actions (ses oeuvres de piété). » (Dattatreya aux Saddhyas: Mahabharata, Udyoga parva 36.5 )

≈arusyan krusyamanasya sukrtam nama vindati duskrtam catmano marsi rusyaty evapamarsiti vai≈

« Celui qui reste tolérant, et qui ne se met pas en colère, atteint assurément l’agresseur pieux. En fait, ses péchés sont transférés à cette personne coléreuse. » (Bhisma à Yudhisthira: Mahabharata santi-parva 115.3)

≈para-svabhava-karmani yah prasamsati nindati sa asu bhrasyate svarthad asaty abhinivesatah≈

« Celui qui se livre à faire l’éloge ou à critiquer les qualités et le comportement des autres s’écartera rapidement de son meilleur intérêt par son emmêlement dans des dualités illusoires. » (Krishna à Uddhava: Srimad Bhagavatam 11.28.2)

≈sammanad brahmano nityam udvijeta visad iva amrtasyeva cakanksed avamanasya sarvada≈

≈sukham hy avamatah sete sukham ca pratibudhyate sukham carati loke ‘sminn avamanta vinasyati≈

« Tout au long de sa vie, un brahmane devrait considérer le prestige matériel comme un poison et le déshonneur comme un nectar. Après tout, si une personne apprend à tolérer le déshonneur, alors son agitation s’estompera et elle dormira sereinement, se réveillera parfaitement heureuse et se déplacera en étant tout à fait paisible. Celui qui l’insulte deviendra, à cause de son péché, empreint de regrets et son bonheur sera en voie d’éradication dans cette vie et dans sa vie prochaine. »(Manu-samhita 2.162-163 cité par Srila Bhaktisiddhanta Saraswati Thakur dans « Brahmana et Vaisnava ». )

≈pratyaksam gunavadi yah paroksam tu vinindakah sa manavah svaval loke nastalokaparayanah≈

« Une personne qui fait l’éloge de quelqu’un en sa présence, mais qui la critique derrière son dos, n’est pas meilleure que la pire espèce qui soit. Ses chances de passer à un état plus élevé dans ce monde sont complètement perdues. » (Bhishma à Yudhisthira: Mahabharata, Santi parva 115.11)

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