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Les deux visages de l’aide aux autres

Je réfléchissais à ma vie et, en la contemplant, j’éprouvais une certaine sérénité. L’adolescente craintive et colérique que j’étais est si loin de celle que je suis aujourd’hui que j’ai l’impression d’avoir vécu une autre vie. J’ai essayé d’imaginer ce qui s’était passé entre-temps pour me permettre de devenir une meilleure personne, et j’ai remarqué un point commun dans ce parcours. Depuis l’âge de 16 ans, je fais du bénévolat de ma propre initiative et je n’ai jamais cessé de m’investir dans une activité qui me permette d’aider les autres.

J’ai constaté que cela avait deux effets sur moi. Le premier a été de me détacher de mes notions de bien et de mal et d’ouvrir mon cœur de manière plus inconditionnelle. Le second a été d’apprendre à me réjouir de la vie des autres telle qu’elle est, sans m’en inquiéter ni chercher à sauver des vies.

Au fil de mes rencontres, j’ai toutefois croisé de nombreuses personnes qui faisaient du bénévolat depuis des années et qui ne semblaient pas forcément heureuses ni à l’aise. Au contraire, elles restaient autoritaires et se comportaient comme de petits délégués dans leurs activités bénévoles, transformant les associations en leur terrain d’expression égoïste et agaçant.

La compassion elle-même peut être une grande illusion d’auto-glorification pour ceux qui la pratiquent, et un simple instrument supplémentaire pour se focaliser sur une certaine idée vaine de soi-même.

Pour être complète, la compassion doit s’accompagner de sagesse, afin qu’elle ne se transforme pas en une compulsion aveugle et infatigable à aider les autres sans discernement approprié. Trouver le juste équilibre entre ce que l’on donne, comment on le donne, à qui on le donne et quand on le donne n’est ni simple ni évident.

En aidant les autres avec sagesse, il est possible de développer une compétence qui améliore notre vision habituelle de la vie.

Sans même s’en rendre compte, on atténue certains blocages profondément ancrés dans notre personnalité, qui nous freinaient en raison d’une inquiétude excessive concernant nos propres problèmes.

Lorsque l’on s’engage à changer la vie des autres, mais que l’on le fait avec sagesse, on peut développer davantage de compassion pour soi-même, tolérer ses propres défauts et se réjouir de ses tentatives et de ses erreurs sans autant de culpabilité, de fardeau ou de drame.

En faisant preuve de sagesse, l’autre personne prend conscience de la profondeur du problème et de notre interdépendance au sein du vaste réseau de la vie. En aidant autrui, on agit en fin de compte pour soi-même.

1. Le bien-être intérieur (effet psychologique)

Aider les autres peut favoriser le bonheur et la confiance en soi. Le cerveau libère des hormones comme l’endorphine, l’ocytocine et la dopamine.
Résultats :

  • Sentiment d’utilité
  • Augmentation de l’estime de soi
  • Réduction du stress et de l’anxiété

Mais cela peut aussi engendrer des effets négatifs :

  • Sentiment de supériorité ou d’auto-glorification
  • Culpabilité si l’on n’aide pas “assez”
  • Fatigue émotionnelle ou burnout lorsque l’on s’implique trop

2. Le lien social (effet relationnel)

Images Pixabay

Aider renforce les relations et crée un réseau de soutien.

  • Les autres nous font davantage confiance
  • Les liens deviennent plus solides et authentiques
  • On se sent moins seul

Cependant, des problèmes peuvent survenir :

  • Relations déséquilibrées ou dépendantes
  • Frustrations si les autres n’apprécient pas l’aide
  • Risque d’imposer sa vision ou de contrôler subtilement autrui

Autrement dit, aider les autres améliore à la fois notre équilibre et notre appartenance sociale, tout en nécessitant vigilance et discernement, car un engagement mal réfléchi peut générer fatigue émotionnelle, frustrations relationnelles ou sentiment d’auto-glorification.

Publié par Carole Mazeau

À propos de l’auteure: J’ai commencé à écrire pour ESM en 2017. Étant une grande passionnée de développement spirituel, j’aime mettre à contribution mes connaissances et mon savoir pour en faire profiter les autres.J’espère ainsi encourager les gens à approfondir leurs connaissances sur la spiritualité et à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.

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