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L’âge où le bonheur disparaît : ce que dit la science sur la phase la plus difficile de la vie.

Existe‑t‑il un âge plus triste dans la vie ?

Des études internationales montrent que le bien‑être tend à décliner à un certain âge, puis à augmenter à nouveau, révélant un schéma commun dans la façon dont nous ressentons le bonheur.

Le bonheur ne suit pas une trajectoire linéaire tout au long de la vie. Il évolue en forme, en intensité et en signification au fil des années. Bien que cette expérience soit toujours individuelle, une vaste étude internationale révèle l’existence d’une tendance qui se répète dans différentes cultures : le bien‑être tend à diminuer à la quarantaine, puis à augmenter à nouveau plus tard dans la vie.

Une étude internationale sur la courbe du bonheur

Cette conclusion est issue d’une étude menée par l’économiste David Blanchflower, professeur à l’université de Dartmouth aux États‑Unis, et Andrew Oswald. L’étude a analysé des données provenant de centaines de milliers d’adultes à travers de nombreux pays, développés et en développement, afin de déterminer à quel moment de la vie les individus se disent le moins satisfaits et les plus joyeux.

Le point le plus bas du bien‑être

D’après cette étude, la fameuse « vallée » du bonheur se situe généralement entre 47 et 48 ans. C’est à ce stade que beaucoup de personnes font face à une accumulation de pressions émotionnelles, sociales et biologiques, formant ce que certains chercheurs décrivent comme un véritable cocktail de défis.

Parmi les facteurs les plus courants figurent le réajustement des attentes – les anciens rêves paraissant moins accessibles –, le poids des responsabilités financières et familiales, et une plus grande vulnérabilité psychologique. Ce n’est pas un hasard si c’est également durant cette période que les taux de dépression, d’anxiété et d’instabilité émotionnelle augmentent.

D’un point de vue biologique, la quarantaine s’accompagne souvent d’une augmentation chronique du taux de cortisol, l’hormone du stress. Ce déséquilibre peut perturber le sommeil, l’humeur, l’énergie et la capacité à éprouver du plaisir. Des changements hormonaux entrent également en jeu, comme la baisse de testostérone chez l’homme et les fluctuations liées à la périménopause et à la ménopause chez la femme.

Ce modèle est connu dans la littérature scientifique sous le nom de « courbe du bonheur » en forme de U. Le fait le plus surprenant est la constance du phénomène : même dans des contextes culturels, sociaux et économiques très différents, la forme générale de la courbe se répète.

Après avoir touché le fond, la vie s’améliore

Images Pixabay

La bonne nouvelle, c’est que la période la plus difficile ne dure pas éternellement. Après la cinquantaine, le bien‑être tend à s’améliorer progressivement et continuellement, atteignant souvent des niveaux similaires à ceux de la jeunesse vers l’âge de 70 ans, voire plus.

En psychologie, cette amélioration est liée à la maturité émotionnelle et à la réorganisation des attentes. Avec le temps, beaucoup apprennent à mieux gérer les frustrations, à réduire les comparaisons sociales et à accorder plus d’importance à ce qui compte vraiment. Pour certains, cette période coïncide également avec le sentiment d’avoir atteint, au moins partiellement, des objectifs de vie importants.

Jeunesse et vieillesse : deux formes de bonheur différentes

Le bonheur chez les jeunes est souvent associé aux découvertes, aux expériences nouvelles et aux premières fois. En revanche, avec l’âge, le bien‑être tend à provenir d’ailleurs : moins de pression, plus d’acceptation et une plus grande importance accordée aux relations humaines.

Ce mouvement s’inscrit dans le cadre de théories selon lesquelles, à mesure que la perception de la durée de vie se réduit, les individus privilégient les expériences émotionnellement plus profondes et plus satisfaisantes.

Au fil des années, l’anxiété liée aux décisions, le poids des comparaisons et la pression de la réussite diminuent également. Il en résulte, pour beaucoup, un plus grand sentiment de sérénité.

L’étude de Blanchflower et Oswald n’a analysé que le début de la pandémie de Covid‑19, mais les experts soulignent que cette période a accentué la crise de la quarantaine. Selon eux, les personnes à ce stade de leur vie doivent déjà faire face à de multiples responsabilités – enfants, parents âgés, carrière et finances – et doivent également composer avec le deuil, l’isolement, la précarité économique et une surcharge émotionnelle.

Bien que la tendance générale soit à un rétablissement du bien‑être après 50 ans, les crises économiques ou sanitaires majeures peuvent retarder ou affaiblir ce mouvement, en particulier chez les personnes dont la résilience émotionnelle est déjà plus faible.

Et dans les pays en développement ?

L’étude montre que la courbe du bonheur en forme de U n’est pas l’apanage des pays riches. Dans les pays en développement, le point le plus bas se situe également autour de 48 ans.

Cependant, des facteurs culturels et sociaux peuvent modifier cette expérience. Dans des communautés aux structures différentes ou disposant de réseaux de soutien plus importants, l’âge chronologique peut avoir moins d’influence que d’autres éléments sur la perception du bien‑être.

Conclusion

En fin de compte, le bonheur n’est ni figé ni constant tout au long de la vie. Il évolue dans sa forme, son rythme et sa signification.

La science suggère que les moments les plus difficiles font partie d’un processus plus vaste et qu’ils précèdent souvent une phase d’équilibre, d’acceptation et de satisfaction accrus.

Ce ne sont pas forcément les conditions objectives qui s’améliorent après la quarantaine, mais plutôt la façon dont chacun commence à percevoir sa propre vie. Et cela, en soi, est une bonne raison d’aborder ce tournant avec plus de bienveillance envers soi‑même.

Publié par Carole Mazeau

À propos de l’auteure: J’ai commencé à écrire pour ESM en 2017. Étant une grande passionnée de développement spirituel, j’aime mettre à contribution mes connaissances et mon savoir pour en faire profiter les autres.J’espère ainsi encourager les gens à approfondir leurs connaissances sur la spiritualité et à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

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