Lettre à mon bébé pour ma première fête des mères

de | 18 avril 2018

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Cher bébé, c’est ma première fête des mères. En fait, c’est notre première fête des mères.

Avant que tu ne viennes au monde, j’aurais saisi toutes les occasions pour faire la fête, j’aimais les anniversaires, l’intérêt qu’on me portait et être au centre de toutes les attentions. Je suis un lion après tout. Mais cette fois ce sera différent. Je n’aurais pas ces vacances sans toi, car c’est grâce à toi que je suis devenue maman. La fête des mères n’est pas pour moi. Elle est pour toi et moi. Nous.

Avant ta naissance, pendant neuf mois, j’étais seule à te porter.

Le jour où tu es venu au monde, le moment où nous nous sommes rencontrés, c’était entre toi et moi. Bien sûr, papa était là, tu es venu dans mes bras en premier. C’est sur ma poitrine nue que tu avais besoin de te reposer. Ce sont les battements de mon cœur qui ont aidé à réguler les tiens.

Tes premières semaines, d’autres personnes t’ont pris dans leurs bras. Mais c’est mon corps qui t’a soutenu. C’est mon lait qui te faisait grandir, centimètre par centimètre. Gramme par gramme. C’était toujours entre toi et moi.

Tu as commencé à prendre une bouteille et d’autres personnes ont commencé à te nourrir. Mais c’est moi qui passais chaque instant avec toi. C’est moi qui te lisais des livres et qui jouais avec tes jouets quand tu regardais, curieux. C’est moi qui remarquais tous les petits changements, ton regard qui tenait plus longtemps que d’habitude, un bras tendu par la volonté et pas seulement par réflexe. C’était toi et moi.

Après quelques mois, je suis retournée au travail, et quelqu’un d’autre a passé ces journées avec toi. Mais c’est encore moi qui étais à tes côtés à toutes les heures de la nuit, chaque fois que tu étais agité. C’est moi qui me réveillais pour venir t’apaiser. C’est moi qui étais là avec toi jusqu’à trois heures du matin quand il faisait noir et que tout le monde était endormi. Toi et moi.

Mais ensuite, tu as commencé à faire tes nuits. Après quelques soirées, tu dormais six heures, puis huit heures, puis dix heures, tu n’avais plus besoin de moi. Et je pleurais.

Je pleurais parce que je devais accepter que ce ne serait plus toujours que toi et moi . Bien sûr, bien sûr tu auras toujours besoin de moi. Mais jour après jour il est devenu évident que tu devenais indépendant. Que tu ne serais plus un bébé pendant longtemps.

Bientôt, tu n’auras plus besoin de moi pour te porter. Tu commenceras à ramper, à marcher, puis à courir. Quand j’essaierai de te tenir serré contre moi, tu te dégageras, désireux d’explorer le monde hors de mon accolade. Bientôt tu n’auras plus besoin que je change tes couches. Tu n’auras plus besoin de moi pour t’habiller. Tu auras envie de choisir tes propres vêtements. Tu n’auras plus besoin de moi pour te nourrir. Tu n’auras plus besoin de moi pour lire. Tu seras capable de prononcer des mots, et bientôt tu les comprendras, tout seul. Finalement, tu n’auras pas besoin de moi pour écouter tes histoires, répondre à tes questions, résoudre tes problèmes. Bien sûr tu voudras toujours que je le fasse, je l’espère, et je t’y obligerai, mais nous saurons tous les deux que tu peux le faire seul.

Bientôt il n’y aura plus de toi et moi. Ta vie se remplira de famille, d’amis, de camarades de classe, d’enseignants et de confidents.

Donc pour cette fête des mères, notre première fête des mères, je ne vais pas dormir, je vais savourer chaque moment passé avec toi même si j’ai besoin de repos. Je n’accompagnerai pas papa se faire dorloter toute la journée dans un spa, même si je mérite un petit moment de détente. Je vais être ici, je vais te serrer très fort dans mes bras. Juste toi et moi.

Je t’aime,
Maman
Source Lettre à mon bébé pour ma première fête des mères : http://www.popsugar.com/moms/Mom-Letter-Child-Mother-Day-37435793
Traductrice

Claire C.

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