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Il ne s’agit pas d’être le meilleur. Il s’agit d’être un peu plus juste que la veille.

Ne cherchez pas à être le/la meilleur. Cherchez à être meilleur que vous l’étiez hier. Et parfois, pour devenir une meilleure personne, il faut accepter de changer sa façon de penser et de se comporter. Parce qu’exister est un fait, mais vivre lui, est un art. Et cet art commence le jour où l’on se libère du besoin constant d’être meilleur.

Assez est une décision, pas une condition

Cette distinction paraît subtile, mais elle change tout. Car vouloir être le meilleur enferme dans une logique de comparaison sans fin, alors que chercher à être meilleur qu’hier ouvre un chemin intérieur humble et vivant. Non pas une course contre les autres, mais un dialogue avec soi. Devenir une meilleure personne ne consiste pas seulement à accumuler des réussites ou à corriger des défauts.

Nous avons appris à croire que la valeur se mesure, que le mérite se prouve, et que l’amour se gagne. Très tôt, s’installe cette idée dangereuse: je serai assez bien quand… Quand j’aurai fais plus. Quand j’aurai mieux réussi. Quand je serai plus discipliné, plus productif, et plus admirable. Ainsi naît le besoin constant d’être meilleur, non par désir de croissance, mais par peur de ne pas suffire.

« Assez est une décision, pas une condition. »
Cette phrase, simple et radicale, va à rebours de tout ce que l’on nous a enseigné.

Un soir, en vacance, cette vérité m’a frappé sans prévenir. Les feux d’artifice illuminaient le quartier, mes enfants étaient blottis contre moi, émerveillés. Tout semblait correspondre à l’image du bonheur. Et pourtant, lorsque la voix de père a fait surface dans mon esprit: « Tu ne seras jamais assez bonne » – mon coeur s’est soudain resserré.

Au milieu de la magie du feux d’artifice, mon esprit faisait l’inventaire du manque: tout ce que j’aurais pu mieux organiser, ou mieux anticiper. Le présent était là, vibrant, mais mon regard était tourné vers ses fissures du passé. Comme si la beauté n’était jamais suffisante tant qu’elle n’était pas parfaite.

C’est ainsi que fonctionne l’esprit insatisfait: il transforme chaque réussite en insuffisance potentielle.

Il ne nie pas ce qui est, il le dévalue. Il murmure sans cesse: tu aurais pu faire plus.

Ce mécanisme ne s’arrête pas là. Il se prolonge dans le travail, dans l’épuisement, dans un emploi qui exige tout et rend peu. Donner sans compter, au nom d’un futur hypothétique. Sacrifier le présent en promettant qu’il en vaudra la peine plus tard. Jusqu’au jour où tout s’arrête, et où il ne reste qu’un vide étrange, celui du soulagement d’être libéré et la honte de se croire insuffisant.

Ce qui est le plus troublant, c’est que cette sévérité, nous ne l’appliquons presque jamais aux autres.

Un jour, ma fils est rentrée de l’école en larmes. Il avait eu une mauvaise note. Je n’ai vu ni échec ni faute morale. J’ai juste vu une enfant fatiguée, humain. Je lui ai parlé avec douceur. Avec justesse.

Et soudain, l’évidence s’est imposée à moi: pourquoi cette compassion s’arrête-t-elle à la frontière de moi-même?

Images Pixabay

Nous sommes souvent les seuls à qui nous refusons la grâce.

Ce fut un véritable tournant pour moi. Lorsque j’ai compris que si je voulais transmettre à mes enfants l’idée qu’ils sont à la hauteur, je devais l’incarner. Non dans mes discours, mais dans la manière dont je me traite lorsque je doute, lorsque je chute, lorsque je n’atteins pas l’idéal que je m’étais fixée.

Alors une nouvelle question a émergé dans esprit, plus calme, plus honnête:

Et si mon meilleur, aujourd’hui, suffisait vraiment ?

Non pas le meilleur absolu. Mais le meilleur possible dans les conditions réelles de ce jour précis.

Redéfinir « faire de son mieux » a été un apprentissage lent. J’ai compris que mon meilleur n’est pas stable. Il varie avec les circonstances et les saisons de la vie. Certains jours, il est expansif et créatif. D’autres, il est fatigué mais persévérant. Et parfois, il prend la forme du repos… ce repos que l’on confond trop souvent avec un échec.

Faire de son mieux, ce n’est pas tout donner jusqu’à se vider. C’est se présenter avec intégrité, sans se violenter

Peu à peu, une autre sagesse s’est installée en moi. Celle qui mesure le progrès plutôt que la performance. Celle qui reconnaît l’effort invisible. Celle qui accepte que la croissance ne soit ni linéaire ni spectaculaire.

Et lorsque l’esprit recommence à errer vers le passé idéalisé, le présent dénigré ou le futur dramatisé… les mots de Marcel Pagnol résonnent comme un rappel salutaire:

« La raison pour laquelle tant de gens trouvent qu’il est si difficile d’être heureux,
c’est qu’ils imaginent toujours le passé meilleur qu’il ne l’était, le présent pire qu’il n’est, et le futur plus compliqué qu’il ne le sera. »

Être heureux demande souvent moins de changer sa vie que de corriger son regard sur les choses.

Aujourd’hui encore, la voix du « pas assez bien » surgit parfois. Mais elle n’a plus le dernier mot. Car il y a autre chose plus vrai: le rire de mes enfants, la simplicité d’un instant partagé, la certitude qu’ils n’ont pas besoin d’une mère parfaite, mais d’une présence sincère.

Être « assez » bien, ce n’est pas renoncer à grandir. C’est grandir sans se haïr en chemin. Et peut-être est-ce cela, au fond, la véritable maturité; cesser de vouloir prouver sa valeur pour commencer à l’habiter.

Publié par Carole Mazeau

À propos de l’auteure: J’ai commencé à écrire pour ESM en 2017. Étant une grande passionnée de développement spirituel, j’aime mettre à contribution mes connaissances et mon savoir pour en faire profiter les autres.J’espère ainsi encourager les gens à approfondir leurs connaissances sur la spiritualité et à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

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