Selon la science, la « collaboration » crée de la médiocrité, et pas l’excellence

de | 18 juin 2017

collaboration

Image crédit : pixabay.com

Selon la science, la « collaboration » crée de la médiocrité, et pas l’excellence

Loin d’être une panacée de la productivité, une culture de la coopération éloignera vos employés les plus performants.

Selon les experts en gestion, « collaborer » est très à la mode. Et bien que le terme soit un peu flou, ce que l’on entend généralement par « collaboration », c’est faire face à un nombre de réunions spéciales dans des bureaux en espace ouvert.

Lorsqu’on pense à des bureaux en espace ouvert, des interruptions, des distractions, des problèmes de la pollution acoustique, et des puits de production nous viennent à l’esprit.

La collaboration tend à pénaliser les compétents qui effectuent la plus grande part du boulot. Et une étude récente publiée dans Applied Psychology a confirmé récemment qu’un environnement de travail collaboratif peut pousser les personnes les plus performantes,  innovatrices et travailleuses à se sentir misérables et socialement isolées.

Le problème est que, plutôt que de voir les meilleurs employés en tant que des modèles à suivre, les employés médiocres ont tendance à les considérer comme des menaces, soit pour leur propre position dans l’entreprise, soit pour leur propre sentiment d’estime de soi.

Plutôt que d’améliorer leur propre performance, les employés médiocres isolent socialement les employés les plus performants, répandent des rumeurs malicieuses à leur sujet et freinent ou tentent de saboter le travail des employés les plus performants. Comme l’indique l’étude:

« Les contextes coopératifs se sont révélés être socialement défavorables pour les plus performants ».

Cet isolement social est particulièrement difficile pour les employés introvertis qui travaillent dans des bureaux ouverts. Bien que certains extravertis semblent puiser de l’énergie d’un environnement chaotique, les introvertis trouvent cela très drainant.

Parfois, la seule façon pour les introvertis d’achever leur travail est de travailler à domicile, ce qui signifie qu’ils sont de plus en plus isolés. En fait, les employés les plus performants sont des proies potentielles et faciles pour les dénigrements et les commérages au travail.

Si négligée, cette tendance peut entraîner le départ des meilleurs talents. Comme l’a indiqué le site inc.com:

« La raison principale pour laquelle les personnes les plus performantes quittent les organisations dans lesquelles elles sont heureuses est en raison de la tolérance de la médiocrité ».

Non, ce n’est pas une blague.

Cela ne veut pas dire que le travail d’équipe est une mauvaise chose. D’ailleurs, les projets les plus complexes nécessitent un travail d’équipe pour s’accomplir. Cependant, pour que les équipes soient efficaces, elles ont besoin de leaders, et ceux-ci pourraient être rapidement susceptibles d’isoler ou de dénigrer le meilleur employé.

En d’autres termes, vos équipes auraient besoin d’une direction hiérarchique plus que de possibilités supplémentaires de collaboration. De plus, votre entreprise pourrait avoir besoin de plus d’espaces privés que de zones « ouvertes » encourageant une plus grande interaction sociale.

Voir l’étude : psycnet.apa.org/psycinfo

Source /www.inc.com/

 

5 réflexions au sujet de « Selon la science, la « collaboration » crée de la médiocrité, et pas l’excellence »

  1. jeanpatrick

    mais vous êtes sérieux lorsque vous proposez ce genre d’article? le mot collaboration n’a rien à voir dans un système d’entreprise destiné à être performant ou gagnant. Mélanger le mot collaboration, travail d’équipe, dans une situation de compétition ne peut que créer tensions chez les personnes.

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  2. laby

    exactement ce que dit ma fille de 16 ans dans le cadre du lycée où le travail commun est soit disant fait pour aider ceux qui ont du mal, résultat des élèves ( qui sont d’ailleurs des petits malins!!) qui ne font rien arrivent 2 jours avant en disant  » ben excuses moi j’ai pas eu le temps « , résultat votre gosse qui est perfectionniste et qui a fait sa part de boulot passe 2 nuits blanches pour que le boulot non fait soit quand même rendu à temps et ensuite râle parce que la bonne note est la même pour tout le monde !!! pour s’en « foutre » il faut avoir les épaules solides, le dos large et ne pas avoir besoin de la reconnaissance des autres pour connaître sa valeur, mais ça ce n’est pas facile!!

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    1. jeanpatrick

      le lycée est une entreprise! Les enseignants ne font plus leur travail d’enseignant car ils sont devenus , eux aussi performants, et donc le résultat est celui que vous décrivez. Le problème est que la collaboration devrait être enseignée comme une matière à part entière pour éviter ces problèmes que votre fille vous raconte. Nous risquons de dénaturer les mots, de leur faire prendre un autre sens qu’ils doivent avoir et nous créerons de la confusion.

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  3. Stéphane Gilbert

    Selon les experts en gestion… Quelle connerie, encore une étude pour ceux qui sont incapable de penser par eux meme. À ESM
    j’éviterais de poster ce genre de chose sur un site d’éveil spirituel.

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