Les scientifiques ont étudié les effets des psychédéliques

de | 22 avril 2015

Les scientifiques ont étudié les effets des psychédéliques

Des psychiatres, des psychologues et des spécialistes qui sont passés de la toxicomanie chronique au sevrage en raison d’expériences traumatisantes, ont étudié l’utilisation des hallucinogènes pour les programmes de traitement, et les résultats indiquent que les psychédéliques sont en fait pratiques pour un usage thérapeutique.

Et une drogue s’est avérée particulièrement utile. Des études répétitives ont démontré que le composé psychédélique trouvé dans les champignons magiques, la psilocybine, peut aider les gens à faire face aux problèmes majeurs de la vie, comme vaincre l’alcoolisme et devenir plus empathique.

La recherche sur les effets des psychédéliques:

Une étude a conclu qu’une exposition contrôlée à la psilocybine pourrait avoir desavantages médicaux et spirituels durables.. En 2011, des chercheurs de Johns Hopkins ont découvert qu’en donnant juste la bonne dose aux volontaires recrutés à ce sujet, ils étaient capables de provoquer des expériences transcendantales de façon fiable .

Cela a provoqué la croissance psychologique durable et a aidé les bénévoles à trouver la paix dans leur vie, et tout ça sans effets secondaires. Pratiquement les 18 personnes testées avaient une moyenne d’âge de 46 ans et étaient des diplômés d’université. Soixante-dix-huit pour cent étaient des religieux et tous désiraient faire l’objet d’une expérience scientifique.

Quatorze mois plus tard, 94 % des volontaires ont déclaré que leur voyage avec les champignons magiques était l’un des cinq moments les plus importants de leur vie. Trente-neuf pour cent ont dit que c’était la chose la plus importante qui leur était arrivée. Leurs collègues, amis et les membres de leur famille ont déclaré que les participants étaient plus aimables et plus heureux, les bénévoles ont eu des expériences positives allant d’une augmentation d’empathie et des mariages améliorés à une consommation d’alcool beaucoup plus faible.

L’auteur principal, Roland Griffiths dit à TIME’s Healthland que « Ce qui est important ici, c’est que nous avons trouvé « le juste équilibre » où nous pouvons optimiser les effets positifs persistants et éviter certaines peurs et anxiétés qui peuvent se produire et qui peuvent beaucoup perturber. »

De plus, les chercheurs disent que ces changements dans la personnalité sont très atypiques car en tant qu’individu on a tendance à être plus immuable après 25-30ans.Selon la chercheuse postdoctorale Katherine MacLean qui a contribué à l’étude, « C’est l’une des premières études qui démontre que vous pouvez réellement changer la personnalité d’un adulte. »

« Plusieurs années après, les gens disent que ça a été l’une des expériences les plus marquantes de leur vie » a-t-elle poursuivi. « Et cela ne serait pas surprenant si c’était un état permanent, si vous-y pensez dans ce contexte. »

Surtout, N’ESSAYEZ PAS CECI à la maison! Maclean dit que « Si ce genre de peur ou d’anxiété s’installe pendant un mauvais trip classique dans un cadre non supervisé, il pourrait être très dangereux. » Mais « Sur le côté plus spéculatif, cela donne à penser qu’il pourrait y avoir une demande de psilocybine pour la créativité ou pour des résultats plus intellectuels que nous n’avons pas vraiment tout à fait explorés. »

effets des psychédéliquesLes scientifiques ont étudié les effets des psychédéliques

Des recherches approfondies:

Au cours des dernières décennies, l’intérêt pour les hallucinogènes est passé de la contre-culture à une consécration d’une recherche méthodologique. Par exemple, une autre étude publiée en 2010 a mené des recherches afin de déterminer si la psilocybine pouvait permettre aux patients atteints de cancer en phase terminale d’avoir un niveau supérieur de confort. Cette étude a prouvé que les hallucinogènes réduisent l’angoisse de la mort et ces patients se sont sentis beaucoup moins dépressifs. Selon les résultats de l’étude du Dr Charles Grob, « Les individus nous ont parlé et nous ont dit que l’expérience était d’un grand intérêt. »

Le Dr Stephen Ross de l’Université de New York qui a mené une étude similaire, a dit au SCPR  « Pour moi, ce fut l’une des découvertes les plus remarquable en médecine que j’ai eu l’occasion de voir en tant que psychiatre. »

Le docteur en psychologie Martin Clark a participé à l’étude en tant que bénévole et décrit son expérience ci-dessous :

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Ainsi que la participante Janeen Delaney :

À la suite de ces études, une équipe conjointe de l’UCLA, de l’Université de New York et Johns Hopkins vont mener à grande échelle la phase trois du test l’année prochaine.

Les patients atteints de violentes migraines disent (avec le soutien de certains médecins) que la psilocybine et le LSD leur procurent un soulagement significatif , mais les chercheurs affirment qu’un complément d’étude est nécessaire.

Une étude publiée en 2012 dans le British Journal of Psychiatry a trouvé des preuves comme quoi la psilocybine « améliore la mémoire autobiographique » suggérant les utilisations chez les psychiatres pour traiter « le rappel des souvenirs marquants ou pour inverser les biais cognitifs négatifs » chez les patients.

Une révision de la recherche effectuée par les psychiatres sur la psilocybine a conclu que les risques de la thérapie étaient acceptables et que « la plupart des patients concernés ont aussi décrit l’expérience comme : agréable, enrichissante et non menaçante. » Et cette année, les chercheurs de Zurich ont publié une étude déclarant qu’ils ont administré la psilocybine à 25 bénévoles. Il se trouve que le traitement a fait place à une « augmentation d’humeur positive chez des volontaires sains. »  Donc en résumé il y a des preuves concrètes à propos de ceci:

… a le potentiel d’être utile et conduit à l’introspection, l’auto-réflexion et au soulagement de troubles psychiatriques. Autres drogues: D’autres drogues illicites ont été reliées à des résultats psychologiques positifs. La MDMA a eu des résultats positifs  chez les patients souffrant de SSPT (symptôme de stress post-traumatique). Rick Doblin, fondateur d’une association Multidisciplinaire pour les études psychédéliques travaille avec les anciens combattants de l’Irak et de l’Afghanistan et explique pourquoi la MDMA pourrait être la première drogue psychédélique à « ouvrir la porte à la psychiatrie et à la psychologie traditionnelle » :

Les scientifiques ont étudié les effets des psychédéliques conclusion 

Alors pourquoi il n’y a-t-il pas plus de preuves ? Le gouvernement fédéral commence à peine a desserrer ses restrictions sur les utilisations médicales des substances psychotropes et donc il le fait avec beaucoup de prudence. En 2013 un groupe de psychiatres a publié une expertise dénonçant les restrictions gouvernementales des recherches sur les substances psychoactives, ce qui rend les choses « difficiles voire impossibles dans tous les cas. »

 

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