L’Allemagne devient le premier pays à bannir le broyage des poussins

de | 22 octobre 2015

L’Allemagne devient le premier pays à bannir le broyage des poussins

L’Allemagne devient le premier pays au monde à refuser le broyage des poussins vivants – ces « déchets » problématiques de la production mondiale d’oeufs.

Les poussins mâles sont considérés comme de véritables déchets dans l’industrie des poules pondeuses. En effet, pour renouveler chaque année la génération de poules qui part à l’abattoir, les industriels font éclore des œufs, et il y a une chance sur deux pour que ce soit un mâle et non une future poule pondeuse.

Pour une question de rentabilité, les poussins mâles sont donc tués par gazage ou par broyage car ils ne sont pas sélectionnés pour grandir assez vite et être abattus à 40 jours comme dans les élevages intensifs.

Disposer des poussins : une réalité sur laquelle cette industrie ne s’étale guère. Est-ce surprenant ? Impossible de vendre des oeufs comme des petits pains si l’emballage incluait des images [de leur calvaire].

Voilà la brutalité sans fard de la production commerciale d’oeufs : des millions de frêles poussins mâles broyés vivants ou étouffés chaque année, car ils ne pondent pas. Ces petites créatures ne sont pas considérées comme viables d’un point de vue commercial – car ils ne produiront jamais d’oeufs, et ne peuvent pas être élevés pour alimenter la filière de la viande.

La moitié des poussins voyant le jour au sein de cette production sont des mâles, ce qui représente un problème éthique considérable – sans parler de la gène pour l’image publique de cette industrie. Mais il existe un espoir que cette pratique brutale disparaisse bientôt.

45 millions de poussins tués chaque année

Les scientifiques et les militants des droits des animaux ont fait équipe en Allemagne pour trouver une solution à la mise à mort des 45 millions de poussins mâles nés dans l’industrie des œufs.

Les scientifiques ont mis au point une technologie qui permet de déterminer le sexe de chaque ovule fécondé avant que le poussin ne se développe à l’intérieur. Ainsi on ne laisserait pas l’ embryon se développer s’il est de sexe masculin. La Ministre de l’Agriculture de l’Allemagne, Christian Schmidt, a indiqué que le broyage des poussins pourrait être une chose révolue en Allemagne d’ici 2017 – ce qui en ferait le premier pays au monde à arrêter cette pratique cruelle.

Au final, tant d’efforts, tant de recherches, tant d’argent dépensés pour quelque chose qui ne sert à rien : les œufs. Par la suite les poussins de sexe féminin (les poules) ne profiteront pas d’une belle vie, elles continueront à être abattues à l’âge d’un an pour donner des œufs dans des conditions cruelles.

En France L214 milite contre la cruauté faite envers les animaux notamment à travers leur site « Un animal pas un déchet » où vous pouvez signer une pétition pour demander l’interdiction du broyage des poussins.

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Voir la vidéo : Egg Industry Grinds Millions sur youtube

Si l’Allemagne peut y mettre un terme, qu’est-ce qui en empêche les autres pays ?

Des millions de poussins sont éliminés chaque année en Australie – sachant qu’une personne attentionnée n’approuverait jamais que l’on traite ainsi des bébés vulnérables, mais que la majorité de la population ignore tout de cela. Même s’il n’est pas surprenant que les élevages en batterie considèrent la chose comme « normale » […], il n’en demeure pas moins que le massacre des poussins mâles est une procédure standard pour tous les types d’élevages commerciaux – y compris en libre parcours.

Mais si l’industrie australienne considère la chose – le destin de poussins à peine âgés d’un jour – sans broncher, vous n’êtes pas tenu d’y adhérer. Il est plus facile que jamais de se positionner pour les poules et les poussins en limitant votre consommation d’oeufs ou en l’arrêtant totalement – vous avez à votre disposition de nombreuses alternatives et recettes savoureuses. Se passer des oeufs ne signifie pas tirer un trait sur la gourmandise ! »

A voir aussi:

Hershey, Nestle et Mars utilisent des enfants esclaves pour produire votre chocolat

Précisions :

  1. http://news.yahoo.com/germany-working-end-mass-killing-male-chicks-2017-102947487.html []

17 réflexions au sujet de « L’Allemagne devient le premier pays à bannir le broyage des poussins »

  1. Manon

    En élevage, ne serait-il pas possible de monter une race de pondeuse qui soit aussi bonne pour la chaire? Ainsi les femelles seraient pondeuses et les mâles être récupérés pour la viande.

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    1. tom

      Avec des OGMs ça doit être possible, mais comme il a des tarés qui veulent interdire les recherches dans ce domaine, ça n’avance pas vite.

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    2. Dominique

      Le problème est beaucoup plus général. Le problème est que le monde est égoïste et qu’il veut rentabiliser, faire de l’argent, encore et encore, y compris ou plutôt surtout ceux qui en ont déjà trop à n’en savoir que faire. Ca donne des industries dans ce goût là, au total mépris de la nature, des animaux, de l’éco-système, mais aussi des humains (ex, traffic d’armes, de drogue, de personnes). Le problème est que les gens sont égoïste, en premier lieu ceux qui en profitent, mais aussi ceux qui le savent et qui ferment les yeux parce qu’ils ne veulent pas quitter leur confort. Peu de gens sont innocents … chacun dans sa mesure.

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  2. Lilou

    Pas besoin d’ogm pour que des poules fassent des oeufs, les poules de race « à chair » en font aussi! Seulement les producteurs en veulent toujours plus donc ils ont créé des races spéciales pondeuses. (dont ils éliminent tous les mâles à part quelques reproducteurs.)
    Le tout est de savoir qui donc est taré, en fait.

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  3. Divlou

    Limiter sa consommation, c’est bien mais on peut aussi encourager ceux qui ont la possibilité d’avoir un poulailler, et quelques œufs frais bien meilleurs et une qualité de vie supérieure et plus respectable des animaux… Encourageons l’échange entre voisins, les produits locaux, la permaculture, le respect de la vie…

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      1. Lafontaine

        Ceci n’est pas un concours d’orthographe. & aussi la critique est aisée.

        Dominique et Divlou , très beaux commentaires.

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  4. Nono

    J’étais loin de savoir que cela se pratiquait aussi en bio. Néanmoins, je pense que devenir végétalien (vegan) n’est pas la seule solution. On mange des oeufs depuis très longtemps, c’est bon, c’est sain et… Cela ne tue aucun animal. Pourquoi s’en priver? C’est ces pratiques qu’il faut abolir, pas notre consommation d’oeufs. Comment faisaient autrefois (et font toujours) les fermes plus… traditionnelles? Je suppose qu’elles traitaient bien les poules et renouvelaient leurs « stocks » moins fréquement. Donc moins d’oeufs fécondés, mais par des vrais coqs (oui, ils sont utiles!), cela fait aussi moins de coqs. Et il existe des plats à base de viande de coq… Enfin il existe un juste milieu entre s’interdire de consommer des produits dérivés d’animaux et les traiter comme des êtres sans âme. Pourquoi ne pas choisir de manger un animal qui a eu une belle vie, avec plaisir et reconnaissance, en le remerciant pour le repas qu’il nous procure. Ca paraît naturel. De ce fait on peut évidement moins produire, pas forcément chercher toujours le plus économique et le plus standardisé (donc manger des coqs et pas seulement des poules), et élever les animaux dans de bien meilleures conditions. Pensez aux traditions des indiens d’amérique par exemple, remercier un animal pour sa viande, en ayant conscience de la valeur de sa vie. On mourra tous un jour, c’est la loi de la nature, l’important est de faire en sorte que chacun ait vécu une vie acceptable, heureuse, humains ou pas.

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    1. wasp

      « Comment faisaient autrefois (et font toujours) les fermes plus… traditionnelles? »

      Vous avez la réponse dans votre question…
      Je ne suis pas fermier, mais dans les quelques fermes que j’ai pu voir et dans « l’image collective » de la basse-cour, il y’a un coq pour X poules. Sachant qu’à la naissance il y’a 50% de chances que ce soit un mâle et non une femelle… Il devait bien faire comme on fait aujourd’hui: l’abatage, sinon il y’aurait eu une surpopulation de coq « inutile » à nourrir.

      L’agriculture intensive est sale, mais ce n’est pas une raison pour créer une image d’Epinal de la ferme d’antant…
      J’avais de la belle-famille qui était agriculteur, ils avaient quelques chats pour les nuisibles et à chaque portée les chatons « inutiles » ne survivaient pas bien longtemps.

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    2. Iza Smith

      entièrement d’accord avec vous. Un bon coq au vin, quel régal.
      Wasp, non la nature produit naturellement moins de mâles que de femelles. C’est pareil chez les humains d’ailleurs.

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  5. Anne-Claire

    Attention : votre article a été copié-collé et entièrement plagié par le site sante-nutrition.org ce jour même.

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  6. Francon marie-claude

    Une société égoïste ou tout le monde veut manger de tout en toutes saisons et pour pas cher …fabrication du foie gras toute l’annee en super marche le saumon, bientôt un caviar fabrique en France a prix abordable ……Le fric appelle le fric il n’y en a jamais assez
    mangez moins ou pas de viande, des légumes cela reviens moins cher, et meilleur pour la sante

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  7. Gredu

    Dommage qu’on ne parle pas des volailles d’appellation d’origine contrôlée qui bénéficient d’au minimum 10 mètres carrés par volaille, et dont le débecquage est interdit. On remarque bien la non-objectivité de cet article.

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