Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques simples selon la science

de | 10 janvier 2017

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Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques

Image crédit : pixabay.com

Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques simples selon la science

Le mariage n’est plus vraiment ce qu’il était. Aujourd’hui, beaucoup de gens sont plus ouverts d’esprit, ils n’ont pas besoin d’un morceau de papier pour prouver leur engagement. Sur toutes les personnes qui se marient, seulement 3 sur 10 restent ensemble.

Pendant les années 1970, les mariages ont commencé à s’effondrer à des taux très élevés. Cela a encouragé les scientifiques sociaux à commencer à observer leurs traits, s’inquiétant de l’impact que cela pourrait avoir sur les enfants.

Quels sont les traits spécifiques qui font durer les mariages épanouis?

Le psychologue John Gottman est l’une des personnes qui a voulu essayer de comprendre cela.

Son équipe de chercheurs a branché des couples à des électrodes. Ils ont tous été invités à parler de la dynamique de leur relation. Comment ils se sont rencontrés, les grands conflits auxquels ils étaient confrontés, et les souvenirs positifs qu’ils partageaint.

Quand ils ont partagé leurs pensées, ils ont mesuré leur débit sanguin, leur rythme cardiaque et la quantité de sueur produite.
Ces couples ont ensuite été contactés six ans plus tard pour voir leur évolution.

John Gottman a vu qu’il y avait deux principaux groupes qu’il appelait les maîtres  et les  catastrophes. Les gens qui étaient maîtres étaient encore heureux après six ans, et les catastrophes avaient été détruits ou fondamentalement malheureux dans leurs relations.

Lorsque toutes les recherches ont été  analysées , on a relevé quelques grandes différences dans la façon dont les couples interagissaient les uns avec les autres.

La majorité des personnes qui se trouvaient dans la catégorie des catastrophes semblaient calmes pendant les interviews, mais ils étaient beaucoup plus stressés physiquement. Ils avaient une augmentation au niveau de la fréquence cardiaque, de la circulation sanguine et de la production de sueur.

John Gottman a vu que la plupart des couples catastrophes créaient plus de stress physique quand ils parlaient de leur relation.

C’est comme si les couples catastrophes étaient en mode combat ou fuite; leur état physique racontait une histoire de stress.
Quand ils ont été invités à parler de leur relation au quotidien, ils étaient préparés mentalement à une attaque. Par exemple, un mari disait à sa femme :

« Pourquoi ne commences-tu pas par parler de ta journée. Ça ne te prendra pas très longtemps. « 

Pas très agréable, n’est-ce pas?

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Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques

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D’autre part, les maîtres montraient moins de stress physique. Ils étaient plus intimement liés, ce qui ressemblait à un comportement fondamentalement différent.

Ils avaient créé un espace de confiance et d’intimité qui les rendait plus émotionnellement liés et à l’aise.

Comment ont-ils créé ce type d’énergie entre eux?

John Gottman a invité 130 couples à venir à un séminaire et a observé leur comportement. Ils ont fait ce que les gens normaux font en vacances, traîner, cuisiner, nettoyer et vivre tout simplement. Cette étude était importante pour réaliser exactement ce qui fait que certaines relations durent et d’autres non.

C’est quelque chose que Gottman a appelé les « petits gestes attentionnés ». C’est quand un partenaire dit quelque chose à sa tendre moitié, dans un acte de connexion. Si un mari dit à sa femme «Regarde cet oiseau! » Il crée spécifiquement un lien affectif avec sa femme, voulant qu’elle partage le même enthousiasme. Ce n’est pas vraiment l’oiseau qui est à la base de l’enthousiasme qu’ils partagent.

Cela crée le sentiment de partager un moment de partage intéressant entre les deux personnes. Gottman décrit ces réponses comme « se tourner vers » ou « se détourner ». Si la femme répond se tournant émotionnellement vers son partenaire, elle se livre au petit geste attentionné. Si elle montre de l’intérêt et soutient l’idée, il s’agit de l’un des traits fondamentaux d’une relation heureuse.

Ceux qui se détournent de leurs partenaires, en disant quelque chose comme: «Je suis occupé» et qui ne montrent pas d’intérêt, créent plus d’hostilité. Une réponse minimale crée un sentiment déséquilibré et peut donner l’impression à une personne d’être seule.

Les couples qui ont divorcé après six ans seulement se « tournaient vers » leur partenaire à 33 pour cent du temps. Seulement 3 petits gestes attentionnés sur 10 aboutissaient à une connexion.

En revanche, les couples qui étaient encore ensemble se tournaient l’un vers vers l’autres dans 87% du temps. Cela représente une différence majeure. 9 fois sur 10, leur partenaire satisfaisait leurs besoins émotionnels.

C’est une énorme différence!

Gottman a vu que cela dépendait de ce que leurs partenaires apportaient émotionnellement. Les couples étaient-ils la plupart du temps compatissants et compréhensifs, ou plus hostiles et critiques?

Cela semble assez simple quand on y pense, n’est-ce pas? Est-ce que vous soutenez émotionnellement votre partenaire ou le rabaissez-vous? Les couples qui avaient appris à se faire avaient confiance avaient plus de chance de rester ensemble.

Donc soutenez votre partenaire. C’est une question de flux et de reflux d’énergie entre vous deux. Si votre partenaire montre un niveau d’excitation, la création de ce même niveau d’enthousiasme en vous équilibre l’énergie émotionnelle.

La communication est toujours la clé, donc si certains jours vous avez l’impression de ne pas pouvoir donner la même quantité d’énergie en retour, simplement le fait d’en parler peut créer ce même flux et reflux.

Parfois, nous n’avons pas toujours d’énergie à renvoyer à nos partenaires, mais être ouvert, vulnérable et compatissant avec l’autre, c’est être maître de votre relation.

Merci à The Atlantic pour cette très bonne étude !

Références Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques : pni.osumc.edu/KG%20Publications%20(pdf)/109.pdf sas.rochester.edu/psy/people/reis_harry/assets/pdf / www.pnas.org/content/107/12/5334.abstract

Une réflexion au sujet de « Les relations durables dépendraient de deux traits spécifiques simples selon la science »

  1. Chris

    Merci pour ce partage
    Suggestion: revoir les intertitres. J’ai lu votre article. J’ai une mauvaise mémoire. J’y reviens et voudrais « juste » retrouver ces 2 traits. C’est impossible de se baser sur les intertitres, qui sont totalement insignifiants et non struturés. Dommage.

    Répondre

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