La nuit noire de l’âme

de | 17 août 2017
noire de l'âme

La nuit noire de l’âme

Image crédit : shutterstock

La nuit noire de l’âme:

Le taux vibratoire de notre planète est actuellement en train de s’élever à grande vitesse, ce qui influence directement l’homme. Puisque nous sommes interdépendants et interconnectés à notre environnement, nous pouvons facilement concevoir que le changement vibratoire de notre Terre puisse nous affecter. Les conséquences de tels changements sont facilement perceptibles et touchent les sphères physiques, émotionnels, intellectuels et spirituels de l’humanité.

La majorité d’entre nous ressentons des symptômes tels des migraines, des palpitations au niveau du chakra du cœur, des périodes de grandes fatigues. Des symptômes également comme la fragilité émotionnelle, une sensibilité accrue, un écroulement des croyances conditionnées…Cela va même jusqu’à la dépression profonde et un dégoût de la vie, telle qu’on la connaît et la vit au quotidien. Tout cela dans le but d’amener l’homme à s’éveiller de la torpeur inconsciente qui a pris possession de son Être depuis des centaines, voire des milliers d’années.

Rien en ce monde n’est le fruit du hasard. Si nous assistons actuellement à cette période de grands changements, c’est que le temps est venu pour l’homme d’apprendre des erreurs de son passé et de vivre différemment. C’est aussi simple que cela: soit nous nous éveillons, soit nous sombrons dans la noirceur. Et si je vous parle de cela aujourd’hui, ce n’est pas pour être pessimiste, bien au contraire. Mon intention est de partager le maximum d’informations dans le but de redonner espoir à ceux et celles qui sont plongés dans ce qu’on appelle: la nuit noire de l’âme.

Qu’est-ce que la nuit noire de l’âme ?

La nuit noire de l’âme, également appelée la nuit obscure, est une expression qui nous provient à l’origine de Jean de la Croix, un prêtre espagnol qui fut déclaré Docteur de l’Église en 1926. Ce terme, que l’on retrouve dans le titre de son célèbre poème «La noche oscura», représente l’expérience passagère de souffrance profonde vécue par notre Être tout entier, une période où tout s’écroule en nous ( écroulement de l’esprit ) et autour de nous ( écroulement de nos repères extérieurs dans le monde de la forme ). Lors de cette phase, où plus rien ne nous paraît avoir de sens, que ce soit nos croyances, notre carrière, nos relations, nos buts de vie, une profonde dépression s’empare de nous et se fait sentir non pas au niveau de la personnalité, mais au niveau de l’âme. C’est notre âme qui pleure et qui tente d’établir le contact avec nous. Lorsque s’enclenche en nous ce phénomène hors du commun, c’est qu’une transformation intérieure est en train de voir le jour. Mais avant, nous devons traverser l’enfer. L’enfer de quoi?

De notre mental. De notre ego. De cette fausse personnalité que nous avons créé pour éviter de souffrir à nouveau.

Cette enfermement auquel nous nous accrochons nous garde prisonnier du monde de la forme. La nuit noire de l’âme survient pour nous faire prendre conscience que tout ce que nous pensions savoir, toutes nos convictions, nos perceptions, nos idées, ne sont autre que les résultats d’un mental conditionné.Et cela n’a plus lieu d’être. Cela nous a plongé dans un univers superficiel et nous a empêché d’explorer notre véritable nature ainsi que notre intériorité. À présent, nous devons rebâtir notre vision de qui nous sommes vraiment sur la base de la connaissance, et non sur l’illusion du monde des cinq sens. Sachez à ce stade que l’illusion nous a été utile, dans le sens qu’elle nous a amené à voir la vérité qui se cache juste derrière. La nuit noire entamée, nous savons désormais que notre Vision du monde et de nous-même est trouble, filtré par notre mental humain. Et cela ne peut plus nous servir. L’ego doit abdiquer son trône, pour que l’Être s’éveille et reprenne sa place, au centre de notre vie.

Croyez-moi, lorsque ce phénomène arrivera dans votre vie, vous le saurez ( si ce n’est pas déjà le cas ). Vous serez déchirés entre vos anciens schémas de pensées et les nouveaux ressentis qui émergeront en vous. À ce stade, la difficulté est double. Tout d’abord, votre nouvel état de conscience étant encore au stade embryonnaire, vous douterez d’avoir en vous la force d’affronter toutes les perturbations que vous vivez. Et deuxièmement, vous aurez à vous détacher de tout ce qui vous est connu ( ce que j’appelle la matrice en l’occurrence ), pour vous plonger tête première dans un univers nouveau et inexploré. Si vous en savez un minimum sur l’être humain, vous êtes déjà au courant que l’homme préfère de loin ses bonnes vieilles habitudes et modes de fonctionnement au changement et au renouveau. Selon moi, le degré de résistance de l’individu face aux transformations subies lors de la nuit noire de l’âme sera un élément déterminant qui facilitera ou au contraire compliquera ce passage vers l’Être.

Qu’est-ce qui déclenche la nuit noire de l’âme :

Pour la plupart, l’élément déclencheur provient en premier lieu du monde extérieur ( sphère physique ): perte d’emploi, décès d’un être cher, accident, pour ensuite atteindre et ébranler les trois autres sphères (émotionnelle, intellectuelle et spirituelle ). D’après mes recherches et échanges, il est rare qu’il n’y ait aucune cause provenant au départ du monde de la forme. Pourquoi? Parce que c’est justement le but de tout ce processus: se désidentifier du monde de la forme, qui ne peut qu’apporter sécurité, paix et amour illusoires. Voilà le paradoxe: nous avons besoin de croire et de nous accrocher à ce monde pour ensuite retourner là où se situe notre véritable bonheur. Dans de rares occasions par contre, il peut arriver que la nuit noire débute sans cause extérieure connue, du moins au départ. Je vais me citer en exemple. Ma propre nuit noire a débuté il y a de cela plus d’un an, alors qu’aucun événement spécifique ne pouvait l’expliquer de façon logique. Aucun décès dans mon entourage, pas de changement au niveau familial, professionnel et amoureux, pas de maladie soudaine. Et malgré cela, une douleur profonde et lancinante s’est immiscée en moi, sans avertissement. Un immense sentiment de vide intérieur s’est fait ressentir, me transperçant l’âme à grand coup de couteau. Une déchirure comme je n’en avais jamais connue, un mal-être venant secouer les fondements de qui je croyais être.

Les jours passaient, sans que je ne puisse m’expliquer quoi que ce soit. Tranquillement mais sûrement, je perdis goût à la vie, sans pour autant vouloir y porter atteinte. Je me sentais las, épuisée, déprimée. Je ne ressentais plus la joie et l’allégresse qui me caractérisaient pourtant. Rien n’arrivait plus à me contenter. Chaque respiration devenait de plus en plus pénible, alors imaginez ce que c’était que de me rendre à un travail que je n’aimais guère. Je n’arrivais même plus à être auprès de ceux que j’aime, mon désir de solitude étant plus fort que tout.

Ma propre nuit noire de l’âme venait de s’enclencher…

À grand coup de masse, elle abattit tout sur son passage. Elle amena à la lumière de ma conscience mes plus grandes peurs et mes blessures profondes et anciennes. Elle me présenta ce personnage qu’est l’ego et ne me permit pas de détourner mon regard de lui.  ″Voilà ce que tu crois être, regarde la piètre opinion que tu as de toi… Crois-tu réellement que c’est qui tu es réellement C’est ainsi que je dus descendre en moi pour aller explorer ce qui se cachait derrière cette carapace.

Le plus souffrant, lors de ce passage obligé, c’est le manque de compréhension de la sphère extérieure (surtout lorsque rien ne semble justifier cette crise existentielle). Pourtant, la douleur ainsi causée est source d’un puissant sentiment d’exaltation, lorsque l’on découvre finalement que nous avons toujours eu en nous les ressources nécessaires. Voilà pourquoi il est crucial de vivre cette phase dans la plus grande intimité. Cela nous laisse de l’espace pour nous dissocier à notre rythme de la forme et pour découvrir en nous nos trésors cachés.

Or, avant d’en arriver là, c’est un véritable parcours du combattant que nous affrontons. Et où cela se joue? Dans notre esprit. Nous devons faire le tour de celui-ci pour atteindre enfin le cœur de notre Être: notre âme.  Déni, colère, incompréhension, découragement et impuissance, voilà les états que nous explorons, avant de goûter à notre vérité, qui se situe au niveau du lâcher-prise et de l’acceptation.

Je lâche-prise sur tous ces événements qui semblent vouloir me causer tant de torts…

J’accepte de m’être trompé et d’avoir fait fausse route.

Je demande à mon âme de bien vouloir pardonner mon erreur humaine et d’avoir choisi de suivre mon ego, au lieu du plan pré-établie.

À présent, j’accepte de me laisser guider par mon cœur et mes intuitions.

Attention toutefois, l’ego est sournois. Il est si rusé que dans certains cas, il arrive à se faire passer pour notre petite voix intérieure. Surtout pour ceux et celles qui comme moi ont développé l’habitude de vivre au niveau de la tête, en bloquant les émotions et ressentis. Pour quelqu’un qui n’a jamais pris le temps d’explorer son intériorité, il peut devenir aisé pour l’ego de s’infiltrer dans les pensées, en nous faisant croire que nous avons surmonté la nuit noire de l’âme et que nous sommes à présent guéris. Or, ce phénomène ne peut qu’être vécu que totalement. L’âme ne supportera pas d’être entendue ″à moitié″.  Les foudres karmiques continueront de s’abattre, jusqu’à temps que l’Être soit révélé dans son entièreté. Pour cela, nous devons nous purifier, nous élever au-delà de notre vision habituelle. Nous devons contempler non pas notre aspect physique et le monde extérieur, mais la part de nous qui est informe, immuable et éternelle.  Trouver cet espace divin en nous et le laisser rayonner dans le monde de la matière.  Lorsque vous effleurerez du doigt cette partie de vous (même si ce n’est que pour un court moment), vous recommencerez à respirer et à prendre goût à la vie.

La Réalisation Spirituelle

La nuit noire de l’âme a pour but de nous faire prendre contact avec notre véritable identité. Nous ne sommes pas ce corps, ni ce mental. Nous ne sommes pas notre personnalité ni même nos pensées.  Nous sommes un Être spirituel, une individualisation de la divinité dans le monde de la forme.  En outre, nous sommes dans ce monde, sans être de ce monde.  Et nous devons apprendre à vivre sur la base de cette connaissance. C’est là une grande dichotomie et voici pourquoi nous sommes divisés intérieurement au départ, lorsque nous découvrons cela. ″Comment faire pour continuer à vivre au sien de ce monde, de cette société, de cette matrice, tout en sachant que notre passage dans le monde de la forme n’est que temporaire?″ Pour répondre à cette question, il nous faut prendre de la hauteur et revenir vers l’âme.

C’est notre âme qui est la responsable de notre passage sur cette Terre. C’est elle qui a cru bon venir ici-bas et ainsi poursuivre son voyage d’évolution, d’intégration et d’unification. C’est également elle qui a établi notre plan de vie, c’est-à-dire notre contrat contenant les grandes lignes de notre incarnation actuelle. Or, en arrivant sur cette belle planète, nous perdons nos mémoires et oublions tout de ce plan pré-établi. Nous tombons dans les pièges de l’existence terrestre, en nous identifiant au monde de la forme, le monde des illusions. Nous choisissons de suivre la voix dans notre tête au lieu de suivre notre cœur. Nous nous éloignons ainsi de notre route.  C’est alors qu’arrive, ″comme par hasard, l’événement qui nous plongera dans la plus profonde angoisse qui soit et qui nous fera explorer les ténèbres, pour qu’ensuite s’éveille en nous la lumière.

Lorsque cela advient, la plupart d’entre nous se demande qu’est-ce que nous avons bien pu faire au bon Dieu pour que s’abatte sur nous une telle douleur.  La réponse est simple: il n’y a pas de lumière sans obscurité.

Bien que cela ne saute pas aux yeux à prime abord, sachez qu’il y a une connexion cachée entre ces deux éléments. L’un ne va pas sans l’autre, puisque nous vivons au sien d’un univers relatif. La lumière ne peut être connue et expérimentée qu’en vivant l’absence de lumière, soit l’obscurité. En vous plongeant au cœur de celle-ci, votre lumière vous la trouverez. Votre âme sait cela.

En retrouvant votre lumière, qui n’est autre que ce que vous êtes réellement, vous pourrez continuer à vivre dans ce monde, en sachant que tout ce qui importe, c’est que vous rayonnez votre lumière intérieure, votre étincelle spirituelle, pour le temps qui vous est consacré sur cette Terre.

La mort de l’ego pour renaître à Soi

Lorsque j’étais au plus fort de ma propre nuit noire, certaines personnes qui avaient un vague aperçu du mal-être qui m’habitait m’ont dit ( et cela pour mon plus grand bien ): ″Je suis passée par là moi aussi. En fait, tout le monde y passe…C’est ce qu’on appelle la crise de la trentaine, ou de la quarantaine! Or, la douleur ressentie était si vive que j’avais envie de leur hurler par la tête: ″Ah oui, vraiment?  Tu connais réellement dans quelle obscurité je suis plongée en ce moment? À mes yeux, il me semblait impossible que d’autres avant moi aient connu une telle tourmente et en soit sorti vivant! Bien sûr, j’avais déjà entendu parler de ces fameuses crises que nous traversons à certains âges bien particulier mais ce que je vivais n’avait rien à voir avec une crise d’adolescence!  Je n’étais pas en révolte contre mes parents, contre le gouvernement ou contre le fait de prendre de l’âge…

J’étais en révolte contre la vie toute entière, en fait j’étais en colère contre moi-même…

À cette époque, je n’avais pas encore pris assez de distance pour comprendre avec discernement l’état émotionnel qui m’habitait. Mon âme me demandait d’affronter mon ego, de mourir à moi-même, pour pouvoir renaître à une tout autre identité, beaucoup plus proche et fidèle à mon Être véritable.  Je devais vivre mon propre deuil, la mort de qui je croyais être, pour libérer mon âme de l’emprise de l’ego. Cela ne s’est pas fait sans écorchure. Il m’a fallu être très honnête envers moi-même: mes fondations, ce sur quoi je basais ma vie, étaient pourries. Mes relations, pour la plupart, n’étaient pas authentiques, puisque je me cachais derrière de nombreux masques sociaux. Mon métier ne me convenait pas et me rendait amère. Ma santé psychologie, émotionnelle et physique était fragile. L’argent me causait de nombreux tourments. Ma connexion spirituelle était inexistante et mon système de croyances et de pensées était défaillant. En faisant le tour, je me suis passée cette remarque: ″Alors qu’est-ce que j’ai à perdre? Ma dignité? Je n’en avais plus. Ma piètre carrière? Mes faux-semblants? C’est à ce niveau que je me suis libérée. En prenant conscience que j’avais déjà tout perdu et que tout ce que je faisais, c’était de m’accrocher à une sécurité illusoire.  Mon ego venait de prendre une sacrée raclée.

Dans les mois qui suivirent, il continua de s’en prendre plein la gueule, jusqu’au jour où je l’entendis me dire: ″Je ne suis pas ton ennemi, s’il te plaît aide-moi, j’ai simplement besoin d’être guidé. Voilà ce qu’était l’ego, une entité apeurée, terrifiée, qui attendait simplement qu’on lui donne un coup de main.

À partir de là, je lui ai présenté mon âme, en lui disant: ″Je te présente ton nouveau guide, prends en bien soi et écoute bien ce qu’il a à te dire…

La nuit noire de l’âme auteure :  Virginie Tanguay

Facebook: https://www.facebook.com/lecon218/
Son site internet: www.lecons-de-vie.com

Policière de formation, j’ai vécu, il y a de cela un an, une profonde transformation intérieure.  Un appel à élargir mon niveau de conscience et à travailler dans le but d’éveiller mon entourage.  Je suis devenue rapidement une passionnée de développement personnel, ce qui m’a amené à lancer mon blog récemment, pour inspirer les gens et pour comprendre les mystère de la vie. Je me suis découvert un intérêt pour l’écriture, et j’aimerais me servir de ce talent pour influencer la société de façon positive.
Si vous avez besoin de plus d’informations, n’hésitez pas!!

15 réflexions au sujet de « La nuit noire de l’âme »

  1. nightwings

    Une remarque sur l’égo celui-ci fait son travail il nous ancre à notre réalité sinon nous serions incapable de vivre notre incarnation, tuer l’égo c’est partir oubliant de vivre. Il faut juste le cadrer pour qu’il ne soit pas un maître fou mais un compagnon de route qui nous aide dans le quotidien afin que lui et l’âme forment un pont vers l’esprit (matière et spirituel pour simplifier ). On ne peut construire un tour en oubliant la base. Si nous ne devions être qu’esprit nous nous serions pas incarné et fuir la réalité en tuant l’égo c’est rater son incarnation, il faut juste remettre l’égo à sa place pour qu’il travaille avec nous a former un harmonie avec ses deux compagnons pour ne former qu’un.

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  2. Giovanni

    Bonsoir,

    Je pense que c’est ce qui est en train de se produire pour moi, et je me sens complètement désemparée. Surtout que je suis en plein changement de vie, seule qui plus est, dans une nouvelle région. Mon ego est complètement affolé, et je dois chaque jour tenter de l’apaiser en me rappelant le chemin déjà parcouru et les épreuves surmontées. J’espère que ce bouleversement intérieur va se calmer en douceur, et que je reste à la hauteur de mon défi…

    Amicalement.

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  3. Virginie Lfv

    Ma vie a basculé, il y a un an. Jeune mariée de 4 mois mon mari est parti sans explications. la police à fait une enquête car il n’ était pas européen. J’ai été soupçonné de faux mariage. Il n’a pas répondu à mes appels. Entre temps, il a raconté de tas de mensonges à mon égard avec un de mes « ami ».
    Mon fils a écouté ses 2 hommes car mon ami était autre que le père de sa copine. Tous dans une congrégation religieuse, j’ai été accusé de tous les tiers, jusqu’à être chassée de mon église. Mon fils nous a renié à ce moment là, sa soeur jumelle, son jeune frère et moi. S’en est suivi une descente aux enfers avec tous cela. Plus rien n’avait de sens. Des problèmes financiers de sont greffés. et j’ai commencé A devenir très malade, puis paralysée. Les maladies les plus graves m’ont été annoncés. Je ne pouvais plus vivre. Je souffrais tellement sur le plan émotionnel, physique, me sentant impuissante et totalement démunie que j’ai pensé mette fin à ce calvaire. Ma vie, qui j’étais, mes relations, mes rêves et les espoirs se sont transformés en mort immédiate. J’étais en deuil de toutes les illusions, de toutes les croyances. J’ai peu à peu désappris ce que je connaissais. L’effondrement de ma vie a été une mort de tous ce qui étaient.
    Il ne restait plus rien. J’avais perdu les 30 années que je venais de construire. Je ne pouvais plus rien perdre d’autre car en plus la maladie pouvait tuer mon corps. Une vaste plaine incendiée, dévastée ou il ne restait plus rien y compris l’espoir. J’ai supplié le ciel pour donner du sens à tout ça. Pourquoi? Comment cela pouvait il se produire alors que j’avais tout fait pour que cela se passe bien? ? J’étais une bonne personne mais je ne le savais pas. J’ai été insultée, diffamée publiquement, méprisée et rejetée.
    Je suis morte. Ma vie était morte. Il ne restait rien. J’ai compris que j’étais en deuil de ma vie et de moi-même. Plus rien n’ allait être  » comme avant ». Un nuit, j ‘ai reçu la visite de bras consolateur dans mon sommeil. J’ai encore, à ce jour, la sensation fouce de la consolation de ces bras angélique. Ce fût, le commencement de quelque chose. Une minuscule tête d’éponge lumineuse est rentrée dans ma vie. Je suis passée par des états de souffrance comme jamais au auparavant dans ma vie. J’ai souffert à tous les iveaux dans une solitude totale. Témoin de la souffrance de ma fille et de mon fils de 10 ans.
    Mon leitmotiv après cette visite angélique a été que cet effondrement de vie est pour quelque chose. J’ai commencé à rechercher l’enseignement car ça j’y avais toujours cru. J’étais déjà sortie de l’enfer de 7 ans d’inceste. Alors malgré cette nuit noire, il y avait un enseignement. Et comme rien n’est un hasard, avec la confiance en cette croyance.. il allait se passer du bon. La souffrance m’a tarode l’âme et le coeur. J’ai senti qu’on tirait sur moi, pour agrandir ma capacité et ma résistance. J’ai senti par moment que mon coeur allait craquer. J’ai mon corps qui se tordait
    sous d’ énormes douleurs. Quelquefois j’espérais encore mourir pour arrêter ces tortures. Je pleurais.
    Et puis, quelques minutes de répit ont commencé A rentrer dans ma vie. Je n’ai plus pris aucune médicaments. J’ai éliminé de mon alimentation, le gluten, le lactose et la viande. Après quelques mois, je suis allée plus proche de la nature. Je n’acceptait pas la situation avec mon fils et j’étais rongée par la colère pour mon mari et les dirigeants de ma congrégation. Ils m’ignorait, me laissaient pour compte avec mes enfants. Il y a des jours ou je ne pouvaient plus conduire et faire ma tâche.
    La colère m’a empoisonné mais j’avais déjà pardonné l’impardonnable avec l’inceste. J’allais pouvoir pardonner encore. Mais j’étais en colère après moi. Tellement fâchée Et déçue de ma naïveté et de la gentillesse naturelle. J’ai dû m’accepter et le pardonner. Ho’ponopono m’a aidé mais aussi d’autres méthodes. Mon fils m’apparaissait comme mort comme je l’étais par son rejet.
    Je pouvais tout endurer mais pas ça!
    Je suis toujours en chemin. Le calvaire n’est pas fini. Mais de minutes de répit, ce sont quelques heures maintenant. Je m’écoute. J’ai appris à m’aimer autrement , a accepter ma fragilité. De forte et invincible qu’il me semblait être, je suis redevue enfant. De grosses blessures sont en cours de guérison, J’ai changé De vie car j’ai tout perdu. Que peut-il m’arriver de plus?? Ma santé s’est stabilisée. Mon moral va beaucoup mieux. J’ai encore quelques colères mais j’y travaille. Je suis imparfaite et alors??
    Je ne peux plus menée ma vie d’avant. J’ai changé et j’accueil le changement. Pour le moment, je trie ma maison ma vie de 48 ans. Je désapprendre pour réapprendre à vivre autrement. Les fondations de sont écroulées. J’ai pensé être perdu mais je fais un pas à la fois. Un jour à la fois. Je ne planifie plus beaucoup. J’écoute la petite voix de l’intérieur. J’ai rencontré de ouvelles personnes. J’ai de belles expériences et le monde est bien plus beau qu’il n’y paraît. Je donne quand je peux et j’accepte quand je ne peux pas et que c’est moi qui est besoin.Je m’aime tel que je suis et je me sens plus heureuse. Je souris à la vie et elle me le rend bien.
    Merci de pouvoir partager.
    Virginie

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    1. Martin

      Bonjour,
      Je ne vous trouves pas imparfaite,loin de là,tout simplement parce-que vous vous êtes posé les bonnes questions.
      Travaillez sur la colère …
      Bon courage et belle continuation
      Nathalie

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  4. Catherine

    Bonjour la lecture de votre page me rassure. Mais je dois dire que je souffre comme jamais. Ca me sert dans l’estomac depuis 2 mois…je n’ai plus gout a rien. Je me sent totalement perdu. Je m’assois et je pleure. Je ne sais plus comment sortir de cette etat de mal etre. Honnetement je comment a me decourager. Temps n’arrange pas les choses. Le lacher prise ne viens pas. Pouvez vous m’orienter?

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    1. LA

      j’ai réussi à reprendre goût à la vie en « me » remerciant (je ne sais pas vraiment qui je remercie mais c’est dirigé vers moi), je me remercie pour le mal que j’ai fais et je m’explique pourquoi, je me remercie pour ce qu’on m’a donné et ce que j’ai donné ou ce qu’on m’a pris et ce que j’ai pris et je m’explique pourquoi. Bref le mal , le bien tout ce qu’il y avait avant , hier ou même il y a une heure. Je le fais chaque jour mais le mieux c’est de le faire quand on se le sens (dès fois je me forçais et je finissais par m’insulter copieusement bizarrement c’est utile aussi bien qu’un peu violent). Si tu sens que ça peut t’apporter quelque chose tant mieux, je l’espère. Sinon tout passe au bout d’un moment tu trouveras un moyen c’est en toi, on est pas fait pour vivre constamment dans le noir.

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  5. John

    Je suis passé par là et j’en sors à peine.

    J’essaie aussi d’apporter mon expérience aux personnes qui en ont besoin.

    Je serais ravis d’échanger avec toi sur le sujet Virginie.

    Bien à toi.

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  6. CarolineL

    Mille mercis!!!
    Je suis EN PLEIN DEDANS!!
    Ton texte me rassure un peu bien je ne sais pas trop quoi faire pour en sortir… Donc peu à peu, jour après jour avec cette constatation, je l’accepte et attend les « signes » de la Vie! Une vague d’amour sommeille en moi, j’ai envie d’aimer et d’être aimé, d’être en amour… C’est super fort en moi…

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  7. zucchera

    Tout ce qui est exprimé est tellement vrai, j’ai également vécu ma nuit noire de l’âme…et près de deux ans plus tard je « crois » que je suis à peine en train d’en sortir…
    Elle a déboulé sans crier gare pour moi (mais telle que l’avait programmée mon âme), pile à mes 30 ans, par une maladie et une crise au sein de mon emploi. Tout comme pour toi, cela a BOULEVERSE ma vie, tous mes repères intérieurs et extérieurs ont été chamboulé, ce que je croyais et que j’avais cru toute ma vie n’avait plus aucun sens, comment ai-je pu vivre dans cette illusion? En fait toute cette vie est une illusion? Comment est-ce possible? A ce moment là, je n’avais PLUS LE CHOIX, je ne pouvais plus « faire semblant », je devais changer de vie, et depuis ma vie a totalement changé …
    Aujourd’hui j’essaie d’être plus authentique avec moi-même (même si ce n’est pas toujours le cas), j’accepte ma part imparfaite car je ne suis qu’un être humain et je suis ici pour apprendre. La douleur, la souffrance m’ont profondément blessé intérieurement, j’ai du (je dois) affronter mes plus grandes angoisses, mes plus grandes peurs… »grâce » auxquelles j’ai pu me rendre compte de la force qui avait en moi. Aujourd’hui, je ne sais pas si je m’en suis définitivement sortie, certaines fois j’ai des « rechutes », mais c’est différent, la douleur n’est plus aussi profonde. De toute façon, je pense qu’on n’en sors jamais complètement, il y a vraiment un « avant » et un « après », nous ne sommes plus la même personne, maintenant je suis « éveillée », je ne peux plus faire semblant et ignorer mon Être véritable!
    A tous ceux qui traversent leur nuit noire, tenez bon, c’est dur à dire à concevoir, mais c’est un cadeau que vous fait votre âme pour renaître dans l’authenticité de votre Être, vous reconnecter avec vous-même, vous ouvrir, c’est pour votre bien-être avec vous-même, c’était le moment pour vous…Merci mon ÂME!

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  8. LA

    C’est incroyable et en même temps plutôt commun j’ai l’impression vu les commentaires, ma nuit noire est venue alors que j’avais réalisé un de mes grands rêves, un objectif que je m’étais fixé il y a 4 ans, à partir de là c’est comme si je voulais que tout foire , je me disais que quelque chose allait m’arriver comme si je n’acceptais pas le bonheur. Je me disais qu’il n’y avait rien de plus dans ma vie et qu’elle était bien morne. quelques semaines plus tard j’ai eu un accident dont je subis encore les conséquences, j’ai été 4 mois en quête de guérison et je suis entrée bien malgré moi dans la spiritualité (je pensais que c’était un truc d’illuminé , je me suis bien trompée) je me suis confronté à tout le mal que j’ai fais et que je me suis fais. Je pensais être une gentille fille alors que j’étais mesquine et moqueuse, manipulatrice et même quelque peu pathétique. Mais l’égo nous maquille parfaitement ma mesquinerie était des trais d’esprit, mes remarques de l’ironie. J’ai aussi vu mes qualités , mes forces et mes faiblesses. Je n’ai pas encore réglé mes peurs et mes doutes, je me questionne sans arrêt et pourtant je suis heureuse. Mon corps physique souffre mais je pense avoir trouvé comment le soigner et même quand les doutes et les peurs viennent j’arrive à les balayer. Depuis un mois je n’avance plus trop niveau spiritualité, je perds beaucoup de perception j’ai l’impression de redevenir comme avant et en même temps je suis changée, je suis toujours heureuse et j’ai de l’espoir, je table un peu sur ça pour savoir si je vais dans la bonne direction sans savoir quoi faire et bizarrement moi qui ait toujours eu peur de l’avenir, j’ai hâte de le connaitre maintenant.
    Bref tout ça pour dire que c’est la chose la plus douloureuse et aussi la plus salvatrice.
    Bon courage à tout le monde !

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  9. Laventure

    Bonjour je voudrais faire part de mon vecu et ressenti pour. Moi il faut que je commence par arrêté de pensé au périodes où j’étais hors contrôle de moi même c’est à dire que je jouer au soldat à penser que rien ni personne ne pouvais m atteindre au point où se sentir fort spirituellement et avec un ego sans précédant generai personne au fil du temps me prenez pour quelqu un qui allait réussir à faire ce qu il veut. Se prendre pour quelqu’un qun qu il n est pas à force de conviction et abruti par ce qui se passer autour de ma personne commettre des fautes pour savoir qu il ne faut pas recommencer mais je considère que tout ce que j’ai fai subir tout au tour et vraiment ingerable au point de faire un par un nouvele route.

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  10. Nesta

    Tu as tout compris, pour ma pars j’appelle mon âme quand je veux grâce aux yeux. L’énergie intérieur canaliser dans les yeux avec une respiration adapte me rend lumineux. Les possibilités sont infinis , mais j’utilise principalement ( et oui car le reste fais « peur » ) mon énergie pour inhibe les peurs et appeler l’âme des autres. Le mental ne peux rien. Imaginer le choc pour les autres 🙂

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