Le TDAH n’est pas une vraie maladie, déclare un neuroscientifique

de | 13 février 2015

Le TDAH n’est pas une vraie maladie, déclare un neuroscientifique

 Le TDAH

Un neuroscientifique pédiatrique de renommée mondiale, le Dr Bruce D Perry, a récemment déclaré publiquement que le trouble déficitaire de l’attention/ l’hyperactivité (TDAH) n’est pas « une vraie maladie » et a mis en garde contre les dangers  des médicaments psycho-stimulants prescrits aux enfants.

En parlant à l’Observateur, le Dr Perry a noté que la maladie connue sous le nom de TDAH devrait être considérée comme un large éventail de symptômes présents chez de nombreux enfants et adultes, dont la plupart sont des facteurs qui pourraient correspondre à chacun d’entre nous à un moment donné de notre vie.

« Il est préférable de considérer le TDAH comme une description. Si vous regardez comment vous vous retrouvez avec cette étiquette, c’est étonnant car, chacun d’entre nous, à un moment donné, correspondrait à au moins deux de ces critères », a-t-il dit.

Le Dr Perry est un senior fellow de l’Académie ChildTrauma de Houston, un membre très respecté de la communauté pédiatrique et auteur de plusieurs livres (en anglais) sur la psychologie de l’enfant dont « The Boy Who Was Raised as a Dog: And Other Stories from a Child Psychiatrist’s Notebook ».

Ses commentaires sont tout à fait surprenants lorsqu’on sait que les diagnostics de TDAH au Royaume-Uni et aux Etats-Unis montent en flèche et les prescriptions de stimulants pour les enfants sont également en forte hausse, avec de nombreux parents et militants qui ont de plus en plus de soupçons sur les motivations de l’industrie pharmaceutique dans la promotion de médicaments aux enfants. Le Ritalin, l’Adderall, le Vyvanse et d’autres psychotropes stimulants sont de plus en plus prescrits aux enfants âgés entre 4 et 17 ans.

Le Dr Perry a noté que l’utilisation de médicaments de ce genre peut être dangereux pour le développement physique et mental global de l’enfant, faisant remarquer que sur des études où l’on a donné ces médicaments aux animaux, les études ont révélé qu’ils étaient mauvais pour leur santé.

« Si vous donnez des psycho-stimulants aux animaux quand ils sont jeunes, leur système de récompenses change. Il ont besoin de beaucoup plus de stimulation pour obtenir le même niveau de plaisir. »

«Donc concrètement, ils ont besoin de manger plus de nourriture pour avoir la même sensation de satiété. Ce n’est pas un phénomène bénin. »

« Prendre un médicament influe sur les systèmes d’une façon que nous ne comprenons pas toujours. J’ai tendance à être très prudent avec ce genre de choses, surtout lorsque les recherches vous montrent que d’autres interventions sont tout aussi efficaces, et même plus efficaces sur la durée, et n’ont aucun effet indésirable. Pour moi c’est une évidence», a-t-il déclaré.

Étant donné que le problème du TDAH  est complexe et que le terme utilisé sert à décrire un large éventail de symptômes comportementaux, il est important de déterminer quelles sont les causes profondes de ces symptômes avant d’envisager une intervention pharmaceutique. Le Dr Perry a suggéré une approche qui met sur l’accent sur les parents et l’environnement de l’enfant, tout en recommandant des remèdes naturels tels que le yoga, et une meilleure alimentation.

« Il existe un certain nombre de thérapies non pharmacologiques qui ont été assez efficaces. La majorité de ces thérapies implique d’aider les adultes en présence d’enfants », a-t-il dit.

« Quand un enfant a des parents stressés et débordés, c’est contagieux. Lorsqu’un enfant est en difficulté, les adultes qui l’entourent sont facilement troublés à leur tour. Il y a un cercle vicieux qui se met en place entre les parents ou les professeurs frustrés et l’enfant dérégulé, un phénomène qui peut vite devenir hors de contrôle ».

« Vous pouvez apprendre aux adultes à se réguler, à avoir des attentes réalistes des enfants, leur donner des opportunités qui sont réalisables et leur apprendre à aider les enfants qui ont des difficultés. »

« Il existe de nombreuses approches thérapeutiques. Certains utilisent des thérapies somato-sensorielles comme le yoga, ou bien une activité motrice comme la batterie. »

« Elles ont toutes une certaine efficacité. Si vous pouvez rassembler un certain nombre de ces choses : mieux conseiller les adultes, donner des objectifs réalisables aux enfants, leur donner la possibilité de se réguler , alors vous minimiserez un énorme pourcentage des problèmes qu’ont les enfants qui sont diagnostiqués avec un TDAH. »

Beaucoup de gens peuvent être en désaccord avec l’affirmation selon laquelle le TDA /AH ne doit pas être considéré comme une maladie, cependant, le fait est que les nombreux symptômes qui sont associés à ces «troubles» de plus en plus communs peuvent souvent être traités et soulagés sans créer d’addiction et de dépendance aux médicaments pharmaceutiques, qui perturbent l’esprit et le corps d’une manière qu’on ne comprend pas complètement.

Alex Pietrowski,  Waking temps

Sources :

http://www.theguardian.com/society/2014/mar/30/children-hyperactivity-not-real-disease-neuroscientist-adhd
http://www.wakingtimes.com/2014/03/07/diagnoses-fictitional-illness-add-adhd-jump-dramatically/
http://www.webmd.com/add-adhd/tc/attention-deficit-hyperactivity-disorder-adhd-medications

http://www.paroledemamans.com/ma-vie-de-maman/actualites-3-6-ans/l-hyperactivite-ne-serait-pas-une-maladie-selon-un-expert-americain-2

Après Le TDAH n’est pas une vraie maladie, déclare un neuroscientifique voir aussi

Claire C.

Une réflexion au sujet de «  Le TDAH n’est pas une vraie maladie, déclare un neuroscientifique »

  1. Natacha

    Monsieur,
    Tout médecin que vous êtes, savez-vous réellement ce que vivent les familles dans lesquels le tdah est présent?????
    Il ne faut pas oublier que tres souvent ces enfants tdah ont au moins un de leurs parents qui l’est ……..
    Croyez-vous que l’on en vienne à demander une medication sans avoir rien essayé????
    Je suis une adulte avec un tdah, j’ai été diagnostiquée à 38 ans. J’ai donc passé mon enfance à compenser, embreviez dire que j’étais paresseuse fainéante tête en l’air ……. Alors oui on ne savait pas. Mais savoir ne suffit pas.

    Je trouve navrant de contraindre des familles à vivre Rér difficilement en diabolisant ce qui parfois est l’unique solution.
    Ce que vous préconisez ne suffit pas, la medication permet de mettre également cela en place mais avec beaucoup moins de souffrance.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *