7 leçons enrichissantes apprises en n’achetant rien de neuf durant 200 jours

de | 8 septembre 2015

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7 leçons enrichissantes que j’ai apprises en n’achetant rien de neuf pendant 200 jours

 

Il y a quelques mois, j’ai vécu la pire expérience de ma vie : mon père est décédé. Un cancer l’a emporté, et une petite partie de moi-même est partie avec. L’une des choses les plus difficiles a été de faire le deuil en paix.

Dans notre société, on ne nous laisse pas le temps de pleurer la perte d’une personne, on doit travailler. Pas seulement au travail, sur des piles de paperasse, informer les gens, et prendre des dispositions. Enfin, quand je pensais avoir fini tout ce travail, j’ai dû vider l’appartement de mon père.

Je ne savais pas que ce serait encore plus difficile que le travail.

J’avais l’impression de perdre un peu plus mon père dès que je triais chacune de ses affaires.

Et il y avait beaucoup de tri à faire.

Il a fallu des semaines pour vider l’appartement de mon père célibataire. Des semaines pour vendre, donner, recycler ou jeter les boites, les ustensiles de cuisine, les vêtements, les meubles, le matériel de bureau, et bien plus encore.

Il avait investi beaucoup de temps, d’argent et d’efforts pour avoir tout ça, pour que tout finisse par être jeté à contre coeur. Nous détruisons la planète pour les générations futures, dans le seul but de profiter d’une vie courte remplie de biens matériels que l’on n’utilise pas la plupart du temps, qui sont rarement nécessaires, et que l’on oublie facilement.

J’ai décidé que je ne voulais pas de ce genre de vie.

J’ai décidé d’essayer de ne rien acheter de nouveau pendant 200 jours.

Je l’ai fait. À part les produits alimentaires, les médicaments, une paire de chaussures d’escalade et des articles de toilette de base, j’ai emprunté et acheté d’occasion, ou j’ai tout simplement fait sans.

Voici les leçons enrichissantes que j’ai apprises de cette expérience.

Il existe déjà trop de choses dans le monde.

J’ai été choquée de voir autant de choses dans les friperies, les petites annonces en ligne et les groupes de vente sur Facebook. Des montagnes de vêtements, des tonnes de meubles, de la vaisselle, des casseroles, des cannes… etc. Avec tout ce qui existe déjà, nous n’avons pas besoin de plus.

Les gens achètent des choses par pure obligation.

Quand j’ai cherché des choses d’occasion pour satisfaire mes besoins, j’ai été époustouflée par la quantité d’articles neufs dans les friperies. Des articles qui étaient inutilisés, avec l’étiquette du prix et l’emballage d’origine. Cela allait des bougies parfumées neuves aux vêtements neufs qui honoraient les allées des magasins de seconde main. Cela m’a montré que l’acte d’achat est souvent totalement dissocié du besoin, ou même du désir. Cela ressemblait à une obligation qui devait être remplie, et elle s’arrêtait là pour moi.

Il y a des préjugés excessifs sur l’occasion.

Quand j’ai blogué sur mon expérience, j’ai reçu beaucoup de commentaires intéressants sur les répercussions sanitaires de ma démarche. Beaucoup ont jugé que l’achat de vêtements, de meubles et d’autres produits d’occasion à la place du neuf était répugnant. Quelle mentalité bizarre ! Ces mêmes personnes seraient heureuses de donner leurs produits usagés aux boutiques d’occasion. Je suppose qu’ils considèrent que c’est très bien pour les pauvres, mais pas pour « eux ».

Il y a tellement d’abondance.

Au cours de mes 200 jours, j’ai appris que je n’avais pas besoin d’aller dans les grandes surfaces pour acheter ce qu’il me fallait, il y avait beaucoup de choses à proximité. Les petites annonces et les friperies locales avaient la plupart des produits dont j’avais besoin. Il y a plein de choses que les gens sont prêts à céder à un prix très faible, voire à nous les donner.

Quand ce n’est pas neuf, ce n’est pas cher.

Mon compte bancaire a vraiment respiré durant ces 200 jours. Les objets de seconde main sont vendus à un prix vraiment intéressant. Et je n’ai pas non plus eu l’impression de faire un compromis sur la qualité !

C’est génial de donner directement son argent à un particulier plutôt qu’à un grand magasin.

Quand j’ai fait mes emplettes par le biais des petites annonces, j’ai trouvé que la plupart des vendeurs étaient honnêtes et serviables. Ce sont des personnes normales qui voulaient simplement récupérer une partie de leur prix d’achat en vendant des objets parfaitement utilisables. C’était stimulant de savoir que mon argent allait directement à quelqu’un comme moi, et pas à un grand magasin.

Je n’ai pas vraiment besoin de la plupart de ces choses.

À vrai dire, il y a certaines choses que l’on ne peut tout simplement pas trouver d’occasion. Il y a beaucoup d’articles, même les plus courants qui sont difficiles voire impossibles à trouver d’occasion. Même si je ne pouvais acheter d’objets neufs, cette expérience n’a affecté ni ma santé, ni mon bonheur, ni mon harmonie intérieure. J’ai réalisé que la plupart des choses ne me servent pas vraiment, et que nos besoins réels ne sont pas nombreux.

Mes 200 jours n’étaient pas seulement une expérience voulue pour vivre de façon minimaliste et éco-responsable; ce fut un voyage nécessaire et révélateur. J’ai beaucoup appris des ces leçons enrichissantes.

Quand quelqu’un meurt, on est censé passer outre pour aller de l’avant. J’aurais beaucoup culpabilisé si j’étais sortie de cette expérience inchangée

Mais heureusement, j’ai été profondément transformée. J’aurai beaucoup de mal surmonter le décès de mon père, car il inspire tous les jours mes paroles, mes actions et ma façon de voir la vie.

J’espère que cet article vous aidera à changer un peu aussi. J’espère que vous irez faire quelques petites emplettes dans une friperie la prochaine fois que vous irez acheter des vêtements, ou que vous vous lancerez votre propre défi de 10, 30 ou 200 jours. Et j’espère au moins que vous changerez votre façon de penser quand vous achèterez un nouvel article.

Source 7 leçons enrichissantes que j’ai apprises en n’achetant rien de neuf pendant 200 jours:  collective-evolution

2 réflexions au sujet de « 7 leçons enrichissantes apprises en n’achetant rien de neuf durant 200 jours »

  1. corine

    J’aime d’habitude ce que vous écrivez …. mais là, dérapage !
    Vous avez donc joué à la pauvre pendant 6 mois, comme c’est touchant !
    C’est gentillet, un poil narcissique et un rien égocentrique ! … à ne pas donner à lire aux 8 millions de pauvres en France …  » à part une paire de chaussures d’escalade » … donc en plus le titre est faux ! Chez les pauvres , quand tu n’as pas de quoi t’acheter une paire de chaussures d’escalade …. ben tu fais pas d’escalade, c’est aussi simple que ça et c’est pour tout comme ça ! et tu ne te crois pas missionné d’en faire part au monde entier !

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    1. doria

      je respecte ton point de vue surtout que tous les biens de luxe sont de plus en plus inaccessibles, et les prix en hausse continue dépassant de loin le prix psychologique du bien à acquérir
      toutefois , on ne peut jamais satisfaire tous nos bssoins en faisant recours à la friperie, ça fait du bien de temps en temps de se gater et de s’accorder le privilège de faire le shopping dans des magasins mais le fait d’acquerir des choses inutiles c’est du gaspillage

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