Je suis une personne forte, mais je suis épuisée émotionnellement

de | 14 janvier 2018

Image crédit: Shutterstock

Je suis une personne forte, mais je suis épuisée émotionnellement

Ce texte est également valable pour les hommes.

Épuisée n’est pas suffisant pour décrire l’état dans lequel je me trouve actuellement. Je suis épuisée oui, cette fatigue est au-delà de la fatigue physiologique. C’est psychologique, c’est émotionnel. Je suis fatiguée d’être forte. Je suis fatiguée d’essayer de mettre ce sourire sur mon visage tous les jours et d’être la Super Femme pour tout le monde.

Soudain, je suis assise ici, la poitrine serrée, me sentant perdue et ne sachant pas où chercher ma direction. J’ai passé trop de temps à nier mes propres sentiments et maintenant j’ai l’impression d’être celle qui se détériore.

J’ai écrit de nombreux articles sur la femme Alpha: La femme forte, indépendante et autosuffisante.

En réalité, je n’ai jamais vraiment voulu être ce genre de femme, mais la vie m’a fait affronter mes pires cauchemars, j’ai dû apprendre à devenir forte parce que personne n’était là pour moi à travers mes luttes et mes tribulations, mais je me suis retrouvée perdue et épuisée, en me demandant si un jour quelqu’un serait là pour moi comme j’ai été là pour tout le monde.

J’ai toujours joué le rôle infaillible de la femme qui semble pouvoir faire tout et n’importe quoi.

Quand les autres me regardent, ils me voient comme ça. Ils me voient comme compétente et capable, mais mon âme est épuisée, pendant qu’ils me voient forte, à l’intérieur je me brise.

J’ai l’impression d’avoir passé toute ma vie à essayer de me prouver que je suis forte. J’ai dépensé tellement d’énergie à établir de telles attentes pour être forte et mettre mes propres émotions à l’écart que maintenant je suis fatiguée.

Et maintenant, c’est moi qui suis devenue pâle et épuisée.

Quand vous êtes toujours la personne forte, vous mettez de côté vos désirs, vos pensées et parfois même ce que vous ressentez. Quand vous êtes toujours forte, vous êtes très prudente lorsque vous faites part de vos problèmes à quelqu’un d’autre. Vous voyez cela comme un fardeau pour les gens que vous soutenez.

Et les gens qui sont habituellement tellement occupés à s’occuper des autres ne vont pas toujours demander de l’aide. Mais quand vous êtes forte vous surmontez vos propres défis, et il peut y avoir des moments où vous atteignez la limite.

En vérité, ce sont ceux d’entre nous qui sont les plus forts qui ont le plus besoin de quelqu’un. Je vois maintenant que nous avons tous besoin de quelqu’un qui soit un peu plus fort que nous. Oui, j’ai dit le mot BESOIN, le mot que je n’ai pas utilisé pendant longtemps parce qu’il semblait avoir une connotation négative.

Mais j’ai fini par réaliser que c’était normal de ne pas être forte tout le temps, je me disais qu’il ne fallait pas que je fasse part de mes luttes, j’avais la conviction que ceux qui sont forts, ne montrent jamais un moment de faiblesse. Et si quelqu’un vous voyait saigner? Et si quelqu’un voyait les larmes que vous gardez pour vous?

Maintenant, je suis épuisée de fuir mon besoin d’être vulnérable.

Je veux que l’on prenne soin de moi, pas financièrement, mais je veux des bras solides autour de mes épaules, quelqu’un qui peut me retenir, peu importe la tempête que je devais endurer ce jour-là. Je suis indépendante économiquement, mais je ne veux plus rester psychologiquement forte. Oui, je désire être caressée par quelqu’un.

Il n’y a pas de mal à vouloir que quelqu’un prenne soin de vous. Il ne faut pas en avoir honte. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est plutôt une force, nous avons tous besoin d’un «quelqu’un» pour nous rappeler que c’est normal d’avoir des moments de faiblesse. C’est le pouvoir de l’amour.

Et bien sûr, vous pouvez continuer à être fort pour les autres. Mais assurez-vous que ça vienne d’une force que vous pourrez supporter.

Mitzi-j-hernandez


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30 réflexions au sujet de « Je suis une personne forte, mais je suis épuisée émotionnellement »

  1. Alicia

    C’est un très beau message et je suis profondément d’accord avec vous. Finalement peut-être que la vraie force est de suivre son cœur sans mettre à l’écart nos propres sentiments, s’assumer pleinement tel que nous sommes avec nos forces… et nos faiblesses.

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  2. Roland Leblanc ♀

     « mon âme est épuisée, pendant qu’ils me voient forte, à l’intérieur je me brise. » « Maintenant, je suis épuisée de fuir mon besoin d’être vulnérable. » ,« Mitzi-j-hernandez »;
    c’est le temps de se re=centrer et d’être ce que Nous Sommes en somme.
    C’est un temps privilégié ou être Soi est d’une importance ayant priorité sur notre volonté de paraître à l’extérieur; notre Intérieur crie sa Présence.
    En Soi est cet endroit qui n’en est pas un, un temps qui n’en est pas un itou. Cet en droit en Soi est en notre Cœur. Notre force y est en permanence; émanant de Nous si nous avons eu la volonté de développer nos forces intérieures.
    L’attention et le temps dévolu à progresser est notre libre arbitre manifesté.
    En Nous est cette guidance sur laquelle nous pouvons compter. L’extérieur suit par la suite…
    Je Nous souhaite bon chemin de Vie guidés de Notre Intérieur.!!!

    Roland ♀

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  3. Samari

    Très très vrai… 🙂 j’en ai connu des femmes comme ça, cela dit, je me demande si à la base, ce n’est pas tout simplement un manque d’amour, de reconnaissance sociale avec une petite dose de fierté mal placée, qui fait que ces femmes se carapacent. Elles n’aiment pas être redevables non plus… et du coup, elles préfèrent se débrouiller seule, quitte à en baver un peu plus. Je me retrouve assez dans ce portrait psychologique.
    Pas plus tard que l’été dernier, j’ai laissé tomber ma carapace et j’ai osé montrer ma vulnérabilité

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    1. Cri

      Je pense qu’il y a aussi beaucoup de vrai dans ce que vous venez de décrire… je suis celle-ci même si je me retrouve à 100% dans l’article de Mitzi … merci 🙂

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  4. Feraud

    Bonjour Mitzy. ..c’est exact chacun a besoin de savoir qu’il peut compter sur quelqu’un pour se reposer …. c’est la vie ça aussi … et c’est vrai qu’on a l’impression qu’on dérange les autres dans ces moments ….mais je pense que c’est soi que ça dérange parce que l’on ne sait pas se laisser aller … courage !

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  5. sam

    Quel beau texte, bien qu’il soit emprunt de tant de mélancolie et de tristesse… Ce texte j’aurais pu l’écrire, surement moins bien car les mots justes ont été trouvés pour décrire des émotions alors que cela m’était impossible de le faire jusque là. Mais il défini à la perfection mon état d’esprit, mes craintes, mes blessures… Il est si difficile de se retrouver comme coincée entre deux états de conscience et d’être impuissante face à la fatalité (?).

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  6. Fifine

    Il y aura toujours une petite larme qui se cache derrière quelqu’un , malheureusement il n’est pas toujours évident d’exprimer ses émotions .

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  7. Manon

    Tout ce cheminement est une copie coller de mon épuisement aussi
    Mais dire de prendre soin de soit est vue comme un égoisme
    Alors que pourtant ça devrait être enseigner par les parents
    Mais je me souviens prendre soin des autres était la priorité…

    Bravo pour ton courage
    car, souffrir seul nous fait vieillir plus vite c’est mon cas

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    1. Hilson

      Manon,
      je souhaite te partager que la souffrance fait partie de la vie de tous les humains. Ce n’est pas un hasard ni une fatalité…Comment pouvons-nous dès lors la percevoir? C’est le chemin de chacun, qui que nous soyons. Pendant longtemps, nous donnons des réponses comme des aveugles qui avancent sur un chemin; ils tombent, se font mal en se heurtant à ce qu’ils rencontrent. N’y comprenant rien, ils peuvent devenir tristes, moroses voire désespérés. Et pourtant, ils ont à l’intérieur d’eux-mêmes, quelque chose d’unique leur boussole. Cette boussole marque toujours le Nord j’ai cité la PAIX. La paix que tu découvres en toi quand tu te trouves, derrière tous les personnages, les r^les que l’on t’a fait jouer,que tu as repris ensuite. Oui, te respecter avec tes qualités mais surtout avec tes limites (qui accueillies reculeront bien vite) et agir JUSTE avec toi te fera sortir de ton obscurité à ton rythme, avec tes moyens. N’imite personne sois toi tout simplement. Depuis novembre 2017, j’écris de petits articles sur mon blog. http://www.deviens-toi.com/
      Tu peux choisir de les découvrir pour te découvrir et peut-être, à la place de « vieillir », ÊTRE JEUNE DEPUIS PLUS LONGTEMPS.
      Je te souhaite de trouver ton chemin, ton bonheur
      Amicalement Alain

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  8. AP

    Bonsoir Mitzi
    Ce texte, très joliment écrit, me fait penser à un appel à l’aide, et je pense (sans aucune certitude) que tu risques d’être déçue dans ta quête de vulnérabilité. Je m’explique :
    Toutes les épreuves que tu as traversées et que tu as surmontées t’ont rendue forte, t’ont fait grandir a un niveau de conscience plus élevé que beaucoup d’autres personnes. Tu as atteint le grade « Alpha » et tu as gagné la force d’aider les autres, à savoir prendre le recul nécessaire pour analyser certaines situations, là où habituellement d’autres atteignent leur limite.
    Je crois réellement que tu ne peux pas faire marche arrière. Si tu grandis, il n’est plus possible de rapetisser. À part trouver une personne Alpha qui pourrait t’écouter et te soutenir, tu rencontreras peu de gens qui sont arrivés à ton niveau de conscience et de compréhension des choses et qui pourront comprendre ce que tu portes sur les épaules…
    Aujourd’hui tu le vis mal, mais c’est juste un passage. C’est très humain de baisser les bras et de se sentir submergé. Il faut juste veiller à ce que ce sentiment ne perdure pas.
    Ne crois-tu pas que ce serait le moment de faire une pause ? Reconcentre toi sur toi-même, laisse toi du temps, soit indulgente pour ce moment de fatigue. Je suis persuadée que tu as en toi les ressources nessecaires pour t’aider à surmonter ce moment : essaie la meditation, la musique douce, le sport … Essaie quelque chose qui te fasse du bien à toi et à toi seule. Mets toi en pause pour les autres et efforce toi de retrouver le sourire et surtout le calme dans ta tête et dans tes sentiments.
    Je t’envoie plein de courage
    AP (Alpha aussi)

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  9. Nadine pagliani

    Merci pour ce beau texte écrit pour vous mais aussi pour celles et ceux qui partagent ces émotions si bien rendues, ces sentiments parfois si secrets qui nous habitent… Merci d’avoir écrit cela aujourd’hui.
    Je me suis réveillée ce matin avec cette maxime dans la tête : « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort » (Nietzsche)
    et j’ai pensé « si ce qui ne me fait pas mourir me rend plus forte, alors oui, je dois être très forte, mais après… et bien je rêve tellement de quelqu’un de fort à côté de moi, d’une épaule chaude et accueillante pour me reposer, me ressourcer, et me réjouir de cela… »
    Bien à vous,
    Nadine

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  10. Tic&Tac

    Ce texte est emprunt d’une extrême sensibilité . Pour ma part j’ai été épuisée par la vie que l’on m’a imposée sans jamais se soucier de mon bien être . A trop vouloir aider j’en ai laissé ma santé je suis vidée .

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    1. Sacréconnasse

      Exactement pareil …fatiguée d’avoir essayer d’aider une connasse de mère , qui n’a jamais voulu m’écouter , prendre soin de moi sachant qu’elle savait très bien que depuis tout le temps j’ai des soucis de santé . Elle m’imposait certaines choses sinon ça tournait en chantage affectif . Elle m’a laissé démunie avec mes propres émotions et mes soucis de santé . Je n’ai jamais eu le droit de me plaindre car selon elle rien n’etait grave . Rien n’est grave en fait . T’as un môme qui a des maux de tête durant l’adolescence et des soucis de règles c’est pas grave on va à la pharmacie c’est tout .
      Sinon pour conclure elle sait que c’est une connasse de mère je lui ai déjà dit .

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  11. Hilson

    Mitzy,
    ton partage me touche, c’est un vrai cri que tu lances et il résonne en moi. Sans aucun jugement sur toi, ta vie et tous ceux que tu as rencontré, je voudrais te partager mon point de vue, mon regard, ce qui me vient quand je t’écoute.
    Tu as 2 jambes pour te déplacer et pourtant au fil des années depuis ta naissance, à travers ton enfance et puis ton adolescence, on t’a fait marcher en favorisant une jambe et tu es, au fil du temps devenue très forte sur cette jambe, très performante, même capable de faire des choses que beaucoup ne font pas.
    Aujourd’hui, ta « bonne jambe », celle qui t’a toujours fait avancer est courbatue, fatiguée. Tu parles d’épuisement et je peux presque le ressentir. Si ton souhait est de rencontrer ce que beaucoup appellent « l’âme-soeur », j’aimerais qu’il se réalise pour toi. Oui, vraiment du fond du coeur je te le souhaite, pour te déposer enfin, te reposer sur quelqu’un qui t’aime.
    Et pourtant, il te faudra repartir et oser utiliser ta « petite jambe » celle qui n’a pas grandi, qui ne s’est pas fortifiée. Et alors, alors seulement tu deviendras toi, toi complète, qui utilise ses deux jambes , qui réponds à ses deux besoins :
    – aimer et être aimée inconditionnellement (sans masque)
    – être quelqu’un, être reconnue par les autres et par toi avec tes qualités et tes limites
    Bonne route Mitzy
    Amicalement Alain

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  12. Severine JOLIVET REBET

    Je pense que vous venez de faire un GRAND PAS dans la bonne direction si je peux me permettre à travers votre partage 🙂 EXCELLENT CHEMINEMENT…Il y a 2 types de forces : celle que l’on tente de montrer et porter selon moi et la vraie force intérieure qui elle vous porte constamment 😉

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  13. dejean

    Un très beau témoignage qui montre que tu as fais du chemin, ton chemin… je me suis reconnue dans chacun de tes mots, et à cette même étape de vie.
    Dans la prise de conscience de cette envie de s’adoucir, de partager l’amour, de s’équilibrer dans notre force ainsi que notre rapport au monde.
    Cela commence lorsque que l’on comprend qu’il ne sert à rien de continuer à s’infliger ce qui n’est plus…
    une belle route à toi 🙂

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  14. Uwase Josette

    Je me retrouve dans votre message comme si c’est moi qui l’avait ecris, merci en tout cas pour le partage, quoi que c’est toujour pas facile de se laisser aller et d’exprimer ces emotions ou meme d’accepter cet personne qui nous offre son aide par peur qu’il ne decouvre votre faiblesse.

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  15. Virginie

    Il n’a y pas plus forte personne que celle qui sait reconnaitre ses limites….. Moi j’ai été tellement forte tellement longtemps que je ne trouve plus de bras assez fort pour me soutenir… ne faites pas la même erreur, oui, être vraiment forte c’est savoir dire maintenant je ne peux plus toute seule à temps….. Bel article, belle écriture, merci!

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  16. morel

    Paraître forte pour son entourage ..ne rien montrer..être là pour les autres.. se ne sont que des apparences chaque personne a ses faiblesses ..
    pour toi qui est là ?
    penser à soi

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  17. Priscilla

    je me retrouve énormément dans ce texte, et j’ai la chance d’avoir trouve cette personne plus forte que moi , il me protége, me soutient. Malgré cela je suis épuisée par un entourage pour qui je suis le soutient moral et parfois autre , vidée de mon énergie par les problèmes de ceux que Jaime que j’aimerai parfois ne pas connaitre . je ne sais pas comment faire pour ne plus être cette femme a qui on vient systématiquement se confier. C’est moi qui ait instaurée ces relations mais aujourd’hui elles me dépassent, me rongent et influent sur mon couple 🙁

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  18. BLONDIN

    Bonjour MITSY et à vous tous,
    Je m’appelle Chris et J’ai 44 ans.
    Je viens de lire le témoignage de Mitsy qui m’est apparue être comme la description de mon état acutel.
    Je vis seule avec mes 2 enfants depuis de nombreuses années. Toujours la patate, je recevais toujours les amis, boostait par mon energie, ravalait mes larmes à chaque blessure. Working girl, entrepreneuse,sportive, fun. La nana qu’il faut rencontrer pour avoir la banane, là pour les amis pour leur remonter le moral.
    J’ai toujours tenu le coup même si les fins du mois ne sont pas toujours facile. J’ai perdu un poste génial (démission car direction pervers narcissique), puis ai réalisé une période d’essai qui s’est brutalement arrété pour une raison surprenante (ambiance de l’entreprise dégradée). Je suis Resp commerciale dans le médical, et j’ai su que une ressource interne n’avait pas apprécié ni mes bon resultats, elle s’etait sentie en danger, donc pression auprès du DG pour que je parte. Choc emotionnel important car fin de contrat du jour au lendemain, fracture de l’epaule dans la foulée lors d’un trail (un signe de rupture de mon energie je ne sais pas). Toujours joviale et ne montrant pas mes difficultés parfois de famille monoparentale, j’ai eu beaucoup de mal à accepter une fois de plus (alors que j’avais donné par sympathie tous mes contacts pro, au commerciaux des autres secteurs) de devoir rebondir, sans accès aux chomage puisque fin de periode d’essai moins de 3 mois après démission.

    J’ai été embauchée dans le secteur, financier par un chasseur de tête à peine 24h après avoir mis mon CV sur L APEC. Je bosse dans une boite ou il y à une excellente ambiance mais une préssion de chiffre à peine supportable, un salaire fixe très bas et ou les commissions sont lachées au compte goutte tous les 4 mois, les frais de deplacements forfaitisés à 120€/mois. Chose que l’on m’avais pas vendu au départ. Bref, pas heureuse, fin de mois extremenent difficiles. L’ennui c’est que je ressens une fatigue comme si mon energie pour le sport mon gout du challenge, mon moteur est mort à l’intérieur. Tout le monde me dit que je vais m’en sortir, « je ne me fais pas de souci pour toi… »

    Je n’arrive plus à trouver la motivation a faire du sport, ni quoi que ce soit d’autre que les tâches obligatoires, le boulot c’est piano, et j’ai perdu mon enthousiasme légendaire. J’ai un compagnon profil enfant… qui attends aussi que je sois forte et que je me « bouge », seulement je sens qu’a l’intérieur quelque chose est mort… JE me deteste dans cette posture mais n’arrive pas à trouver quelque chose à laquelle me raccrocher, quelque chose qui fasse que mon palpitant se remette en route.
    Je ne pleure pas, je ncrois pas que c’est une dépression, c’est comme si je vivais une fragilité que je n’ai jamais exprimée mais que je n’assume pas. Je suis fatiguée simplement, d’être forte. Biensûr les amis sont peu là car ils sont persuadés que « ça,ne me ressemble pas », c’est pas la Christel qu’ils connaissent.
    Je me dis que ça va passer mais ça dure depuis quelques mois déjà, et surtout mon estime de moi en prends un sacré coup, entre la prise de poid et l’incapacité à réagir…

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