Alimentaire : un enfant de 11 ans détruit Monsanto

de | 12 février 2015

Alimentaire : un enfant de 11 ans détruit Monsanto

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Des millions de personnes de 250 villes du monde entier ont défilé pour protester contre Monsanto et les cultures OGM. L’événement a été à peine mentionné par les médias . Les militants, blogueurs et les médias sociaux luttent contre Monsanto et d’autres sociétés du mal comme celles qui sont dirigées par les frères Koch, pour obtenir des informations sur le développement et même une application de téléphone intelligent qui permet aux gens de facilement boycotter les frères Koch et Monsanto cliquez ICI.

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Birke Baehr a 11 ans, et a fait une présentation tellement inspirante de notre système nutritionnel, que nous sommes sûrs que si Monsanto le pouvait, il l’interdirait. « Qu’est-ce qui ne va pas avec notre système alimentaire ? Et que pouvons-nous faire pour faire une différence ? » Il présente son point de vue sur une de nos plus importantes sources de nourriture, les fermes industrielles qu’on se garde bien de nous montrer. Il soutient que garder les fermes hors de vue favorise une image mentale irréaliste de l’agriculture à grande échelle et il défend le concept de l’écologie et de la production de produits locaux.

Birke Baehr veut que nous sachions comment est faite notre nourriture, d’où elle vient, et ce qu’il y a dedans. À 11 ans, il envisage une carrière d’agriculteur biologique. À 9 ans lors d’un voyage avec sa famille, Birke Baehr a commencé à étudier les pratiques agricoles durables et biologiques telles que le compostage, la lombriculture, la mise en conserve et la conservation des aliments.

Il a découvert très tôt son autre passion : éduquer les autres, surtout ses camarades, sur la destruction du système alimentaire industriel, et les solutions de rechange. Baehr est bénévole à la Humane Society et aime travailler avec les animaux.

 

La conférence est intitulée «Quel est le problème avec notre système alimentaire »

Discours :

« Bonjour. Je m’appelle Birke Baehr, et j’ai 11 ans. Je suis venu ici aujourd’hui pour vous parler de ce qui ne va pas avec nos sources de nourriture. D’abord je voudrais dire que je suis sidéré de voir à quel point il est facile de faire croire aux enfants tous les discours de marketing et la publicité à la télé, dans les écoles publiques, et quasiment partout où vous regardez. On dirait que les sociétés essayent tout le temps de pousser les enfants comme moi à faire acheter à leurs parents des choses qui ne sont pas vraiment bonnes pour nous ou pour la planète. Les jeunes enfants sont particulièrement attirés par les emballages colorés et les jouets en plastique. J’avoue que j’étais comme ça. Je pensais aussi que toute notre nourriture venait de ces petites fermes idylliques où les cochons se roulaient dans la boue et les vaches broutaient toute la journée.

J’ai découvert que c’est ce n’est pas vrai. J’ai commencé à faire des recherches sur internet, dans des livres et dans des documentaires, pendant mes voyages avec ma famille. J’ai découvert le côté sombre du système de la nourriture industrielle. D’abord il y a les graines et les organismes génétiquement modifiés. C’est quand une graine est manipulée dans un laboratoire pour faire quelque chose qui n’était pas prévu par la nature — comme prendre l’ADN d’un poisson et le mettre dans l’ADN d’une tomate — berk.

Ne vous méprenez pas, j’aime les poissons et les tomates, mais c’est juste malsain. Ensuite les graines sont plantées et grandissent. Il a été démontré que la nourriture ainsi créée provoque le cancer et d’autres problèmes chez les animaux de laboratoire. Et les gens mangent cette nourriture depuis les années 90. Et la plupart des gens ne savent même pas que cela existe. Est-ce que vous saviez que les rats qui mangent du maïs transgénique ont développé des signes d’infection du foie et des reins ? Dont des inflammations et des lésions des reins et une augmentation de leur masse. Et pourtant, presque tout le maïs que nous mangeons est génétiquement modifié d’une manière ou d’une autre. Et laissez-moi vous dire qu’il y a du maïs partout. Et ne me lancez pas sur les opérations d’alimentation des animaux enfermés appelé CAFOS.

Les fermiers traditionnels utilisent des engrais chimiques à base d’énergie fossile qu’ils mélangent à la terre pour faire pousser les plantes. Ils le font parce qu’ils ont épuisé tous les nutriments du sol à force de faire pousser les mêmes plantes tout le temps. Et puis, des produits chimiques plus toxiques sont vaporisés sur les fruits et les légumes, comme les pesticides et les herbicides, pour tuer les mauvaises herbes et les insectes. Quand il pleut, ces produits chimiques sont absorbés par la terre, ou s’infiltrent dans nos cours d’eau,empoisonnant aussi notre eau. Ensuite ils irradient notre nourriture, pour la faire durer plus longtemps, pour qu’elle puisse voyager sur des milliers de kilomètres de là où elle a poussé jusqu’à nos supermarchés.

 Alors je me demande, qu’est-ce que je peux faire ? Comment puis-je changer cela ?

Et voici ce que j’ai trouvé. J’ai découvert qu’il existe un mouvement pour améliorer les choses. Il y a quelque temps, je voulais être footballeur professionnel. J’ai décidé que je préférerais plutôt être agriculteur biologique. Et comme ça je peux avoir plus d’impact sur le monde. Cet homme, Joel Salatin, ils l’appellent le fermier fou parce qu’il cultive sans tenir compte du système. Comme je suis mes cours à la maison, j’ai pu aller l’écouter un jour. Cet homme, ce fermier fou, n’utilise pas de pesticides, d’herbicides ou de graines transgéniques. Et à cause de cela, le système le qualifie de fou.

Je veux que vous sachiez que l’on peut tous faire une différence en faisant des choix différents, en achetant notre nourriture directement chez des fermiers locaux, chez nos voisins que nous connaissons depuis toujours. Il y a des gens qui disent que la nourriture bio ou locale est plus chère, mais est-ce vraiment le cas ? Avec tout ce que j’ai appris sur le système de production alimentaire , j’ai l’impression que soit on paye le fermier, soit on paye l’hôpital. Et maintenant je sais une fois pour toute ce que je choisirais. Je veux que vous sachiez qu’il existe des fermes — comme la ferme Sequachie Cove de Bill Keener au Tennessee — où les vaches mangent de l’herbe et les cochons se roulent dans la boue, juste comme je le pensais.

Parfois je vais à la ferme de Bill et je participe comme bénévole, pour voir en personne et de près d’où vient la viande que je mange. Je veux que vous sachiez que je crois que les enfants mangeront des légumes frais et de la bonne nourriture s’ils ont plus d’informations et s’ils savent vraiment d’où elle vient. Je veux que vous sachiez qu’il y a des marchés bio qui apparaissent dans toutes les communautés. Je veux que vous sachiez que moi, mon frère et ma sœur aimons vraiment manger des chips de chou. J’essaye de faire passer ce message partout où je vais.

Il n’y a pas si longtemps, mon oncle a proposé des céréales à mon cousin de six ans. Il lui a demandé s’il voulait des céréales bio Toasted O’s ou celles couvertes de sucre — vous savez celles avec le grand personnage de dessin animé sur la boite. Mon petit cousin a dit à son père qu’il préférerait avoir les céréales bio parce qu’il ne devrait pas manger de céréales qui brillent. Et c’est comme ça mes amis que nous pouvons faire une différence,un enfant à la fois.

Alors la prochaine fois que vous allez faire des courses, pensez local, choisissez organique, connaissez votre fermier et votre nourriture. Merci. »

Regardez la vidéo ici «Quel est le problème avec notre système alimentaire » :

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7 réflexions au sujet de « Alimentaire : un enfant de 11 ans détruit Monsanto »

  1. Moulin

    Pour compléter cet article, il faut ajouter, 2 points: de l’engrais chimique est apporté par des agriculteurs pas forcément parce que le sol est ruiné. Ce n’est pas vrai partout, il y a beaucoup d’endroit où le sol a peu d’apport, donc pas d’épuisement par la pousse d’herbe. Mais ces sol deviennent plus amendés qu’au par avant car ils sont arrosés par des pluies, qui se forment, en méditerranée ou dans l’océan pacifique, où la pollution s’accroît de plus en plus par nos société. Deuxième point: ne pas confondre agriculture industrielle et agriculture intensive (pour l’un poulet en batterie.., et pour l’autre système d’élevage « standard » poussé à l’agrandissement par la PAC). A côté de ça nous avons une nouvelle agriculture qui fleurie, l’agriculture biologique. c’est un joli nom, cela fait naturel, sauf que d’un point de vu climatologique et sanitaire, les temps ont changés, de nouvelles pathologies, des nouveaux parasites…., par le système bio il y a, à ma connaissance, moins de traitements préventifs qui sont pourtant raisonnés, donc à mon avis il doit y avoir beaucoup de produit bio, moins sein que ceux produit par l’agriculture « standard ».

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  2. Bourriquen

    Bonjour. Je tien à rectifier quelque détail. Étant en première année de BTSA production horticole. Moi et mes camarade tendons dans une majorité des cas , à produire plus durablement. Nous étudions le système conventionnelle , mais aussi le système bio. Je pense pouvoir dire que le système bio pour les végétaux contiennent moins de produit chimique que ceux produit de manière conventionnelle. Mais je ne dit pas non plus que le bio est indemne de substance chimique. Je dit juste qu’en consommant ces produits nous sommes moins exposer à ces risque. Car le cahier des charges de l’agriculture biologique française est plus rigoureux que celui écrit par l’union européenne.
    Mais si non sommes soucieux de notre impacte sur l’environnement. Il existe des labels bien plus stricte que notre labels « AB ».
    Je dirais même qu’il est devenu un label de consommation. Mais garantissant une certaine sécurité autant au niveaux de la santé , que pour le revenus des producteurs. Après nous sommes tous libre de décider où nous ravitailler en nourriture. Manger sainement n’est pas exorbitant, contrairement à ce que les GMS cherche a nous faire croire. Après tout est question de vision des choses. Les producteur voulant produire plus naturellement sont présent autour de nous. Ils ne demandent qu’à nous rencontrer , pour nous parler nous expliquer mais surtout nous transmettre leur passion. Cette passion ils nous l’offrent. Après nous avons le chois de les rencontrer . D’aller faire le marcher de nôtres commune ou de la commune voisine, ou encore commander des paniers de légumes à un producteur. Vous y gagnerez en gout, en plaisir de manger et surtout à moins gaspiller.
    Étant étudiante, l’agriculture biologique me permet plus facilement d’apprendre les bases d’un moyen de production plus enclin à ma philosophie.
    Ce que dit cette enfants est une réalité, et son discours est simple de compréhension, tout en nous ouvrant les yeux sur une vérité. Mais je n’accuse pas tout ces producteurs conventionnel, obligé à revendre leur production pour une boucher de pain. Car si ils sont arrivé à ce stade, c’est à cause de nous. Ils n’ont fait que répondre à un besoin. Un besoin que nous pouvons changer par notre consommation , mais surtout en enlevant les œillères faitent , pour que nous consommions sans regarder ce que nous mangeons.

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  3. jacques messier

    Bravo c’est encore plus touchant quand c’est un enfant et J,espère que les gens de toute la terre se mettront à appuyer les producteurs bio ou se mettront à l’agriculture autour de chez eux, même en ville partout ou c’est possible .Retrouvez le sacré de la natur pour retrouver sa nature sacrée Jacques Messier et partagez au lieu de gaspiller

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  4. Pop

    Bonjour, belle initiative! Je rajouterai que pour compenser le manque de rendement et la vulnérabilité de l’agriculture biologique face aux phénomènes extérieurs, il est possible d’utiliser en supplément les principes de la permaculture. Avec la force des connaissances sur les fonctionnements de la nature, ainsi qu’une coopération avec elle, on peut cultiver abondamment, densément, et naturellement. Commencement de ces champs de recherches pour une humanité respectueuse de sa planète (notamment la biosphère), un exemple concret est l’aquaponie. (des poissons ou autre animaux marins nourrissent des végétaux avec leurs déchets. Les végétaux filtre et oxygène l’eau. C’est un circuit fermé qui fonctionne en continu. Il faut juste nourrir les poissons. Par exemple avec des cultures d’insectes/vers=peu d’entretien, peu de coûts et naturel). Un autre exemple est la culture associant sur le même espace de l’agroforesterie (Forêts comestibles), du maraîchage, des céréales et des volailles sélectionné pour leurs coopérations.

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  5. Jean-Michel Cagnon

    Je suis touché et sidéré par la maturité de ce jeune garçon. Sans verser dans l’angélisme, je pense qu’il existe des êtres « pas comme les autres », amenés à laisser un message à l’humanité et dotés de beaucoup de courage. Je ne suis pas comme cela mais cela ne m’empêche pas de me nourrir Bio depuis des décennies, de bénéficier d’une très bonne santé et de le faire savoir à mon proche entourage. Si partout dans le monde les gens progressivement prennent conscience et refusent désormais de s’empoisonner, Monsanto pourra mettre la clef sous le paillasson !

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  6. Jean-Michel Cagnon

    Je suis touché et sidéré par la maturité de ce jeune garçon. Personnellement je me nourris Bio depuis des décennies et à petite échelle je le fais savoir auprès de mon proche entourage. Si partout dans le monde les gens décident de vivre plus près de la nature, les choses pourront enfin changer.

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